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La littérature arabe

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Sujet / Message La littérature arabe

Message par Sphinx le Dim 9 Aoû - 23:33

Les Arabes appellent l'époque antérieure à Mahomet (Mohammed) le temps de l'ignorance (al djâhiliyya); appellation injuste, car, si on ne trouve aucun texte écrit en langue arabe remontant au delà du VIe siècle de l'ère chrétienne, une littérature orale très ancienne était florissante chez les Bédouins. Ceux-ci possédaient d'ailleurs aussi des connaissances généalogiques assez étendues et les quelques notions historiques qui s'y rattachaient; ils savaient observer le cours des astres, mais surtout ils ont produit une poésie raffinée et délicate qui ne peut se concilier avec la grossièreté qu'on est tenté de leur prêter. D'autre part, il ne faut pas oublier, en voulant trop généraliser, qu'il y avait aussi des villes et une population sédentaire en Arabie et que les Arabes des villes étaient arrivés à un degré assez avancé de culture. Laissant de côté la science des généalogies, l'astronomie, l'astrologie et l'onéirocritie des anciens Arabes, nous ne voulons retenir qu'une chose, leur poésie, première étape d'une littérature appelée à devenir foisonnante.

Contes et romans.

L'imagination des auteurs arabes, dégagée de l'afféterie, du pédantisme, s'est montrée vive et originale dans ces contes merveilleux connus sous le nom de Mille et une Nuits. Les hommes presque seuls y jouent un rôle; mais, dans les fables de Lokmân et dans Calila et Dimna, les règnes animal et végétal sont mis en scène. Ces ouvrages sont écrits en prose; les Mille et une Nuits contiennent un assez grand nombre de pièces de vers. Un genre dans lequel les Arabes ont excellé est la prose rimée. Les romans d'Antar, d'Abou-Zeyd, de Delhemeh, de Dou Yazan, d'Ez-Zahir, sont en prose poétique ou rimée et en vers. Cette manière d'écrire fut usitée dés les premiers siècles de l'hégire. La prose rimée fut portée peu à peu à un haut degré de perfection. On y introduisit un parallélisme assez semblable à celui des poésies hébraïques; mais les Arabes allèrent sous ce rapport beaucoup plus loin que les Hébreux; ils ne se contentèrent pas de mettre, dans les membres parallèles de leur prose poétique, des mots synonymes; ils y firent abonder les rimes, l'allitération, l'assonance; ce qui donne à cette prose une symétrie parfaite. Malheureusement on voit souvent dans ces compositions le fond sacrifié à la forme. AI-Hariri (1054-1121) a employé ces formes avec bonheur, et il a su les ennoblir par sa vive imagination et par son esprit original : ses Makamât sont regardées comme un chef-d'oeuvre d'éloquence. II avait pris pour modèle Ahmed Hamadani ( vers 1000); mais il l'a surpassé. Hariri arrive presque au déclin de la civilisation arabe en Orient. Il a donné naissance à une sorte d'école littéraire : une foule d'auteurs plus ou moins obscurs ont suivi son genre. Parmi les ouvrages remarquables de la littérature des Arabes d'Espagne, on doit citer le Kalâyd-el-Ikiân.
http://www.cosmovisions.com/litteratureArabe.htm

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

Message par Syfou le Sam 6 Mar - 14:19

La littérature arabe concerne tous les écrits (en prose ou en vers) rédigés en langue arabe. Cela ne comprend pas les œuvres écrites avec l'alphabet arabe utilisé pour transcrire une autre langue comme c'est le cas avec le persan ou l'ourdou. Le terme arabe utilisé pour désigner la littérature est adab qui dérive d'un mot signifiant "inviter quelqu'un à un repas" et qui emporte les idées de politesse, de culture et d'enrichissement.

La littérature arabe a émergé au VIe siècle. Les témoignages antérieurs ne constituent que des fragments de langue écrite. C'est le Coran au VIIe siècle qui a eu l'influence la plus durable sur la culture arabe et sur sa littérature.


La période coranique et l'Islam

Le Coran a eu une influence considérable sur la langue arabe. La langue utilisée dans le Coran a donné naissance à ce que l'on appelle aujourd'hui "l'arabe classique" qui jouit toujours d'un important prestige parmi les locuteurs des dialectes arabes modernes. Non seulement le Coran est la première œuvre de longueur significative écrite en arabe, mais il présente également une structure bien plus complexe que les travaux littéraires précédents avec son organisation en 114 sourates (chapitres) qui contiennent 6536 ayats (versets). Il présente de nombreuses figures littéraires : injonctions, narrations, homélies, paraboles (considérées comme des paroles divines), ainsi que des instructions et même des commentaires sur le Coran lui-même et la manière dont il sera reçu et compris. Paradoxalement, il est également autant admiré pour ses multiples métaphores complexes que pour la clarté de son texte, une caractéristique qu’il mentionne lui-même dans la sourate 16:103.

Bien qu’il contienne des éléments à la fois de prose et de poésie (ce qui le rapproche du genre littéraire saj’ ou prose rythmique), le Coran est considéré comme une œuvre unique qui n’entre pas dans ces classifications littéraires. Le texte est compris comme une révélation divine et il est considéré comme éternel et incréé. Cette approche particulière a conduit à l’apparition de la doctrine du i’jaz ou “inimitabilité du Coran”, qui affirme que personne ne peut copier son style littéraire ni même ne doit essayer. En proscrivant les écrits d’inspiration coranique, cette doctrine du i’jaz a peut-être un peu limité l’impact du Coran sur la littérature arabe. Le Coran lui-même critique les poètes dans sa 26ème sourate, appelée “Ash-Shu’ara” ou “Les Poètes”:

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

Message par Syfou le Sam 6 Mar - 14:21

"Et quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent." 16:224

Ceci a probablement exercé une pression sur les poètes pré-islamiques du VIe siècle, dont la popularité parmi le peuple les mettait en concurrence avec le Coran. En effet, on constate ensuite un manque manifeste de poètes dignes de ce nom jusqu’au VIIIe siècle. Une exception notable est cependant à relever, il s’agit d’Hassan ibn Thabit qui composa des poèmes à la gloire de Mahomet et fut connu comme le « poète du prophète ». Tout comme la Bible a tenu une place importante dans les littératures des langues étrangères, de même le Coran a marqué durablement l’arabe. Il est la source de nombreuses idées, allusions et citations et son message moral a influencé de nombreux travaux ultérieurs.

En dehors du Coran, les hadiths, qui consignent la tradition de ce que Mahomet est censé avoir dit et fait dans sa vie, constituent une véritable somme littéraire. La totalité de ces actes et travaux sont appelés sunnah ou « le chemin ». Parmi les hadiths, certains, considérés comme plus authentiques, sont distingués sous le nom de sahih. L’une des collections de hadiths les plus emblématiques inclut ceux de Muslim ibn al-Hajjaj et ceux de Mohammed al-Bukhari.

Une autre composition littéraire importante dans les études coraniques est le tafsir ou « commentaire sur le Coran ». Les écrits arabes en relation avec la religion incluent également de nombreux sermons et des textes de prières, comme les paroles d’Ali qui furent collectées au cours du Xe siècle dans le Nahj al-Balaghah ou « le chemin de l’éloquence »

L’érudition islamique

Les recherches sur la vie et l’époque de Mahomet et la détermination des parties authentiques des sunnah, furent une des premières causes majeures du développement de l’érudition en langue arabe. Une des raisons du rassemblement de la poésie pré-islamique tient au fait que certains de ces poètes étaient proches du prophète (comme par exemple Labid, qui a vraiment rencontré Mahomet et s’est converti à l’Islam) et que leurs écrits éclairaient l’époque à laquelle ces événements s’étaient produits. Mahomet a également inspiré les premières biographies arabes, connues sous le nom d’al-sirah al-nabawiyyah. La toute première fut rédigée par Wahb ibn Munabbih mais c’est Muhammad ibn Ishaq qui écrira la plus célèbre. Tout en traitant de la vie du prophète, les lettrés racontaient également les événements et les batailles du début de l’ère islamique, et leurs récits présentent aussi de nombreuses digressions sur les anciennes traditions bibliques.

Un certain nombre des premiers travaux étudiant la langue arabe ont été commencés au nom de l’Islam. La tradition rapporte que le calife Ali, après avoir lu un Coran qui présentait des erreurs, a demandé à Abu al-aswad al-Du'ali d’écrire un livre qui codifierait la grammaire arabe. Un peu plus tard, Khalil ibn Ahmad écrira le "Kitab al-Ayn", premier dictionnaire d’arabe qui comprenait également des travaux sur la prosodie et la musique. Son élève, Sibawayh, produira l’œuvre la plus respectée de la grammaire arabe, connue sous le nom de "al-Kitab" qui signifie simplement « le livre ».

A suivre...

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

Message par Syfou le Sam 6 Mar - 14:23

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D’autres califes ont exercé leur influence sur l’arabe comme Abd al-Malik, qui en a fait la langue officielle de l’administration du nouvel empire, et Al-Mamun qui a fondé la Bayt al-Hikma ou « maison de la sagesse » à Bagdad, centre de recherche et de traduction. Les cités de Bassorah et Koufa, qui entretenaient une rivalité tenace, furent deux autres foyers d’enseignement importants dans le monde arabe naissant.

Les institutions fondées principalement dans le but d'analyser en profondeur la religion islamique, fournirent un apport inestimables dans l’étude de nombreux autres sujets. Le calife Hicham ben Abd al-Malik fut déterminant dans l’enrichissement de la littérature en enseignant aux lettrés à traduire les œuvres étrangères en arabe. Le premier de ces textes fut probablement la correspondance d’Aristote avec Alexandre le Grand, traduit par Salm Abu al-'Ala'. À l’est, et dans un genre littéraire tout autre, Abdullah ibn al-Muqaffa traduisit les fables animales du Pañchatantra. Ces traductions ont gardé vivants l’érudition et l’enseignement, en particulier celui de la Grèce antique, alors que l’Europe était en plein Moyen-Âge. Beaucoup de ces travaux furent ensuite réintroduits en Europe par le biais des versions arabes.

A suivre...

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

Message par Syfou le Sam 6 Mar - 14:38

La littérature non fictionnelle

Les compilations et les manuels

Vers la fin du , Ibn al-Nadim, un libraire bagdadi, compila un travail de toute première importance pour l’étude de la littérature arabe. Son Kitab-al-Fihrist est un catalogue de tous les livres disponibles à la vente à Bagdad et il donne une fascinante vision d’ensemble de l’état de la littérature de cette époque.

Une des formes de littérature les plus fréquentes durant la période des Abbassides fut la compilation. Il s’agissait de collections de faits, d’idées, de poèmes et d’histoires instructives traitant d’un seul thème à la fois et recouvrant des sujets aussi divers que la maison et le jardin, les femmes, les resquilleurs, les aveugles, la jalousie, les animaux et l’avarice. Les trois dernières de ces compilations furent écrites par al-Jahiz, un maître incontesté du genre. Ces collections furent très utiles aux nadim (compagnon d’un chef ou d’un noble) dont le rôle était souvent de régaler leur maître avec des histoires et des nouvelles utilisées pour distraire ou pour conseiller.

Un autre type d’œuvre fut associé de près aux collections : il s’agit du manuel, dans lequel les écrivains comme ibn Qutaybah donnèrent des instructions sur des sujets comme l’étiquette, la manière de gouverner, d'être un bon bureaucrate et même d'écrire. Ibn Qutaybah écrivit également l’une des toutes premières histoires du peuple arabe en puisant à la fois dans les histoires bibliques et dans les contes populaires, mais aussi et surtout en se référant aux événements historiques.

Le thème de la sexualité fut fréquemment exploré dans la littérature arabe. Le ghazal ou poème d’amour a une longue histoire, étant parfois tendre et pur, et à d’autres moments beaucoup plus explicite. Dans la tradition soufie, les poèmes d’amour connaîtront une large portée mystique et religieuse. Des guides sexuels furent également rédigés, comme « Le jardin parfumé », le Tawq al-hamamah (« Collier de la colombe ») de ibn Hazm et le Nuzhat al-albab fi-ma la yujad fi kitab (« Jubilation des cœurs concernant ce qui ne sera jamais trouvé dans un livre ») de Ahmad al-Tifachi. D’autres ouvrages s’opposeront à de telles œuvres, comme le Rawdat al-muhibbin wa-nuzhat al-mushtaqin (« La prairie des amoureux et la distraction des amoureux éperdus ») d'Ibn Qayyim al-Jawziyya, qui donne des conseils sur la manière de séparer l’amour et la luxure et ainsi d’éviter le péché.

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

Message par Syfou le Sam 6 Mar - 14:43

Les biographies, chroniques et récits de voyages

Il y a comparativement peu de fiction en prose dans la littérature arabe, bien que de nombreuses œuvres non-fictionnelles contiennent de courtes histoires. Une large proportion de celles-ci ont probablement été inventées de toutes pièces ou embellies. L’absence d’œuvres fictionnelles complètes est en partie due à la distinction entre « a-fusha », la langue érudite, et « al-ammiyyah », la langue populaire. Quelques écrivains se sont efforcés d’écrire des œuvres en langue populaire, mais il a été ressentit que cette littérature devait s’améliorer et présenter des objectifs plus précis, c’est-à-dire être davantage instructive plutôt que d’avoir simplement un objectif divertissant. Ce point de vue n’a cependant pas mis fin au rôle traditionnel des « hakawati » ou conteurs d’histoires qui ont continué à raconter les épisodes distrayants des œuvres éducatives ainsi que les nombreuses fables et contes populaires qui n’étaient pas habituellement consignés par écrit.

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Les contes des Mille et Une Nuits, qui sont parmi les plus connus de la littérature arabe et qui ont toujours un impact important sur les idées que les non-Arabes ont de la culture arabe, constituent cependant une exception notable à l’absence de fiction. Bien que considérés comme d’origine arabe, ils furent en fait développés à partir d’œuvres persanes, et les histoires elle-même ont peut-être des racines en Inde. Les histoires d’Aladin et la lampe merveilleuse et d’Ali Baba constituent de bons exemples de l’absence de prose fictionnelle populaire en arabe. Habituellement considérées comme des épisodes des Mille et Une Nuits, elles ne font en fait pas partie des contes originaux. Elles y furent incluses pour la première fois dans la traduction française des contes par Antoine Galland, qui les avaient entendus de la bouche d’un conteur traditionnel. Auparavant elles n’existaient que dans des manuscrits arabes incomplets. L’autre personnage haut en couleur de la littérature arabe fictionnelle, Sinbad, provient bien, lui, des Mille et Une Nuits.

Les Mille et Une Nuits sont généralement rangées dans le genre de la littérature arabe épique, au côté de nombreuses autres œuvres. Ce sont habituellement des collections de courtes histoires ou d’épisodes enfilés ensemble dans un long conte unique. Les versions étendues furent consignées par écrit, la plupart du temps assez tardivement, après le XIVe siècle, quoique nombre d’entre elles fussent indubitablement collectées plus tôt et que plusieurs des histoires originelles remontent probablement à l’époque pré-islamique. Dans ces collections on peut trouver de nombreux types d’histoires différentes telles que : des fables animales, des proverbes, des histoires sur le Jihad et la propagation de la foi, des contes humoristiques, des contes moraux, et même des contes traitant de personnages caractéristiques comme l’escroc rusé Ali Zaybaq ou le farceur Juha.

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

Message par Syfou le Sam 6 Mar - 14:46

Le maqâma

Le genre maqâmat (مقامة), une forme intermédiaire de prose rimée, ne dépasse pas seulement l’opposition entre prose et poésie : elle est aussi une voie intermédiaire entre les genres fictionnel et non fictionnel. En dehors des séries de courts récits qui sont des fictions tirées de situations de la vie réelle, d’autres thèmes sont envisagés. Un exemple célèbre est le Maqâma sur le musc, qui se présente comme une comparaison des caractéristiques de différents parfums, mais qui est en fait une satire politique masquée faisant la comparaison entre plusieurs souverains concurrents. Le maqâmat fait également usage de la doctrine du "badi" qui consiste en l’addition délibérée de tournures littéraires complexes destinées à montrer la dextérité langagière de l’écrivain. Al-hamadhani est considéré comme le fondateur du genre maqâmat et ses travaux furent repris par Abu Muhammad al-Qasim al-Hariri, rédacteur d’un maqâmat qui constitue une étude des travaux d’Al-Hamadhani lui-même. Le maqâmat fut un genre incroyablement populaire de la littérature arabe. Il fut l’une des rares formes que l’on continua à utiliser durant le déclin de la littérature arabe au XVIIe et XVIIIe siècle et que Gibran Khalil Gibran a réinvesti au XXe siècle.

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

Message par Syfou le Sam 6 Mar - 14:47

Le déclin de la littérature arabe classique

L'expansion des populations arabes aux VIIe et VIIIe siècles les firent entrer en contact avec une variété de peuples différents qui ont, peu à peu, influencé leur culture. L'ancienne civilisation perse fut, de toutes, celle qui eu l'impact le plus important sur la littérature arabe. La Perse aimait toujours à se considérer comme la quintessence de la culture islamique en dépit de la régression de son influence depuis plusieurs siècles. « Shu'ubiyya » est le nom de la querelle qui opposait la vie rude, rurale et désertique des Arabes à celle du monde perse, plus aisée et plus raffinée. Bien que cela ait provoqué des débats passionnés parmi les érudits et contribué à la diversification des styles littéraires, ce ne fut pas un conflit préjudiciable car il y avait plus important à faire à l'époque, comme par exemple de forger une identité culturelle islamique unique. L'écrivain persan Bashshar ibn Burd résuma sa propre position dans les quelques lignes de poésie suivante :

Jamais il ne chanta les chants des chameaux derrière une bête galeuse,
Ni ne transperça la coloquinte amère, complètement affamé
Ni ne déterra un lézard du sol et le mangea…

L'héritage culturel des habitats arabes du désert a continué à montrer son influence même si de nombreux écrivains et érudits vivaient dans les grandes cités arabes. Lorsque Khalil ibn Ahmad a énuméré les parties de poésie, il nomma les strophes “bayt”, ce qui signifie “tente”, et les pieds “sabah”, ce qui signifie “corde de tente”. Même au cours du XXe siècle cette nostalgie pour la vie simple du désert apparaissait dans la littérature ou du moins les écrits postérieurs étaient consciencieusement remis au goût du jour. Une lente résurgence du persan et une délocalisation du gouvernement et des principaux centres d’apprentissage à Bagdad réduisirent la production de la littérature arabe. Les thèmes et les genres de la prose arabe furent majoritairement repris en persan par des auteurs comme Omar Khayyam, Attar et Rumi, qui furent tous manifestement influencés par les premières œuvres. Au début, la langue arabe conserva son importance dans les domaines politique et administratif, mais avec l’ascension de l’Empire ottoman son usage fut restreint à celui de la religion uniquement. C’est ainsi qu’à côté du persan, les nombreuses variantes des langues turques domineront la littérature des régions arabes jusqu’au XXe siècle, tous en intégrant quelques influences sporadiques de l’arabe.

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Sujet / Message Re: La littérature arabe

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