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Sujet / Message Propagande politique

le Dim 30 Aoû - 2:14
Propagande ?

Etymologie : du latin propagare, reproduire par bouture, propager.

La propagande est l'action de diffuser, de propager, de faire connaître, de faire admettre une doctrine, une idée, une théorie politique. Son but est d'influencer l'opinion publique, de modifier sa perception d'évènements, de personnes, de produits, de convertir, de mobiliser ou de rallier des partisans. La propagande prend la forme de campagnes de diffusion d'informations toujours partiales et déformées, à grande échelle, parfois insidieuses.

La propagande, en tant que stratégie de communication d'un parti, d'un pouvoir politique ou militaire, est à la puissance civile ou militaire ce que la publicité est au secteur des biens marchands.

La propagande moderne exploite les connaissances et les techniques de la psychologie et de la communication. Elle privilégie la manipulation des émotions, au détriment des capacités de raisonnement et de jugement.

La propagande est le terme officiel en France pour désigner les programmes et professions de foi dans les campagnes électorales. Le sens moderne du mot propagande, plutôt péjoratif, date de la Première Guerre mondiale. Dans le sens commun, la propagande correspond à la désinformation mise au service d'une cause politique ou d'intérêts particuliers.

Les techniques de propagande ne sont pas l'apanage des dictatures, on les trouve également dans les démocraties, sous le nom de communication politique. Contrairement aux dictatures utilisant des moyens coercitifs et le pouvoir militaire, dans les démocraties les moyens de conquête ou de conservation du pouvoir sont fondés sur la persuasion et s'appuient sur le pouvoir des médias.

Exemples de propagandes politiques :

•La propagande anglaise contre l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale,
•La propagande aux Etats-Unis pendant la Première Guerre mondiale pour faire basculer l'opinion publique vers l'interventionnisme.
•La propagande de Mussolini,
•La propagande nazie pour amorcer la Seconde Guerre mondiale,
•La propagande stalinienne.

Des armes nord-coréennes destinées à Téhéran saisies par les Emirats Arabes Unis (médias)

Un navire nord-coréen transportant des armes destinées à l'Iran a été arraisonné il y a quelques semaines par les organes judiciaires des Émirats Arabes Unis, ont annoncé samedi les médias internationaux se référant à des sources diplomatiques occidentales. "Les Émirats Arabes Unis ont effectivement arraisonné un navire transportant des armes nord-coréenes en Iran", a confirmé un responsable du Conseil de sécurité de l'ONU à l'agence (...) - International

http://www.politique-stream.fr


Dernière édition par sphinx le Dim 6 Juin - 3:47, édité 2 fois

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Sujet / Message Re: Propagande politique

le Lun 7 Sep - 2:02
Les Irlandais priés de bien voter cette fois-ci



La dérive totalitaire européiste en action ? On en parle très peu en France, et pourtant dans moins d’un mois se jouera en Irlande un événement capital pour l’avenir de l’Union européenne.

Le 2 octobre en effet, les électeurs irlandais sont appelés à revoter sur le Traité de Lisbonne, dans une version en tout point identique à celle qu’ils avaient rejetée par 53% des voix en juin 2008.

Deux mots résument la campagne qui débute : dérive totalitaire. Il ne faut pas craindre en effet d’employer cette expression, la plus appropriée pour décrire le climat dans lequel les Irlandais vivent les semaines qui les séparent du scrutin.

http://www.fdesouche.com/articles/64513

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Sujet / Message Re: Propagande politique

le Mar 17 Nov - 0:51
La Cour Suprême nie l’expulsion des Juifs du Goush Katif!

Dans une décision assez singulière de la Cour Suprême, les juges Rubinstein, Joubran et Dantziger, ont interdit au Comité de Sauvegarde du Peuple et de la Terre d’Israël d’utiliser les termes d’ « expulsion » et de « destruction » dans des spots qu’il voulait diffuser sur certaines stations de radio, à propos des événements tragique de l’été 2005. A l’approche de Tish’a Beav 2008, le Comité de Sauvegarde voulait inviter la population à venir « allumer des bougies en souvenir de l’expulsion du Goush Katif ». Trois stations de Radio avaient alors refusé ou s’étaient vues interdire de diffuser ces messages parlant « d’expulsions » et de destructions », ce qui avait entraîné la saisine de la Cour Suprême par le Comité de Sauvegarde, au nom de la liberté d’expression.
Dans les attendus de la décision qui déboute le Comité, le juge Elyakim Rubinstein tente d’expliquer « qu’il s’agit d’expressions qui concernent un sujet très controversé, ce qui les fait entrer dans le cadre de la loi qui interdit à des stations de radio de diffuser des messages venant d’organisme privés, et qui utilisent des expressions marquées politiquement ».
L’avocat des plaignants, Aviad Visuli, a fait part de sa désapprobation et de son profond désaccord: « Il n’est pas faux de décrire ce qui s’est passé en août 2006 comme une expulsion! Nous parlons d’un transfert forcé de 8.000 résidents Juifs du Goush Katif, par 60.000 soldats et policiers, malgré l’opposition de la quasi-totalité des habitants concernés. Selon la loi internationale et même selon le dictionnaire, le seul terme qui convient en pareil cas est celui d »expulsion’, et non ‘évacuation’ ou désengagement’!! » Visuli objecte à la Cour « que si l’on considère que les termes ‘expulsion’ et ‘destructions’ renferment un message politique, alors il faut admettre également que ceux de ‘désengagement’ ou ‘évacuation’ utilisés officiellement par la classe politique et les médias contiennent tout autant un message politique inverse! »
Sans répondre sur le fond, Elyakim Rubinstein insiste au contraire sur le fait que « la loi qui régit les organes de radio-télédiffusion ainsi que le jurisprudence donnent raison aux stations de radio qui ont refusé de diffuser les messages du Comité de Sauvegarde ». « Selon l’article 5 de la loi », précise Rubinstein, « tout propagande politique ou message touchant à un sujet idéologiquement controversé dans la population, sont considérés comme interdits à la diffusion ». Or, selon le juge « ce mot ‘expulsion’ symbolise à lui seul tout le débat qui divise la société israélienne depuis quatre ans »! Il a également voulu mettre en garde les stations de radio « de ne pas céder à la tentation du gain en acceptant de diffuser des messages venant d’organismes privés ».
Le juge précise « que ce n’est pas la première fois qu’un tel sujet est présenté devant la Cour Suprême, et que généralement, l’opinion majoritaire des juges est « que ces restrictions à la liberté d’expression ne violent pas les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ».
Il faudra donc expliquer aux milliers de Juifs des 21 localités du Goush Katif, dont la plupart n’ont pas encore de résidence fixe ni d’emploi stable, dont les enfants ont été traumatisés, pourquoi ils n’ont pas été « expulsés » de leurs magnifiques maisons aujourd’hui rasées, mais qu’ils ont été tout simplement… »désengagés ».

http://www.actu.co.il

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Sujet / Message Re: Propagande politique

le Jeu 19 Nov - 1:29
Hamas: le choix d'annonce d'un Etat palestinien nécessite de terminer Oslo

Le Hamas a affirmé que le peuple palestinien a certainement besoin de vivre sur ses territoires sans occupation, et n'acceptera pas de récupérer de ses terres sans indemnisations.
"La propagande actuelle unilatérale laquelle a été également publié en 1988, n'est qu'un sursaut irréel, nous vivons sous l'occupation, la Palestine est totalement confisquée, le colonialisme est très étendu, les barrages militaires augmentent d'une manière très remarquable, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza", a affirmé le Hamas critiquant l'initiative de certains dirigeant de l'autorité palestinienne qui continuent de parier de stratégie d'illusion, en évoquant la création d'un Etat palestinien.

Le Hamas a qualifié ainsi cette propagande politique d’humiliation pour le peuple palestinien.

Soulignant l'échec de la stratégie d'Oslo, dénonçant le scandale du report du rapport de Goldstone, la poursuite incessante contre les résistants en Cisjordanie, le Hamas a noté que cette propagande risque fort de menacer la création d'un Etat palestinien indépendant et souverain.

Le Hamas a ajouté que le choix d'annonce de l'Etat palestinien nécessite de mettre fin à l'accord d'Oslo et ses conséquences, aussi d'évaluer la situation de l'OLP, notant qu'un tel Etat ne verra le jour qu'à travers les grands efforts de son peuple et du fort maintien à sa résistance face à l'occupation, y compris la libération totale des terres confisquées, le droit au retour et non d’énoncer des slogans vides, faisant allusion à l'échec très flagrant du groupe d'Oslo dans leur stratégie honteuse pour la réalisation du prétendu compromis de paix.

http://www.almanar.com.lb

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Sujet / Message Re: Propagande politique

le Mar 24 Nov - 0:51
Quand le discours anti-immigration devient illégal en Europe

La « société démocratique » au sens de la jurisprudence de la Cour européenne ne saurait tolérer une propagande politique anti-immigration ». Voila la sentence lapidaire qui résume une décision de la Cour européenne des droits de l’homme de juillet dernier (CEDH, 16 juillet 2009, Féret c/ Belgique, n° 15615/07) selon Jean-François Flauss, Professeur à l’université Panthéon-Assas-Paris II [1].

Cet arrêt, passé quasiment inaperçu dans la presse à l’exception notable de l’hebdomadaire Minute qui s’en est fait l’écho dans son numéro 2433 du 4 novembre, marque un tournant dans la mutation totalitaire de la religion de l’anti-racisme que l’on a raison de qualifier de « communisme du 21ème siècle ».



Certes, c’est une courte majorité (4 juges contre 3) qui a conclu à l’absence de violation par l’Etat belge de la liberté d’expression consacrée par l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales et qui « confirme » donc en quelque sorte la condamnation du M. Féret, président du Front National belge, à 10 ans d’inéligibilité et d’emprisonnement avec sursis et à 250 heures de travail à exécuter dans le secteur de l’intégration des étrangers, pour une série de propos et de tracts hostiles à l’immigration.

Il n’en reste pas moins que, sans attendre un hypothétique revirement de jurisprudence, les arrêts de la Cour de Strasbourg ont vocation à s’appliquer à l’ensemble des 46 Etats parties à la Convention par le biais de l’autorité de chose interprétée qui, selon la majorité des auteurs et la jurisprudence de la Cour elle-même [2], recouvre ou doit recouvrir les décisions de cette dernière.

Or, la motivation de cette décision et la solution qui en découle sont proprement scandaleuses.

Car à dire vrai, hormis le tract comportant le slogan « Attentats aux USA : c’est le couscous clan… », on peine à déceler dans les propos incriminés un quelconque amalgame ou appel à la haine contre une catégorie de personnes déterminées.

Les tracts préconisaient notamment d’appliquer la préférence nationale et européenne, de développer des mesures de rapatriement des immigrés, de créer des caisses d’assurances sociales séparées et de transformer les centres pour réfugiés en centres pour Belges sans abris.

La Cour commence par rappeler que « la liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels de toute société démocratique, l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun » et que, sous réserve du paragraphe 2 de l’article 10, « elle vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent » selon la célèbre formule de l’arrêt Handyside [3].

Elle ajoute que l’article 10 § 2 « ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général ». Elle dit même « accorder la plus haute importance à la liberté d’expression dans le contexte du débat politique » et considérer « qu’on ne saurait restreindre le discours politique sans raisons impérieuses ».
Malheureusement, la Cour ne tire pas les conséquences de ses propres considérations et estiment que les propos de M. Féret sont constitutifs d’un discours d’incitation à la haine.

Elle considère que « l’incitation à la haine ne requiert pas nécessairement l’appel à tel ou tel acte de violence, ni à un autre acte délictueux. Les atteintes aux personnes commises en injuriant, en ridiculisant ou en diffamant certaines parties de la population et des groupes spécifiques de celle-ci ou l’incitation à la discrimination, comme cela a été le cas en l’espèce, suffisent pour les autorités privilégiant le discours contre le discours raciste face une liberté d’expression irresponsable et portant atteinte à la dignité, voire à la sécurité de ces parties ou de ces groupes de population. Les discours politiques qui incitent à la haine fondée sur les préjugés religieux, ethniques ou culturels représentent un danger pour la paix sociale et la stabilité politique dans les Etats démocratiques ».

Faisant siennes les conclusions de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), la Cour assujettit les hommes politiques à une obligation de réserve, ou du moins de déférence.

Selon M. Flauss, « tout discours ou/et tout programme politique et électoral préconisant l’exclusion des étrangers (ou de certaines catégories d’entre eux) ou simplement hostile à l’immigration est frappé d’une présomption quasi irréfragable d’inconventionnalité » (i.e. qui viole la Convention et se trouve donc illégal en droit interne).

« Dans le domaine de la politique d’immigration, le discours politique doit demeurer dans les limites du « politiquement correct », défini plus ou moins discrétionnairement par la Cour européenne en fonction des « tendances » contemporaines qu’elle identifie » continue-t-il.

En effet, la Cour estime qu’« il est d’une importance cruciale que les hommes politiques, dans leurs discours publics, évitent de diffuser des propos susceptibles de nourrir l’intolérance. »

La Cour ne « conteste pas que les partis politiques ont le droit de défendre leurs opinions en public, même si certaines d’entre elles heurtent, choquent ou inquiètent une partie de la population. Ils peuvent donc prôner des solutions aux problèmes liés à l’immigration » (on est rassuré !)

« Toutefois, ils doivent éviter de le faire en préconisant la discrimination raciale et en recourant à des propos ou des attitudes vexatoires ou humiliantes, car un tel comportement risque de susciter parmi le public des réactions incompatibles avec un climat social serein et pourrait saper la confiance en les institutions démocratiques. »

Cette approche extensive, syncrétique, voire confusionniste, du discours de haine raciale par la Cour a été vivement et longuement critiquée par l’opinion dissidente commune aux trois juges de la minorité annexée à l’arrêt, opinion qui n’est pas elle-même exempte de toute concession politiquement correcte.

Les magistrats dissidents fustigent le mépris de l’arrêt qui « juge des êtres humains et toute une couche sociale de « nigauds » incapables de répondre aux arguments et aux contre-arguments en raison de la pulsion irrésistible de leurs émotions irrationnelles ».

La Cour estime en effet qu’un « tel discours est inévitablement de nature à susciter parmi le public, et particulièrement parmi le public le moins averti, des sentiments de mépris, de rejet voire, pour certains, de haine à l’égard des étrangers. »

L’opinion dissidente dénonce également l’absence de proportionnalité de la peine infligée à M. Féret ainsi que l’étirement par la Cour de la notion de discrimination raciale, et par suite des effets à rebours, voire pervers qui peuvent en résulter : « Le préambule de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD) distingue, sans la moindre ambiguïté, le racisme d’autres formes de discrimination. Ignorer cette distinction, c’est faire courir le risque d’une banalisation du racisme et encourager l’adoption de mesures restrictives à l’excès. Les déclarations citées ne renvoient pas à la supériorité ou à l’infériorité d’une race pas plus qu’elles ne reconnaissent à un groupe de personnes identifiable des caractéristiques biologiques innées. On ne peut dès lors qu’être surpris par les expressions de discours raciste et de claire incitation à la haine raciale utilisées par la Cour pour qualifier lesdites déclarations [...]. Il n’est pas judicieux d’étendre le sens bien établi d’une expression suspecte. Si c’est au feu rouge qu’il faut s’arrêter, mais que les autorités assimilent au feu rouge les feux orange et vert, alors la police va donner une contravention à tous les automobilistes et à tous les croisements ».

La Cour se voit ainsi reprocher d’adhérer à la logorrhée des déclarations et résolutions onusiennes consacrant une conception « attrape-tout » et instrumentalisée de l’interdiction de la discrimination raciale amplifiant de la sorte la portée des dispositions de la Convention internationale relative à l’élimination de la discrimination raciale de 1965, notamment en étendant le concept de discrimination raciale à l’incitation aux préjugés religieux et culturels. En adoptant une définition élargie du discours de haine à tout discours réputé discriminatoire (ou discriminant), fût-il simplement intolérant, la Cour introduirait dans le contentieux européen des droits de l’homme la notion de « discours dangereux ».

Or, comme le font remarquer les juges opposés à cette décision inique « il n’appartient pas à ceux qui contrôlent le pouvoir politique (que leurs propres intérêts amènent à conserver) d’établir un catalogue des idées fausses ou inacceptables. »

On le constate, l’avertissement de Minute sonne juste ; les identitaires sont bel et bien entrés en dissidence.

Pierre-Vincent L. pour Novopress France.

[1] AJDA 2009 p. 1936

[2] Dans son arrêt CEDH, 18 janvier 1978, Irlande c/ Royaume-Uni, la Cour a explicitement considéré que « [...] ses arrêts serv[aient] non seulement à trancher les cas dont elle est saisie, mais plus largement à clarifier, sauvegarder et développer les normes de la Convention et à contribuer de la sorte au respect, par les États, des engagements qu’ils ont assumés en leur qualité de Parties contractantes [...] ». Ce faisant, la Cour accorde à ses décisions des effets dépassants le simple cas d’espèce, ainsi qu’elle l’a notamment confirmé dans l’affaire CEDH, 13 juin 1979, Markcx c/ Belgique.

[3] CEDH, 7 décembre 1976, Handyside c. Royaume-Uni.

Source: NOVOPRESS

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Sujet / Message Re: Propagande politique

le Jeu 26 Nov - 1:31
La France sous le régime de Sarkozy

« La France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit à autant d’amour, autant de respect, autant d’attention que le plus fort » affirmait Sarkozy le 22 avril 2007. Cette belle déclaration contraste violemment avec la réalité de la France d’aujourd’hui :chômage de masse, paupérisme, suicides au travail et dans les prisons, destruction systématique du service public, répression des mouvements sociaux, contrôle et surveillance des citoyens, propagande nationaliste, grande souffrance infligée aux sans papiers, népotisme, médias aux ordres, etc. etc.

En deux ans et demi de pouvoir quasi absolu de Sarkozy, la situation économique, sociale et politique de la France s’est nettement dégradée et va continuer, hélas, à s’aggraver : « on s’attendait au pire, ce fût pire » disait un anonyme.

Mois après mois, année après année le chômage poursuit inlassablement son ascension. Le salarié, devenu chômeur, perd toute existence et toute reconnaissance sociale. Fragilisé et sans ressources matérielles suffisantes, il accepte toute offre d’emploi pour survivre. Cette insécurité sociale fait de lui un être totalement soumis aux exigences du capital. C’est là l’une des fonctions essentielles du chômage : créer des conditions objectives permettant la soumission du travail au capital.

La flexibilité, la précarité, le démantèlement du code du travail et la remise en cause du droit de grève n’ont d’autres objectifs que de soumettre totalement le salarié au patron. Poussé par la bourgeoisie qui l’a hissé à la tête de l’État, Sarkozy s’attaquera systématiquement à tout ce qui protège de près ou de loin le salarié, le livrant ainsi sans défense aucune au patronat.

A l’usine comme au bureau, le salarié doit donc subir le despotisme du profit : produire toujours plus dans un laps de temps de plus en plus réduit. Pour atteindre cet objectif, c’est-à-dire pour intensifier le travail humain, les propriétaires du capital vont pousser le salarié jusqu’aux limites extrêmes de ses facultés physiques et intellectuelles en s’appuyant sur une horde de directeurs, managers et autres collaborateurs armés de « new management ». Stress, dépressions et autres violences psychologiques vont se multiplier et s’accélérer. Le salarié ainsi pressuré, méprisé, humilié, atomisé et isolé va utiliser le suicide comme ultime moyen de protestation contre le capital. Les victimes des accidents du travail, elles, sont tout simplement considérées par Sarkozy comme des privilégiés. Il faut donc taxer leurs maigres indemnités. Cette mesure a été adoptée par l’Assemblée Nationale le 13 novembre 2009. Les économies ainsi réalisées sur le dos d’ hommes et de femmes que le travail a amputé d’une partie d’eux-mêmes, seront certainement prodiguées aux banquiers, aux industriels et autres bourgeois créateurs d’emplois, n’est-ce-pas ?

Le salarié est ainsi cerné de toute part. Occupant un emploi, il subit le diktat d’un patronat en position de force à cause du chômage de masse et protégé de surcroît par un État que Sarkozy a entièrement mis à sa disposition. Chômeur, il survit avec une indemnité de plus en plus faible ce qui accentue sa dépendance vis à vis du capital d’autant plus qu’il livre en même temps une concurrence acharnée à tous les autres chômeurs.

Mais notre salarié peut également devenir travailleur pauvre alternant activité et chômage avec des salaires et des indemnités de misère. Chômeur ou travailleur, il est de plus en plus pauvre. Face à lui se dresse une insolente et puissante richesse, celle d’une minorité de possesseurs du capital, qui le domine. Cette paupérisation du salariat est une caractéristique fondamentale du capitalisme.

Appauvri et menant une existence précaire, notre salarié tombe malade. Il hésite,comme des millions de ses concitoyens, à se faire soigner tellement les frais qui restent à sa charge sont lourds. Il sait par exemple qu’il doit payer sur chaque boîte de médicaments 0,50 euros, que la liste des médicaments qui étaient jusqu’alors remboursés à 100 % et qui ne le sont plus est de plus en plus longue et que les honoraires des médecins ne cessent d’augmenter. Il constate également que l’État abandonne progressivement l’hôpital public au profit des cliniques privées dont l’unique but est de faire du profit. Sarkozy est également déterminé à vouloir fermer les blocs opératoires réalisant moins de 1500 interventions chirurgicales par an et les maternités qui pratiquent moins de 100 actes chirurgicaux. La chirurgie est un acte médical coûteux que les plus démunis ne peuvent s’offrir dans les cliniques privées. Seul l’hôpital public leur reste accessible. En fermant une partie des blocs opératoires du public, Sarkozy force les patients à se diriger vers le privé. Or plus de 80 % des chirurgiens des cliniques commerciales sont en secteur 2 c’est-à-dire en dépassement d’honoraires souvent très importants. Sarkozy compte aussi, à partir de 2010, augmenter le forfait hospitalier qui passera de 16 à 18 euros par jour somme qui, ajoutée aux autres frais restant à la charge des patients, exclut la partie de la population qui a le plus besoin de soins, comme notre salarié, car plus vulnérable que les autres catégories sociales.

De tout cela, notre salarié ressent une profonde injustice et un vague sentiment de révolte le traverse. Craintif, il ne veut pas perdre son emploi en affrontant par exemple la direction. Il reste néanmoins admiratif de ses camarades qui, pour crier leur colère contre cette injustice et pour améliorer leur triste sort, sacrifient régulièrement une partie de leur salaire déjà faible en se mettant des journées entières en grève. Il sait aussi que Sarkozy, pour défendre les intérêts de la classe qu’il représente, utilise systématiquement la force brutale pour étouffer la moindre manifestation et la moindre contestation. Même lorsqu’il se déplace, il exige des préfets et des responsables de la police, sous peine de sanctions, d’éloigner le plus possible les citoyens mécontents de sa politique et de leur confisquer tracts, pancartes et autres banderoles. En vrai autocrate, il ne supporte aucune contestation populaire. Si la plupart des présidents de la République aimaient et cherchaient même le contact avec la population, ne serait-ce que pour soigner leur image dans l’opinion publique, Sarkozy, lui, a peur des citoyens. Contre eux, il mobilise tout l’appareil répressif de l’État.

Combien de manifestants ont été brutalisés, humiliés et traduits devant les tribunaux pour avoir crié leur indignation et leur colère contre les dérives d’un homme qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains ? On se souviendra longtemps de ce professeur de philosophie arrêté et trainé devant le tribunal de police pour avoir simplement crié...« Sarkozy, je te vois » ! Combien de syndicalistes, de militants associatifs, de défenseurs de sans papiers ou de simples citoyens qui refusent de courber l’échine n’ont pas été confrontés à la violence policière depuis que Sarkozy est au pouvoir ?

Sarkozy utilise également la technologie la plus moderne pour contrôler et surveiller les citoyens. La vidéosurveillance par exemple est devenue l’obsession et « la priorité absolue » de son gouvernement (1). « La priorité absolue » n’est donc pas de lutter contre le chômage ou contre la misère qui ronge une frange de plus en plus grande de la population, mais de surveiller les citoyens ! Ainsi 20 000 caméras sont déjà installées dans les rues de France et Sarkozy espère atteindre les 60 000 en 2011. La surveillance et le contrôle des mouvements des citoyens s’étendront même « aux parties communes des habitations, transport, commerce » etc. (1). D’autres pratiques se généralisent et se banalisent comme les prélèvements d’ADN, la surveillance du Net ou encore le fichage de la population. Car le contrôle doit être total !

Mais cette véritable guerre que la bourgeoisie mène sans répit contre le reste de la population n’est que le reflet de cette lutte de classes qu’elle nie obstinément tout en l’exerçant au quotidien.

Pour se consoler, notre salarié sait qu’il y a des situations pires encore que la sienne. Il pense plus particulièrement aux travailleurs sans-papiers, même s’il avoue qu’il lui arrive de les considérer comme des concurrents. Parfois il sent même qu’il est attiré par les idées de ses ennemis de classe (xénophobie, racisme etc.), mais il sait au fond de lui même qu’un travailleur même sans- papiers reste un travailleur. Et c’est en côtoyant Moussa, Nadia et Mamadou, travailleurs sans-papiers, qu’il est devenu sensible à leur drame. C’est alors qu’il a appris que les Sarkozy, Hortefeu, et autres Besson reconduisaient manu militari les sans-papiers afghans dans leurs pays en guerre, arrachaient « les enfants, qui hurlaient de terreur (...) à leurs parents pour obliger ces derniers, qui s’y refusaient, à sortir des locaux d’hébergement du centre de rétention » (2), traquaient les enfants de sans-papiers à l’intérieur comme à l’extérieur des écoles maternelles etc. etc. Combien de vies humaines Sarkozy et son clan ont-ils brisées ? Sarkozy, Hortefeu et Besson auront-ils un jour le courage de publier ces statistiques comme ils publient régulièrement et fièrement celles des expulsions ?

En écrivant ces lignes, on apprend qu’un travailleur sans-papiers Mohamed Ida, s’est suicidé mardi 17 novembre 2009 dans sa cellule de la maison d’arrêt de Borgo en Corse (3).

Mais Sarkozy doit éprouver un singulier plaisir à caresser les idées d’une frange de la population xénophobe et raciste en infligeant cette grande souffrance à des hommes et des femmes sans défense. Cette lâcheté n’a d’égal que les voix de celles et de ceux dont l’acte politique se réduit à la haine de l’autre. Et pour entretenir cette partie de la population, qui ne bénéficie d’ailleurs aucunement de la politique de Sarkozy mais utile au moment du vote, la bourgeoisie utilise en ce moment toute la puissance de l’État pour mener une véritable propagande nationaliste, baptisée « Grand débat sur l’identité nationale » qui rappelle les moments les plus sombres de l’histoire de France.

Épuisé après une journée de travail bien chargée, notre salarié s’assoit devant le petit écran pour se détendre. Il voit défiler devant lui une avalanche d’images et de commentaires sur le mur de Berlin diffusées depuis plus d’une semaine. Il commence alors à douter de la sincérité de cette forme particulière d ’information. En la répétant inlassablement, celle-ci devient une plate tautologie et se transforme par la suite en une vulgaire et grossière propagande à la gloire de l’ordre établi. La classe dominante cherche par le biais des grands médias à dresser de véritables murs dans le cerveau des gens les empêchant ainsi de voir et de réagir au-delà des limites de la propagande. Ces images à répétition lui rappellent celles de l’affaire Clearstream, de Grégory, du colon de Johnny, du décès de Michael Jackson, de la grippe A, des matchs de foot et leurs résultats, de la météo, d’une liste interminable de faits divers et bien sûr de la figure omniprésente de Sarkozy. Il constate également une quasi-absence d’images et de commentaires sur les murs que la bourgeoisie construit un peu partout dans le monde, comme celui de Ceuta, celui installé par les États-Unis à la frontière avec la Mexique, celui qui sépare les chiites des sunnites en Irak ou encore celui qui encercle la population palestinienne et enferme, paradoxalement, la société israélienne. Le même silence s’abat sur les luttes sociales, sur la souffrance des chômeurs, les suicides dans les prisons, la brutalité légale et illégale pendant les gardes à vue dans les commissariats, le drame des sans-papiers etc.

Le zèle que les journalistes des grands médias déploient pour propager les idées de la classe dominante qui les emploie contraste tristement avec le mutisme qu’ils opposent à toute résistance et toute contestation de l’ordre établi. Leur soumission au pouvoir économique et politique incarné à la tête de l’État par Sarkozy n’a jamais été aussi totale.

Sous le régime de Sarkozy, produit de la lutte des classes aujourd’hui en France, la domination et la répression sont plus directes et plus brutales. Le seul mérite de Sarkozy , si l’on peut dire, c’est d’avoir démystifié l’État républicain, la démocratie, la liberté de la presse, la séparation des pouvoirs, les droits de l’homme et bien d’autres concepts de l’idéologie bourgeoise dont la fonction principale est de masquer la violence des rapports d’exploitation capitaliste.

Mohamed Belaali

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Sujet / Message Re: Propagande politique

le Dim 28 Fév - 4:33
Iran : les médias en route pour un remake du fiasco irakien

Les principaux organes d’information américains, y compris le New York Times et le Washington Post, sont engagés dans un remake de ce genre de couverture tendancieuse qui avait conduit à la guerre en Irak. Mais, cette fois, il s’agit de l’Iran.

En juin dernier, la façon de traiter les élections iraniennes, de présenter le président Mahmoud Ahmadinejad et de sonner l’alarme sur le programme nucléaire iranien est similaire à la couverture unilatérale dirigée par les médias américains contre le dictateur irakien Saddam Hussein et contre le supposé programme des « armes de destruction massive » de l’Irak, avant l’invasion de 2003.

Dans les deux cas, les principaux médias américains ont pris position. Ils ont parlé de la nation musulmane « ennemie » en la présentant sous un éclairage le plus violent possible ; ils ont dit des dirigeants qu’ils étaient implacablement mauvais ; ils ont exagéré les menaces (et les menaces potentielles) que constituait l’armement, réel ou imaginé, du pays.

Sans doute, il y avait de nombreuses facettes déplaisantes, chez Saddam Hussein, comme il y en a aussi chez l’Iranien Ahmadinejad. Toutefois, les portraits des deux dirigeants tels que les brossaient les médias américains manquaient de nuance, en ne laissant passer que des interprétations les plus extrêmes et les moins flatteuses de leurs propos et de leurs actions.

En bref, le NY Times, le W. Post et la quasi-totalité des autres organes d’information américains se sont comportés davantage comme des outils de propagande que comme des organisations de journalistes professionnels. Le parti pris anti-iranien, à l’instar du précédent parti pris anti-irakien, se remarque surtout dans les pages éditoriales, mais on le retrouve également dans les pages ordinaires consacrées aux informations.

Par exemple, lorsqu’ils font l’écho des décideurs politiques américains, les médias américains de l’information nous mettent en garde contre le danger d’une menace nucléaire iranienne potentielle en prétendant qu’elle pourrait déclencher une course aux armements dans tout le Moyen-Orient.

Ce que les organes d’information ne disent presque jamais, c’est que plusieurs pays de la région possèdent déjà des armes nucléaires, y compris Israël, dont l’arsenal non déclaré passe pour l’un des plus sophistiqués de la planète.

Le Pakistan a développé une arme nucléaire dans les années 1980, avec l’accord de l’administration Reagan qui voyait en cet armement un compromis acceptable pour l’aide du Pakistan dans son soutien logistique aux moudjahidine afghans dans la guerre secrète contre les forces soviétiques en Afghanistan.

La rivale acharnée du Pakistan, l’Inde, possède aussi des armes nucléaires, de même que la Russie, ce qui veut dire que l’Iran est entouré de puissances nucléaires.
L’obstination constante de ces médias, à ne pas vouloir mentionner ce fait important, prive le public américain du contexte nécessaire pour évaluer le comportement de l’Iran. En lieu et place, l’intérêt supposé de l’Iran pour le nucléaire est copieusement dépeint comme un comportement d’extrémistes irréfléchis.

L’Iran, bien sûr, insiste sur le fait que son programme nucléaire poursuit des buts pacifiques et qu’il n’est nullement destiné à la fabrication d’armes. À ce point, il n’y a pas de preuves tangibles que l’Iran ment. De fait, les services de renseignement américains ont affirmé que l’Iran avait abandonné en 2003 ses recherches autour d’un projet d’ogive nucléaire.

Alors qu'Israël, le Pakistan et l’Inde sont dotés d’un arsenal nucléaire...

Ainsi donc, pourquoi l’Iran est-il particulièrement visé dans cette condamnation concernant son intérêt supposé pour un armement nucléaire, alors qu’il est admis qu’Israël, le Pakistan et l’Inde soient dotés d’un arsenal nucléaire ?

Un argument avancé par les organes américains d’information, c’est que l’Iran est un signataire du traité de non-prolifération, alors qu’Israël, le Pakistan et l’Inde n’en sont pas et que, de ce fait, on peut adresser davantage de reproches à l’Iran, qui ignore les dispositions du traité, qu’aux autres, qui ne tiennent carrément aucun compte de ce même traité.

Mais cet argument n’a guère de sens. Il revient à donner le feu vert nucléaire à des États voyous qui ont refusé de signer le traité.

L’absurdité de cette situation est particulièrement remarquable dans le cas d’Israël, même après qu’il eut infligé une condamnation extrêmement sévère à un technicien israélien, Mordechai Vanunu, pour avoir divulgué en 1986 des faits relatifs au programme nucléaire de son pays. Vanunu fut kidnappé en Italie, ramené en Israël et jugé en secret. Il fut placé en isolement durant 11 ans, sur une sentence d’emprisonnement de 18 ans.

Même aujourd’hui, Vanunu risque d’être arrêté s’il adresse la parole à des étrangers. Pourtant, ce tireur de sonnette d’alarme est presque autant traité comme un paria par la presse américaine qu’il ne l’est par le gouvernement israélien.

Alors que les journalistes américains se taisent à propos de l’arsenal nucléaire secret d’Israël et qu’ils traitent les poursuites à l’encontre de Vanunu comme si ce dernier les avait méritées, ils protestent contre le programme nucléaire iranien, bien que celui-ci soit placé sous le contrôle de l’Agence internationale pour l’énergie atomique et qu’il reste très éloigné de toute possibilité, dans de brefs délais, de disposer d’une arme nucléaire, même si le gouvernement iranien décidait d’œuvrer en ce sens.

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Sujet / Message Re: Propagande politique

le Sam 25 Sep - 21:32
"La peur, l'inquiétude, l'angoisse, la délinquance, les immigrés, les
Roms, les jeunes, les jeunes des quartiers, les islamistes, la grippe,
le tabac, l'obésité, les alertes météo, le niveau qui baisse, les
otages des grèves, la drogue, les radars, et que sais-je encore...
l'important, c'est que vous ayez peur, la peur qui inhibe et qui fait
que l'on ne réfléchit plus à ce qui nous intéresse réellement. La lutte
des classes existe, les dominants la pratiquent tous les jours"
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Sujet / Message Re: Propagande politique

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