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Crise syrienne

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Sujet / Message Crise syrienne

Message par Syfou le Mar 29 Mar - 1:11

Les clés pour comprendre la révolte

La contestation gagne du terrain en Syrie. Ce mouvement inédit a commencé le 15 mars, à l'appel d'une page Facebook intitulée "La révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011" et réclamant "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence (depuis 1963) ni tribunaux d'exception". Depuis, la répression fait rage. La France a recommandé lundi à ses ressortissants voyageant en Syrie "d'éviter" les villes de Lattaquié, sur le littoral, et de Deraa, au sud du pays, où des violences se sont produites ces derniers jours.

Qui est Bachar-el-Assad ? Deuxième fils du président Hafez El-Assad, dont le règne sans partage à la tête de la Syrie a duré de 1971 à 2000, "Bachar El-Assad était destiné à devenir ophtalmologiste", explique Antoine Basbous. En 1994, après la mort du fils aîné Bassel, le jeune Bachar alors âgé de 29 ans est contraint de rentrer de Londres "pour récupérer l’héritage de son frère". Entre 1994 et 2000, Hafez prépare la succession de son fils "alors qu’il avait deux vice-présidents depuis une quinzaine d’années". Mais à la mort d’Hafez El-Assad, le 10 janvier 2000, les deux hommes sont écartés car "le pouvoir doit s’inscrire dans une dynastie".

Afin de permettre à Bachar El-Assad de se présenter à l’élection présidentielle, le parlement modifie en urgence la constitution. L’âge minimum requis pour la candidature est ramené de 40 ans à 34 ans. Candidat unique, il est élu à la tête de la Syrie par référendum le 10 juillet 2000.

Le 27 mai 2007, il entame second septennat. Avec 97,62% des suffrages exprimés, le scrutin tourne au plébiscite. Le président Bachar El-Assad bénéficie d'une "certaine popularité à titre individuel", écrit Peter Harling, directeur de projet à l’International Crisis Group dans une tribune publiée dans Le Monde. Tout comme son père, le raïs cultive une certaine forme de culte de la personnalité. Des portraits de lui fleurissent un peu partout en Syrie. Le 25 mars, les forces de l'ordre ont d'ailleurs ouvert le feu sur les manifestants de Deraa lorsqu'ils ont arraché un portrait du président et tenté de déboulonner la statue de son père.

Qu’est-ce que le parti Baas ?Créé en 1947 à Damas, le parti Baas signifie littéralement parti socialiste du Renouveau Arabe. "Ce parti unique contrôle le pouvoir depuis un coup d’Etat en 1963", précise Antoine Basbous. Avec "Unité, Liberté, Socialisme" comme principe fondateur, la formation s’est donné pour objectif d’unifier les pays arabes en une seule et grande nation. Mais "le parti Baas n’a pas respecté sa devise. Il est devenu un parti Etat, un parti totalitaire à l’image du RCD tunisien (parti du président déchu Ben Ali NDLR), un instrument au service de la minorité alaouite", analyse le politologue. "Le parti contrôle à son profit tous les rouages du pouvoir. Il est incontournable". Sans oublier la corruption. "Personne n’ose critiquer le parti Baas. Ses membres font ce qu’ils veulent, ils utilisent les moyens du pouvoir pour sa propre clientèle".

Quelle est la religion majoritaire ? La Syrie est majoritairement musulmane. Selon les chiffres du Sénat français, 74% des Syriens sont sunnites, 10 % alaouites (branche de l’islam chiite considérée comme hérétique), 3,5% chiites et 3,5% de la population est chrétienne.

La pouvoir politique est détenu par la minorité alaouite dont le président El-Assad fait partie. Son épouse, elle, est sunnite. "Les membres du parti baas représentent la mosaïque nationale", souligne le politologue. Toutes les communautés sont représentées mais "le commandement reste aux mains des alaouites".

Quelle est l’influence des islamistes ? Tout groupe ou mouvement apparenté à la doctrine islamiste n’a pas le droit de cité. Depuis 1980, les Frères musulmans sont passibles de la peine de mort. Leur influence aujourd’hui, elle reste difficile à mesurer "dans la mesure où il n’y a pas d’élection ou que les scrutins existants sont faussés", décrypte Antoine Basbous. "Les islamistes jouent sur la fibre de la minorité. Ils prétendent défendre la majorité sunnite, maltraitée par la minorité alaouite".

Quelles sont les relations avec le voisin israélien ? "Israël protège la minorité alaouite. Elle estime que si la majorité sunnite était au pouvoir, il lui serait moins facile de traiter avec elle", explique le directeur de l’Observatoire des pays arabes. "Le pouvoir affiche une posture anti-israélienne mais dans les faits pas une balle n’a été tirée sur le Golan depuis son occupation en 1967". Cette zone de 1.200 km² est occupée par les Israéliens depuis le 4 juin 1967.

"C’est un voisin calme qui ne dépasse pas la ligne rouge", poursuit-il. "Lorsque la Syrie a essayé de tricher, Israël a riposté. En septembre 2007, quand la Syrie a voulu construire une centrale nucléaire, elle a été immédiatement détruite". La seule chose qui nuit réellement aux relations des deux pays est le lien de Damas avec Téhéran "qui finance et fournit des armes au Hezbollah au Liban". "C’est un allié difficile et particulier qui a l’avantage de maintenir la paix sur le Golan et qui ne remue pas trop".

Quel est son rôle stratégique dans la région ? "La Syrie appartient au croissant chiite mis en place par l’Iran. Il s’étend de la mer Caspienne à la mer Méditerranée", analyse Antoine Basbous. "La Syrie en est une pièce maîtresse. Elle a une tutelle sur la Palestine, le Liban et intervient en Irak pour mettre en difficulté les Américains ".

Quelle est l’économie du pays ? Le salaire moyen est de l'ordre de 200 dollars mensuels. A titre de comparaison, au Liban il se situe autour de 400 dollars par mois. Officiellement, le chômage des moins de 30 ans se situe autour de 30%. Frappés par la sécheresse depuis plusieurs années, de nombreux syriens ont fui les campagnes pour gagner les grandes villes du pays.

Quelles sont les raisons de la révolte ? "Les Syriens aspirent à pouvoir choisir eux-mêmes leurs dirigeants. Ils ne veulent pas être condamnés à vivre sous le joug des Assads et de la répression". Quant à la suite des évènements, elle dépendra de l’ampleur de la révolte. "S’il n’y a qu’une ville qui se soulève, il est très facile de réprimer le mouvement à l’instar de l’épisode sanglant de Hama en 1982. 30.000 personnes sont mortes en cinq jours sous les bombardements du pouvoir"

ANALYSE - Décryptage avec Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes.

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Droit_De_l'Homme le Mer 30 Mar - 7:56

Syrie : Le gouvernement tombe

Le gouvernement de Naji Otri est tombé. Après les violentes manifestations du week-end dernier, au cours desquelles plus d’une centaine de manifestants et membres des forces de sécurité ont été tués par balles, le gouvernement a sauté comme un fusible.

Officiellement, pour calmer l’opposition et redonner le jeu au président Bachar Al Assad pour mener quelques réformes politiques. « Le président Assad a accepté aujourd’hui la démission du gouvernement de Mohammad Naji Otri et lui a demandé d’expédier les affaires courantes », annonce l’agence de presse syrienne Sana. Le nouveau gouvernement, dont la composition devrait être connue d’ici la fin de la semaine, aura pour tâche de mener à bien le programme de réformes que Bachar Al Assad doit annoncer incessamment.

Parmi ces réformes, doivent figurer l’abrogation de l’état d’urgence, la libéralisation de la presse et l’instauration du pluralisme politique, réclamées par le mouvement de contestation lancé il y a deux semaines en Syrie. Entretemps, le pouvoir a mobilisé des centaines de milliers de personnes pour afficher la popularité du chef de l’Etat, qui doit annoncer incessamment à la nation une série de mesures figurant parmi les revendications des protestataires, notamment l’abrogation de l’état d’urgence. Des milliers de manifestants pro-pouvoir ont défilé, drapeaux au vent, hier sur la place des Sept Fontaines à Damas, face à l’imposant bâtiment de la Banque centrale où a été tendu un immense portrait du chef de l’Etat.

« Dieu, la Syrie, Bachar et c’est tout », « Par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi, Bachar », scandaient les manifestants. Il s’agit des plus importantes manifestations depuis l’arrivée au pouvoir de Bachar Al Assad en 2000, où il avait succédé à son père Hafedh qui dirigeait le pays depuis 1970. La télévision syrienne a montré des rassemblements identiques dans les principales villes, à l’exception de Lattaquié, principal port de la Syrie, où les autorités avaient demandé de ne pas se rassembler pour des raisons de sécurité. Durant le week-end dernier, des hommes armés avaient ouvert le feu sur la population à Lattaquié, faisant 13 tués parmi les militaires et les civils et 185 blessés. Le régime a accusé les intégristes. Par contre, au sud du pays, à Deraa, épicentre de la contestation, 300 personnes ont manifesté hier contre le pouvoir en scandant « Révolution, révolution », « Oui à la liberté, non au confessionnalisme » et « Dieu, la Syrie, la Liberté ». La levée de l’état d’urgence n’aura qu’une portée symbolique si elle ne s’accompagne pas d’autres réformes importantes, estiment des analystes. « Dans la situation actuelle, il faudrait une réforme radicale de la répartition du pouvoir », selon Faysal Itani de l’institut britannique Exclusive Analysis.

Pour Nadim Houry, chercheur à l’organisation Human Rights Watch, basée à New York, « même si cela représente bien sûr un pas en avant, beaucoup d’autres réformes sont nécessaires pour que les Syriens puissent jouir d’une liberté qu’ils méritent ». Pour autant, la chute du pouvoir de Bachar n’est pas envisagée par les experts. Selon Stéphane Valter, maître de conférences en langue et civilisation arabes à l’Université du Havre, il est relevé que beaucoup de Syriens soutiennent le régime. Beaucoup d’alaouites et de chrétiens, et même les riches sunnites préfèrent ainsi le régime actuel à une prise du pouvoir par les Frères musulmans et les sunnites. De même, Bachar Al Assad est aussi apprécié à titre personnel.

Aujourd’hui, le plus probable est que le régime fasse quelques concessions, comme sur la lutte contre la corruption et de nouvelles mesures économiques, les plus urgentes. Ensuite, soit la situation se tassera, soit la répression sera violente et fera de nombreux morts. Les forces de sécurité feront en effet tout pour garder le pouvoir et ne laisseront pas une révolte se développer, surtout si elle est islamiste. Mais il évacue un scénario à la tunisienne. Sur la chaîne française TF1, il a estimé que cela semble très improbable. Cer tes, la contestation a des fondements économiques, comme en Tunisie. Mais les différentes confessions présentes en Syrie rendent ensuite difficile l’établissement d’un front commun. De leur côté, l’armée et les forces de sécurité ne changeront pas de camp. Le cas le plus extrême pourrait être un coup d’Etat aux dépens de Bachar Al Assad. Quoi qu’il en soit, même si la protestation se calme, le pouvoir doit lancer des réformes économiques. Sinon, le pays restera une poudrière sociale.

Le Quotidien d'Oran

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Sphinx le Ven 29 Juil - 2:03

Les faces cachées de la crise syrienne et les moyens d’en sortir

Une République Laïque et démocratique

Plus de 100 jours se sont écoulés depuis le déclenchement des événements en Syrie. Personne ne s’y attendait. Les analystes de la radio BBC se posaient presque quotidiennement la question des raisons ayant permis à ce pays d’être épargné par la rébellion arabe.

La réponse en fait, elle est à la fois simple et compliquée. Elle se résume en quelques mots : la Syrie, contrairement aux pays arabes secoués, ne tourne pas dans l’orbite étatsunien (Bahreïn, Egypte, Jordanie, Oman, Tunisie et Yémen), elle a vivement protesté contre la guerre de Bush en Iraq, elle soutenait la cause arabe, la résistance palestinienne et libanaise et dispose de relations extérieures indépendantes, d’où l’idée répandue : elle est immunisée. Sur le fond, ce raisonnement n’est pas faux. Mais en fin de compte, elle n’a pas été épargnée, bien que les circonstances y soient différentes.

Ainsi, à partir du 15 Mars le pays est entré en mouvement suite à une erreur flagrante de la police dans une ville de taille moyenne dans le sud (Daraa). La réaction des gens dans la rue a été forte et inhabituelle. On a attaqué et brûlé les biens publics, le palais de Justice, des bureaux de Poste, des voitures et bus de transport en commun….bref, tout ce qui symbolise l’état.

Les gens criaient « Houriyé … hourriyé … liberté … liberté. » A côté de ce slogan légitime, on a vu des gens qui brandissaient du pain pour dire probablement qu’ils ont faim. Cependant, ils utilisaient des mobiles satellitaires dont le prix n’est pas à la portée de tout le

Les médias arabes et internationaux se sont soudainement et vivement intéressés à la Syrie. L’importance géopolitique du pays est sans doute le moteur principal de cet intéressement. Ensuite, il y aura l’impact qu’il pourrait avoir en cas de chute du gouvernement sur l’ensemble des pays qui l’entourent.

Néanmoins, ces médias, qui ont concentré leur effort sur l’aspect apparent de la crise (filmer ou acheter des reportages décrivant les événements se déroulant dans la rue), n’ont pas accordé assez d’attention aux aspects socio-économiques, démographiques ou politiques de la société syrienne d’une part, ni à l’ingérence et à la pression étrangère d’autre part (Turquie. Etats Unis, Europe).

Les événements se sont déclenchés car tout était en « standing up » dans l’attente du bon moment. Les troubles ont évolué graduellement en employant la haute technicité (portable satellitaire de haut de gamme, camera avec zoom, montage, possession et utilisation judicieux d’archives venant de la guerre du Liban et de l’Iraq, l’intégration petit à petit des groupes armés au sein des manifestants. On a même réussi à induire en erreur la grande Agence de Reuters qui a vendu certains reportages falsifiés à France2 et à la télé australienne.

Dans un escalade inhabituelle à la tradition du peuple syrien, on vient d’apprendre que 30 personnes ont trouvé la mort suite à un affrontement entre des partisans des réformes proposées par le Président syrien et des opposants dans la ville de Homs (selon la télévision privée syrienne Addounia et la BBC). Une étape dangereuse vient d’être franchie.

Et selon le journal libanais Al Dyar d’aujourd’hui 20 Juillet, le Président syrien, Bachar al-Assad va prononcer dans les jours à venir un discours où il annoncera l’abrogation de l’article 8 qui a consacré la suprématie du parti Baas comme il appellera aux élections présidentielles directes par la population.

Dans cet aperçu panoramique nous tentons un exercice difficile d’éclairage sur cette question délicate en essayant de combler les points omis, volontairement ou non, par les uns ou les autres. Nous n’avons pas, bien entendu, la prétention de détenir la vérité.

Nous vivons dans un monde où l’information va plus vite que la lumière, l’instantanéité et la quantité des nouvelles que nous subissons par minute, ne laisse plus place, parfois, voire souvent, au temps nécessaire à les décortiquer.

1. Les faces cachées

a. Evolution démographique galopante/ difficultés économiques

Si la Syrie comptait 3 millions de citoyens en 1960, un demi-siècle plus tard elle oscille entre 23 et 24 millions d’habitants. Cette croissance démographique inflationniste a eu des conséquences socio-économiques négatives sur la population. L’incapacité structurelle d’absorber un chômage qui ne cesse de croitre au fil de temps en est une. Et pourtant, le pays connait une économie dynamique notamment après les allégements administratifs et le transfert de certaines activités vers le secteur privé, qui est même devenu majoritaire dans certains domaines comme le transport, l’industrie pharmaceutique ou le secteur touristique qui a connu une vraie mutation (5,9 millions touristes en 2008 contre 3,3 millions touriste en 2007 selon cyberpress.ca).

La croissance oscille, selon certains sites spécialisés entre 5 et 6 % avec un pic de 8 % durant les 5 dernières années, alors qu’ Abdallah Dardarie, anicien vice premier ministre pour les affaires économiques situe cette croissance à 5,5%.

Chiffres-Clés de l’économie syrienne (Source : FMI - septembre 2010)

Année 20052006 2007 20082009 2010 2011
Produit Intérieur Brut (Md USD) 28,6 33,5 40,6 54,5 52,5 59,4 66,0
Croissance réelle du PIB (%) 6 5,2 6,3 5,2 4 5 5,5

Malgré tout cela, le marché de l’emploi n’arrivait pas à absorber des milliers des jeunes qui y arrivent. La société syrienne est majoritairement jeune. De ce point de vue, la jeunesse est une richesse, mais la croissance économique n’arrive pas à répondre à cette richesse humaine. Il ne serait pas du tout Surprenant et ce n’est pas un secret de polichinelle de voir une partie de cette jeunesse exprimer sa colère.

Aucun pays au monde n’est en mesure de marier ce couple impossible : Natalité accrue et emploie. Des études récentes ont montré qu’un des éléments qui bride la croissance de l’économie étatsunienne est la hausse démographique depuis un certain temps.

D’ailleurs, toute initiative gouvernementale afin de remédier à cette inflation s’est heurtée à un mur et aussi un refus ferme de la part des religieux qui regardaient d’un mauvais œil les incitations et les mesures qui encouragent à limiter les naissances.

De toute manière, tant que la question démographique n’est pas définitivement résolue, les difficultés persisteront quel que soit le modèle politico – économique choisi.

A titre d’exemple et sans vouloir blesser le sentiment de qui ce soit, est-il normal que l’Iraq des années soixante-dix ait accueilli 4 millions d’égyptiens demandeurs d’emploi. Aujourd’hui, on parle de 2 millions d’égyptiens en Arabie Saoudite, un million et demi en Libye et nous ne savons combien au Liban ou au Koweït… La question qui se pose aux religieux : est-ce le rôle d’une nation de produire des êtres humains et de les envoyer ailleurs ?

Les pays arabes dits riches, l’Arabie Saoudite, Oman, Emirats Arabes Unis, Kuwait, Bahreïn connaissent aussi un taux de chômage colossal. C’est seulement grâce à l’intervention de l’Etat et au soutien du pouvoir public y compris le Conseil coopératif des pays du Golfe, en matière de logement, de soins de santé, de scolarité et même des frais du mariage que l’explosion sociale a pu être provisoirement différée. La manne pétrolière y est pour quelque chose, mais cela n’est pas à la portée de tout le monde. A titre d’exemple, Oman, a reçu du jour au lendemain, à peine une semaine après le déclenchement des manifs, un don fraternel de 10 milliards de dollars du Conseil Coopératif. Le 18 Mars dernier, par peur d’une contagion du Bahreïn, le Roi Saoudien a injecté 70 milliards de dollars dans l’économie.

Quant à la Syrie, à côté de 23 millions de syriens, il faut ajouter l’arrivée en 2003 sous forme des vagues de UN MILLION ET DEMI d’ irakiens apeurés fuyant « une guerre sans nom » dont l’acteur est un champion tranquille de l’Arme du Mensonge Massif qui passe sa retraite tranquillement au Texas. Le gouvernement et le peuple syrien ont pris en charge cette population soeur : logement, soins de santé, travail et scolarité….Les irakiens se sont intégrés petit à petit et ils n’ont pas l’intention de retourner chez eux en raison des attentats qui ne finissent plus.

Il y a également 500.000 frères palestiniens qui ont été chassés de chez eux depuis 1948 et qui y ont trouvé une terre d’asile. Ils ont bénéficié des mêmes droits que les citoyens hospitaliers et certains parmi eux ont pu accéder aux postes importants au sein de l’état (PDG, directeurs….).

Selon la FAO, la Syrie qui fait partie des pays en voie de développement, est le seul pays qui a réussi à atteindre l’autosuffisance alimentaire suite à une politique agricole encourageante où la réforme agraire a été appliquée depuis longtemps. Toutefois, le pays connait depuis quatre ans consécutifs la plus grave sécheresse depuis un siècle. Le gouvernement se trouve dans l’obligation d’assurer la nourriture de 3 à 4 millions de personnes dans l’Est du pays.

b. Statut quo sur les frontières : Lourd et onéreux

A peine la première République est née après l’indépendance, que le pays se voit impliqué dans un conflit fleuve de 63 ans et la sortie du tunnel n’est pas pour demain. Cette implication a nécessité une mobilisation énorme de ses ressources humaines et financières.

En dépit d’une volonté avérée pour la paix, toutes les tentatives engagées lors de la conférence de Madrid (1991) jusqu’à maintenant n’ont pas abouti à une solution tangible, en raison des difficultés politiques purement internes en Israël, liées au mode de scrutin, totalement proportionnel, qui empêche de dégager une vrai majorité d’une part, et à l’absence d’une volonté réelle de la part des Etats Unis et de l’Europe à convaincre l’Etat hébreu de respecter les résolutions de l’ONU. Et pourtant, les deux pays ont été à deux doigts de signer un accord global qui pacifie les relations entre les deux pays. Ehud Barak, premier ministre israélien a avoué au Martin Indyk, l’assistant du Secrétaire d’Etat Américain, qu’il ne pouvait signer l’accord négocié avec la Syrie, en raison de ses problèmes avec la coalition qu’il dirige [Charles Enderlin in Le rêve brisé ; Fayard. 2002].

A plusieurs reprises, le Président syrien s’est plaint devant des délégations étatsuniennes (membres du Congrès ou du Sénat...) de l’absence d’un dynamise fort par les administrations américaines pour la paix.

Désespéré par l’attitude euro-étatsunienne, il a fini par accorder sa confiance à son voisin Turc, en raison de sa proximité et de ses relations privilégiées depuis plus de trente ans avec Israël, une sorte d’exclusivité afin de démarrer les négociations. Monsieur Tayyeb Rajab Erdogan, le premier ministre turc a fini à son tour, après plusieurs initiatives, par jeter l’éponge et reconnaître l’absence d’une volonté réelle chez ses interlocuteurs israéliens pour la paix.

Ce statut quo est onéreux et pèse lourdement sur un petit pays comme la Syrie et constitue un obstacle réel au développement. A titre d’exemple, le gouvernement a été contraint à débourser la somme de 940 millions de dollars il y a trois ou quatre ans pour l’achat des missiles sol-air pour faire face aux violations répétitifs de l’aviation israélienne à l’espace du pays. Une somme que le gouvernement a préféré l’injecter dans l’économie.

c. Caractéristiques spécifiques des événements

Si les qualificatifs, révolution, rébellion, insurrection ont été employés pour désigner les circonstances ayant eu lieu dans quatre pays arabes ; les événements de Syrie, correspondent plutôt à une sédition qu’autre chose car les séditieux avaient une feuille de route. Ceux-ci, ont surfé sciemment sur les réclamations légitimes des citoyens (travail, logement, liberté et amélioration des services de l’Etat…) et ont tenté de récupérer ce mouvement pour des objectifs propres à eux.

Les préparatifs (stage d’entrainement militaire et en communication….) ont démarré depuis le virage de la Syrie vers une coopération économique large avec l’Iran et la confirmation de son soutien à la résistance libano-palestinienne. La visite du Président russe Dimitri MEDVEDEF en Syrie, en 2010, a été la goutte qui a débordé le vase car le revirement syrien est net vers son ancien allié.

Une base militaire maritime russe opère d’ores et déjà sur le littoral méditerranéen syrien, offrant une place de choix aux forces maritimes russes, un rêve de 300 ans qui se réalise. Ce rêve est en pleine contradiction avec la convention américano-saoudienne signée en 1945 : Pétrole contre Parachute de sécurité.

Le port de Tartous présente l'avantage de se situer entre les 2 points de passages stratégiques que sont les Détroits turcs, et le canal de Suez (cercles rouges sur la carte). En haut à droite, les 2 principales bases navales russes en Mer Noire (Novorossisk est en chantier, prévue pour être opérationnelle en 2020). Photo : Google Map. Sources : RIA Novosti, Defense UpDate, Warfare.

De quoi s'agit-il ? Les américains reconnaissent la légitimité de la famille royale saoudienne comme une force dominante dans la région en assurant sa sécurité alors que celle-ci est invitée à utiliser tous les moyens (carte blanche) afin d’empêcher « l’Ours blanc » de s’approcher des eaux chaudes. La réislamisation de la région a été l’une des armes employées pour réaliser cette politique. Les wahhabites saoudiens via leur nouvelle vitrine les Salafistes et ses différentes branches (Frères Musulmans, Djihadistes,…) ont, en effet, accompli impeccablement cette mission, à coup de milliards de dollars, à une exception près : La Syrie. Ce pays demeure le dernier bastion de la diversité et de la laïcité. Il faut la corriger, la mettre à genou et tous les coups sont permis.

Le rôle de la famille royale saoudienne comme le mécanisme employés pour se protéger et maîtriser le monde arabo-musulman ont été clairement développés par Alain CHOUET, l’ex-Chef de la DGSE français, lors d’un colloque qui a eu lieu au sénat cette année :

videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.htm.

Localisation des événements

Une autre spécificité de l’affaire syrienne est la proximité de la plupart des communes qui ont été le théâtre de différents épisodes de troubles, des zones frontalières. Deraa (point de départ) est à 10 km de la Jordanie, Tell Kalakh est à moins de 5 km du Liban, Banias est une vitrine maritime, Homs est à proximité du désert, Idlib est à 40 km de la Turquie….Douma est dans la campagne de Damas.

C’est dans cette commune (Idlib) que le plus grave des événements a eu lieu. Selon le média gouvernemental, plusieurs centaines de Djihadistes ont pris la commune sous leur autorité en brisant les symboles de l’Etat (La Poste, le Palais de justice…) et ont fini par couper la route internationale liant Alep à Lattaquié faisant 123 morts parmi la police et autre service d’ordre. L’entrée de l’armée trois jours plus tard a permis de mettre en évidence trois charniers où le média international a été invité comme le corps diplomatique étranger à Damas à les constater. Selon des sites proches du gouvernement, Robert FORD, l’Ambassadeur Américain à Damas a reconnu que ces charniers sont l’œuvre de professionnels.

Quant aux grandes Métropoles (Alep et Damas), qui englobent à elles seules plus de 40 % de la population, elles sont restées calmes et en contraste avec la situation en Tunisie, l’Egypte, le Yémen ou le Bahreïn où l’essentiel a eu lieu dans les capitales de ces pays.

d. Rôle de média

Il est inutile de répéter l’importance primordiale des médias dans chaque événement dans le monde. A peine les séditieux ont-ils déclenché leur sédition profitant d’une erreur grave de la part de la police locale dans le sud du pays et en dépit des mesures disciplinaires fortes (arrestation et emprisonnement) des responsables du détachement de la sécurité en vue de les juger, les médias arabes, notamment les deux chaînes concurrentes , Al Jazzera (financée par l’émirat du Qatar, pays profondément démocratique comme chacun sait) et Al Arabiya (financée par le Royaume Saoudien, pays qu’on ne présente plus) se sont jetés sur l’affaire avec une certaine partialité. Des faux reportages (venant, pour une part des archives du Liban ou de l’Iraq), des faux témoins, des « témoins oculaires » qui disposent parfois d’une capacité de vue excellente où ils arrivent à décrire des événements à plus de 300 km d’eux. Toutefois, personne ne peut nier que le pays est en crise, mais ce qui est frappant, c’est est la façon dont le média traite les informations provenant de la Syrie. Un « black-out » total sur les marches en faveur des réformes qui sont en cours.

Le seuil de rupture avec l’honnêteté journalistique de ces chaînes a été atteint en boycottant les informations provenant de Bahreïn où des lieux de prières ont été rasés et des livres saints ont été brulés.

Patrick Cockburn, le correspondant de The INDEPENDENT pour l’Iraq et le proche Orient, a été l’un des premiers qui a souligné que beaucoup de reportages sur la Syrie ont été obtenus sans pouvoir les vérifier. (Lire : Don’t beleive anything….The INDEPENDENT, 26.06.2011).

Fabricants des zizanies… cultivateurs des haines

Le pire a été la retransmission en direct d’un prêche de la prière du vendredi 25 Mars par son éminence, le Président du rassemblement international des savants musulmans, l’Imam Youssef Quardawi, via la chaîne Qatari al Jazzera. Un discours obscurantiste, un prêche indigne, un prêche de haine confessionnelle et sectaire appelant le peuple syrien à se soulever les uns contre les autres et ensuite à se débarrasser des athées et des laïques. Deux heures de haine, deux heures de non-sens. Dans les jours suivants, il n’a pas épargné des Imams syriens connus pour leur ouverture d’esprit.

Chez certains docteurs en religion, il y a une certaine confusion entre la laïcité et l’athéisme. En fait, eux même connaissent parfaitement la différence entre les deux termes, mais ils font l’amalgame exprès depuis 1945 afin de décrédibiliser et mieux effacer l’une et l’autre. Ils sont à l’image de ceux qui font l’amalgame entre Islam et Islamisme afin de développer l’islamophobie. Il est vrai aussi que la traduction du mot laïcité en arabe est sujette à une certaine confusion pour les citoyens ordinaires, mais pas pour ces théologiens qui poussent en toute connaissance de cause cette confusion à l’outrance afin de la transformer en drame.

Les réseaux sociaux ont contribué aussi à cette sédition. Des fatwa de honte ont été décrétées et publiées sur le web. Nous nous limitons à souligner les plus dangereuses et les plus réactionnaires :

1. Fatwa de son éminence le Cheikh Saleh El LAHHIDAN, membre du Haut Comité des Imams Saoudiens. Son éminence a appelé le peuple au Djihad contre le gouvernement syrien même si cela devrait couter le tiers de la population, 8 millions de citoyens [interprétation de l’école Malikite].

https://www.youtube.com/watch?v=PfqG1...eature=related

2. Fatwa de son éminence, Cheikh Adnan Ar’ar qui a appelé les Habitants d’Alep (dans le Nord) à faire face contre le pouvoir même si cela devait coûter 100.000 morts.

Ces deux Cheikhs ne sont que de simples exemples parmi d’autres, qui utilisent le You tube à outrance et les chaînes satellitaires mises à leur disposition. Ils ne pensent qu’à la mort, on dirait que la vie et la joie n’ont plus de place dans leur cœur ou dans leur dictionnaire. Ils nous rappellent des déclarations fâcheuses de certains responsables arabes qui se trouvaient à plusieurs milliers de kilomètres d’Israël et qui étaient prêts à se battre contre cet Etat jusqu’aux derniers soldats égyptiens et syriens.

Pas moins de 125 chaînes satellitaires orientées vers la population arabe (certaines 24 / 24), ne diffusent que des émissions religieuses dont deux sont dédiées au peuple syrien. Est-ce que cela est normal au 21 me siècle ? Il est étonnanat aussi que le monde arabe n'a pas être doté au moins d'une seule chaîne satilitaire laïque !

L’Islam en Syrie


L’islam en Syrie est moderne et réformiste. Les syriens, vivent depuis des siècles dans une harmonie quasi-magique et une tolérance remarquable. Les syriens ont été élevés dans des écoles laïques. Ainsi, des millions des citoyens du monde viennent dans ce pays pour vivre et partager cette largeur d’esprit. Des millions de personnes viennent assister au « Baptême de tolérance » qui se déroule quotidiennement dans la salle de prière de la mosquée Omeyyade à Damas, où des chrétiens et des musulmans se trouvent ensembles dans cette salle qui abrite aussi le tombeau de Saint-Jean Baptiste.

Tombeau de Saint-Jean Baptiste à Damas Syrie 2001 : Sa Sainteté Jean Paul II et Son Eminence

(Salle de prière : Mosquée Omeyyade) Grand Mufti de la Syrie Mohammed KEFTARO


Ce n’est pas un hasard, non plus, si des aleppins musulmans ont exprimé leur chagrin et leur tristesse lorsque les autorités religieuses Grecques Catholiques ont décidé de déplacer l’icône de Saint-Georges qui se trouvait dans leur quartier vers la nouvelle église. Il est habituel aussi de voir des citoyens musulmans venir le vénérer dans la nouvelle église de Saint-Georges, saint qui, pour eux, porte le nom AL KHOUDERE.


e. Evolution des événements

Si en Egypte, en Tunisie ou au Yémen, le slogan principal des manifestants dès le début a été : « le peuple veut la chute du Président ». En Syrie, le mot dominant a été « Hourriyé…hourriyé…liberté ». Les marches ont été ainsi pu attirer l’attention et obtenir une certaine sympathie auprès de la population.

Un peu plus tard et avec l’intégration des hommes armés, bon gré mal gré, au sein des manifestations, le don a changé et le slogan aussi. L’article du Sunday Times daté du 26 juin est significatif à cet égard. Il décrit authentiquement comment des hommes armés ont intégré le cortège d’une manifestation pacifique menée par des chefs de tribus dans la ville de Ma’ret al Nou’man (pas loin de Turquie), qui réclamait à l’Etat plus d’investissement et plus de projets économiques dans leur région.

Les premiers hommes armés intégrant la manif ne portaient que des pistolets ce qui est déjà une infraction à la loi. Les chefs de tribus ont pensé que ces armes devaient servir à assurer leur protection. Plus tard, des barbus sont arrivés à bord de pick-up et de voitures sans plaques d’immatriculation avec des fusils et des lances roquettes ; là, les meneurs pacifistes de cette manifestation ont compris qu’ils avaient perdu le contrôle et qu’ils avaient été piégés.

Des vies humaines parmi les policiers et des réservistes de l’armée ont été sacrifiées. Ils étaient dans leur caserne au centre-ville. Pour plus de détail, lire : Syria caught in crossfire of extremists Et Islamists battle Syrian regime. (www.The SundayTimes 26.06.2011, Hala Jaber).

Et des martyres qui tombent !

Quant aux vies perdues, elles sont nombreuses, mais là aussi les chiffres diffèrent d’une source à un autre. Les chaînes satellitaires ont pris la fâcheuse habitude de ne pas souligner le nombre de policiers et de soldats tombés lors des attaques des personnes armées contre eux. Il aura fallu attendre un reportage de Cnn et de The Sunday Times pour admettre que le nombre de morts à déplorer parmi les services de l’ordre est impressionnant.

Selon la CNN du 27 Juin, le nombre des vies perdues varie de 630 selon Madame Cha’aban à 1100 selon les autres. Quant au service de l’ordre, 400 morts sont à déplorer aussi et plus de 1100 blessés. Mais le nombre de policiers et de soldats tués a atteint maintenant les 500.

2. La crise syrienne et le monde !

a. La Russie et la Chine : Niet c’est Niet !

En deux mots, la Chine et la Russie sont déterminées à faire barrage à toute résolution de l’ONU, en raison des relations stratégiques anciennes avec la Syrie, exprimant leur satisfaction de l’ensemble des lois décrétées qui devront aboutir à une ouverture plus large et une participation plus équitable dans la société et la politique. A plusieurs reprises, des hauts responsables russes ont déclaré que la Russie soutient le pays dans sa démarche. Les responsables chinois sont en phase avec les positions russes. Les deux pays sont irrités par les pays de l’OTAN en raison de dépassement du mandat de l’ONU pour la Lybie.

b. Les Etats UNIS : Ambigüité des positions !

Le 24 Avril, c’est-à-dire 40 jours après le démarrage de la sédition, les intentions étatsuniennes ont été insolemment dévoilées par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle FLOURNOY. Elle était tellement assurée de la réussite prochaine de la sédition menée contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que : La Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël ! (Lire la lettre du Prêtre Elie ZAHLAOUI).

http://www.partiantisioniste.com/actualites/syrie-lettre-ouverte-d-un-pretre-arabe-a-alain-juppe-0783.html

Autrement dit, la rue est à la disposition de Washington, si la Syrie exécute ces consignes, TOUT ira bien pour le gouvernement, Si NON…. On ne peut plus être plus claire. Ce message a été rapporté aussi directement, selon des médias proches du gouvernement, par le ministère des affaires étrangères Emirati aux décideurs syriens.

D’ailleurs il n’est plus secret que Washington a financé une partie de l’opposition (Chaîne Satellitaire Barada) selon des câbles diplomatiques analysés par le Washington Post de 18 Avril dernier.

c. L’administration OBAMA a tranché : Réforme et volontarisme dans la continuité.

Bien que les relations entre les Etats-Unis et la Syrie soient historiquement du genre [Je t’aime – moi non plus]. L’administration étatsunienne de Barak Obama est plutôt conciliante, protocolaire et diplomatique dans ses réactions. Elle a apparemment, après avoir analysé la situation, opté pour « la réforme et le volontarisme dans la continuité ». Il n’est pas interdit de penser que la tension repérée entre le Président Obama et son homologue le Président Sarkozy à cause de la Lybie a aussi contribué à cette prise de position. [www.lemonde.fr  ;/Ren... raté à Tripoli.

L’ensemble des déclarations de Madame Clinton va dans le sens de l’espoir afin de trouver une issue pacifique, sans omettre de répéter que la situation en Syrie n’a rien à voir avec celle de la Libye. Parfois, elle est critique envers Bachar al-Assad en réclamant d’accélérer les réformes, sans oublier pour autant de dire que : « Ce que nous avons entendu du Président Assad en matière de réforme, nous ne l’avons jamais entendu d’aucun responsable dans cette région ». Dernièrement, Madame Clinton a avoué que personne à l’étranger peut influer sur la situation en Syrie (16 Juillet en Turquie).

Actuellement, Robert FORD, l’Ambassadeur de Washington à Damas, selon plusieurs sources indépendantes, joue un rôle dans les contacts établis entre l’opposition à Damas et les conseillers du Président syrien. De multiples réunions, déclarées ou non, ont eu lieu entre le vice-président de la république et des membres de l’opposition.

Cependant, dans les dernières informations provenant de Damas, cet après-midi (11.07), on apprend que Monsieur R. FORD a effectué une visite sans l’autorisation du gouvernement syrien à Hama, une ville qui a connu des agitations la semaine dernière et a fait des rencontres avec des manifestants alors que ces mêmes manifestants interdisent aux fonctionnaires d’aller à leur bureau. Madame CHA’ABAN, conseillère auprès du Président syrien en matière de communication, a exprimé une vive protestation contre cette visite, car elle-même n’a pas pu entrer dans la ville en raison des barricades érigées alors que Monsieur FORD y était déjà. Une ingérence en flagrante délit. Imaginer la réaction étasunienne si l’Ambassadeur syrien était présent, même par hasard, à New-York, lors des troubles qui y ont eu lieu il y a quelques années. A un moment donné, les autorités étasuniennes ont interdit l’Ambassadeur iranien à l’ONU d’aller 25 km plus loin que New-York. Hier 12.07, Monsieur FORD s’est invité dans une cérémonie dans l’église protestante à Damas. L’archevêque et les fidèles ont interrompu la messe et on lui a demandé de quitter le lieu car il est persona non grata.

L’Europe, via la France et l’Angleterre, deux membres permanents à l’ONU, ont tenté l’obtention d’une résolution pour condamner le gouvernement syrien, mais sans succès. Toutefois, Les déclarations de Monsieur Alain Juppé ont suscité certains remous et émotion au sein de la population libanaise, irakienne et syrienne incitant le Prêtre arabe syrien Elie ZAHLAOUI à lui adresser une lettre ouverte.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/syrie-lettre-ouverte-d-un-pretre-arabe-a-alain-juppe-0783.html

d. La Turquie : Inimitié dans l’adversité !

Après des années de tension entre la Syrie et la Turquie, les deux pays ont fini par trouver un terrain d’entente qui a abouti à la signature d’un Mémorandum de coopération stratégique dans tous les domaines. La suppression du visa des ressortissants des deux pays a été l’un des moteurs forts de cette ouverture et symbole de confiance et de respect mutuel. L’échange commercial a atteint plusieurs milliards de Dollars et afin de rendre fluide le mouvement des gens et des marchandises le nombre de points de passage entre les deux pays a été multiplié.

La suite sur :
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-faces-cachees-de-la-crise-97881

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Syfou le Sam 24 Déc - 1:40

Syrie : double attentat à Damas, au moins 44 morts

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Au lendemain de l'arrivée d'observateurs arabes dans la capitale syrienne, au moins 44 personnes ont été tuées et 166 autres blessées à Damas dans deux attentats suicide à la voiture piégée qui ont visé vendredi deux bâtiments des services de sécurité, a affirmé Fayçal Meqdad, vice-ministre syrien des Affaires étrangères.

Un précédent bilan faisait état de 30 morts et d'une centaine de blessés. «Les dégâts matériels sont considérables. Les immeubles et rues voisines des bâtiments visés ont été endommagées», a indiqué le ministère syrien, affirmant que «la main d'Al-Qaïda était derrière ces attentats terroristes».

Lire la suite :
http://www.leparisien.fr/international/syrie-double-attentat-a-damas-au-moins-44-morts-23-12-2011-1781577.php

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Syfou le Mer 7 Mar - 2:13

Vidéo : 5 questions à Thierry Meyssan sur Baba Amr

La capture de soldats français en Syrie officielle ?
Le "repli tactique" des français de Baba Amr ?
Un centre de "fabrication" de l’information à Homs ?
Journalisme et engagement quelles limites ?
La crise syrienne dans la scène politique française ?

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Daûphin_zz_47 le Mer 7 Mar - 13:19

En Syrie, une poignée de jihadistes étrangers aux côtés des insurgés

Aux côtés des insurgés syriens, une poignée de jihadistes sunnites combat le président Bachar al-Assad. Elle constitue l'extrême minorité des opposants armés au régime, mais le phénomène pourrait s'amplifier.

Sur les 22 millions de Syriens, quelque 70% sont sunnites, 20% appartiennent à d'autres branches de l'islam (chiites, druzes, ismaéliens, mais surtout 12% d'alaouites, variante sectaire du chiisme à laquelle appartient le président syrien), et 10% sont chrétiens.

Le nombre de jihadistes étrangers est difficile à évaluer à l'échelle du pays. Les combattants rencontrés pendant près d'une semaine par un journaliste de l'AFP autour de Homs, ville-symbole de la révolte reprise le 1er mars par l'armée, étaient essentiellement des Syriens sunnites, avec parfois quelques étrangers de même confession, et très rarement des chrétiens du pays.

"Cinq Libyens se battaient à Homs avec nous. Ils ont tous été tués", a expliqué un chef de groupe de l'Armée syrienne libre (ASL, formée de déserteurs) ayant combattu dans la ville, confirmé par d'autres témoignages.

Il a réfuté la présence de nombreux étrangers. "Il y en a quelques-uns, de différentes nationalités, mais on est essentiellement des Syriens. Et Al-Qaïda n'a rien à voir avec nous, Al-Qaïda ne nous intéresse pas", a-t-il assuré.

"Dans un pays où le chaos s’installe, il va de soi qu’un espace se crée pour des volontaires étrangers", mais leur rôle "restera dérisoire à moins que les combattants syriens ne voient un intérêt à leur présence", estime Peter Harling, expert à l'International crisis group (ICG).

Mi-février, un observateur de la Ligue arabe à Homs avait dit à l'AFP sous le couvert d'anonymat que "de nombreux combattants étrangers" -islamistes pakistanais, afghans, libanais, irakiens, soudanais, libyens et yéménites- y menaient l'essentiel des actions armées et "dominaient tout le monde", l'ASL comme les activistes civils.

"C'est un produit de son imagination", rétorque M. Harling, "je ne vois pas comment des étrangers, à ce stade du conflit, imposeraient quoi que ce soit" aux Syriens, et "je ne crois pas non plus qu'ils soient nombreux".

La proportion d'étrangers "est probablement très mince", confirme Karim Emile Bitar, de l'Institut français de relations internationales et stratégiques (IRIS), mais "appelée à croître maintenant que le Qatar et l’Arabie saoudite ont ouvertement annoncé qu’ils étaient favorables à une militarisation de la révolution syrienne".

L'armement de l'opposition est vivement discuté dans les sphères arabes et occidentales, mais Washington y est réticent, craignant que les armes ne soient récupérées par Al-Qaïda.

Rejoignant les craintes occidentales, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a affirmé récemment qu'Al-Qaïda, très implantée en Irak, avait commencé à migrer vers la Syrie.

Mais pour Peter Harling, "rien ne permet de penser, à ce stade, que le conflit syrien évoluera" comme en Irak, régulièrement endeuillé par des attentats suicide meurtriers perpétrés par des volontaires locaux et étrangers.

Quelque part dans la campagne syrienne, Al-Baghdadi, grand Libanais barbu de 29 ans a été "enrôlé" dans l'ASL. Il affirme avoir été sniper à Bagdad pour soutenir l'ex-dictateur Saddam Hussein lors de l'invasion américaine avant de rentrer au Liban après la chute du régime.

Dans l'actuelle révolte, la religion "n'a pas d'importance", assure-t-il en désignant un compagnon d'arme chrétien. Et d'expliquer qu'il combat "le régime injuste d'Assad" pour "protéger les enfants syriens contre la mort", et de réclamer "l'aide de l'Otan" car sinon "le régime va gagner".

Un autre jihadiste qui tait sa nationalité, Abou Kassim, vêtu d'un shalwar kamiz -une tunique portée notamment en Afghanistan-, raconte avoir combattu l'armée américaine en Afghanistan et en Irak dans les années 2000. Ses frères d'armes le surnomment en riant "le taliban".

Il demande que la France mette en place "une zone d'exclusion aérienne" au-dessus du pays, "sinon on attaquera la France après avoir tué Bachar", lance-t-il hilare. Et ajoute, soudain sérieux: "On ne veut rien des Américains, ce sont nos ennemis".

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/en-syrie-une-poign%C3%A9e-de-jihadistes-%C3%A9trangers-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-des-insurg%C3%A9s

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Droit_De_l'Homme le Jeu 8 Mar - 6:04

Démission du vice-ministre du Pétrole qui rejoint l'opposition


BEYROUTH - Le vice-ministre syrien du Pétrole, Abdo Hussameddine, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il démissionnait de son poste et rejoignait l'opposition au régime de Bachar al-Assad, dans un message vidéo posté sur le site Youtube par des opposants.

Moi, l'ingénieur Abdo Hussameddine, vice-ministre du Pétrole (...) j'annonce ma démission (...) Je rejoins la révolution du peuple qui rejette l'injustice et la campagne brutale du régime, assure le vice-ministre, le plus haut cadre du régime à faire défection depuis le début des manifestations contre le régime de Damas.

Rami, le militant qui a tourné la vidéo et l'a postée sur YouTube, a indiqué à l'AFP à Beyrouth que l'opposition avait aidé à organiser la défection du vice-ministre. Invoquant des raisons de sécurité, il n'a pas révélé l'endroit où le message a été enregistré.

Dans ce message, Abdo Hussameddine s'en prend à la Russie et à la Chine, accusant leurs deux gouvernements de ne pas être des amis du peuple syrien mais des partenaires des assassinats de Syriens.

La Russie comme la Chine ont bloqué à deux reprises des résolutions de l'ONU condamnant la répression en Syrie.

Il affirme également avoir servi le gouvernement syrien pendant 33 ans et ne pas souhaiter terminer sa vie au service d'un régime criminel.

C'est pourquoi j'ai pris le droit chemin, sachant que ce régime brûlera ma maison, traquera ma famille et fabriquera des mensonges, ajoute-t-il en appelant les autres membres du gouvernement à abandonner un bateau qui coule.

La responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, est arrivée mercredi en Syrie où elle a pu visiter des quartiers de Homs totalement dévastés.

La répression a fait mercredi de nouvelles victimes, à Homs même et dans sa province, dans les provinces d'Alep (nord), d'Idleb et de Deraa (sud). Au moins 27 personnes, dont 7 déserteurs, ont été tuées par l'armée syrienne, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon un nouveau bilan de l'OSDH, les violences ont fait 8.458 morts, en majorité des civils, depuis le début de la révolte il y a près d'un an.


AFP

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Sphinx le Lun 4 Juin - 0:22

Houla: la grande mise en scène


Un véritable scénario de « mission impossible » : comment prendre le contrôle d’un pays par la force, alors que la communauté internationale, les Nations Unies en l’occurrence, ne donne pas le feu vert pour couvrir l’intervention des belligérants? Dans le cas de la Libye, le « cuisinage » de l’opinion publique et la manipulation des membres du Conseil de sécurité avaient été rapides et particulièrement efficaces par rapport à ce qui se passe en Syrie.

Dans le cas de cette dernière, l’opinion publique demeure plus sceptique à l’endroit de ces apôtres « humanitaires » qui ont laissé la Libye sous des décombres et avec des dizaines de milliers de morts. Certains parlent même de plus de 120 000 morts. Ces « humanitaires» sont repartis après avoir mis la main sur les milliards de dollars du peuple libyen et s’être assuré du contrôle des richesses pétrolières. Par rapport à ces comportements peu humanitaires, la Russie et la Chine s’opposent maintenant à ce qu’une opération semblable se réalise en Syrie.

Que faire alors pour se débarrasser du président Bachar Al-Assad et prendre le contrôle de la Syrie? Il y a tout de même un certain décorum à respecter de la part du prix Nobel de la paix 2009 : entamer une guerre sans l’accord du Conseil de sécurité des Nations Unies serait mal vu par l’opinion publique internationale. Par contre, faire appel à des mercenaires qui n’ont pas de permissions spéciales à demander au Conseil de sécurité devient une alternative intéressante.

Il suffit de les armer, de les payer, de leur apporter un soutien technique et logistique. Pendant qu’eux feront la vie dure à Bachar Al-Assad et au peuple syrien, « les humanitaires » s’assureront que les médias répercutent leur violence et leurs crimes comme résultats des interventions de l’armée syrienne. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), mis en place à Londres par leur propre service d’intelligence, recevra les photos des victimes ensanglantées alors que des spécialistes rédigeront des textes démontrant la cruauté du régime de Bachar Al-Assad. Les grandes agences occidentales et leurs satellites régionaux n’auront plus qu’à diffuser le scandale d’autant de crimes horribles commis par le gouvernement syrien.

Cette première étape de la guérilla n’a pas donné les résultats escomptés. Le référendum sur la nouvelle constitution a pu se réaliser tel que convenu et la participation a dépassé les 58 % de l’électorat syrien et elle fut acceptée avec plus de 50 % de ce même électorat. Il en fut de même pour les élections législatives du début de mois de mai. En dépit des actions terroristes, ces élections ont pu se réaliser dans le cadre de la nouvelle constitution et permettre à 9 partis politiques de faire leur entrée à l’Assemblée législative. S’ajoute le fait que la présence de groupes terroristes et de mercenaires à la solde de pays étrangers est de plus en plus évoqué par les observateurs de la mission de paix et par certains pays, dont la Russie et la Chine, opposées à une intervention militaire de pays étrangers. Même le Secrétaire général des Nations Unies qu’on ne peut accuser d’être en faveur du régime syrien a dû reconnaître qu’il y avait des groupes terroristes dans le pays et que la violence provenait de diverses sources. Le gouvernement n’en avait pas seul le monopole.

Le temps était donc venu, pour les pays belligérants, de frapper un grand coup. Selon diverses sources, des affrontements ont été provoqués, entrainant la mort de soldats et de terroristes, mais aussi de nombreux civils, dont des enfants. Selon ces mêmes sources, des commandos auraient regroupé plusieurs de ces morts dans un même endroit et auraient utilisé des produits balistiques susceptibles d’incriminer le gouvernement syrien d’être l’auteur unique de ce massacre.

Il faut croire que ce scénario avait été préparé de longue date puisqu’à peine connu ce massacre, les principaux opposants au régime syrien se mobilisèrent : réunion d’urgence du Conseil de sécurité, expulsion des ambassadeurs syriens, campagne orchestrée des médias disposant déjà de photos et de vidéos, prêts à être mis en ligne et publiés. Les communiqués de presse parlaient déjà du gouvernement syrien comme du seul responsable du massacre alors qu’aucune enquête n’avait encore été menée.

On s’est peu préoccupé si le général Robert Mood, chef des observateurs de la mission de paix sur le terrain, avait quelque chose à dire. Par la suite, ce dernier a fait état de la tragédie et il en a attribué la responsabilité aux deux parties en conflit. Ces nuances sur les responsabilités partagées ne semblent pas avoir eu de l’importance pour nos gouvernements et nos médias. Kofi Annan qui s’est rendu à Damas pour rencontrer les autorités gouvernementales a fait appel à toutes les parties armées pour qu’elles mettent leurs armes de côté et qu’elles s’assoient autour d’une même table pour régler pacifiquement le conflit.

La Russie et la Chine confirment leur soutien au plan de Kofi Annan et s’opposent à toute intervention militaire visant le renversement du gouvernement et le changement de régime. Cette dernière prérogative appartient au peuple et à lui seul.

Si l’opinion publique n’a pas toujours le temps de se retourner pour analyser ce qui lui est dit et pour prendre en considération la crédibilité de ceux qui le disent, d’autres s’en chargent, de sorte que la grande tromperie, celle du gros méchant qui ne mérite que la potence et celle de ce pauvre peuple qui n’attend que la main humanitaire pour le libérer ne passent plus. Voici à titre d’exemple l’entrevue accordée par le sociologue, Alain Soral, à une radio française portant spécifiquement sur cette dernière mise en scène.
« Il y a eu trop de mensonges par le passé, trop de crimes commis et de guerres sanglantes, fondés sur la tricherie et la manipulation, pour que cette fois, ces mêmes menteurs et manipulateurs, puissent nous en passer une autre. Ce sont eux qui ont fait plus de 100 000 morts en Libye sans verser une seule larme et là, devant 100 morts dont nous ne connaissons toujours pas les coupables, ils sont prêts à partir en guerre pour en faire des dizaines de milliers d’autres. Non, merci, je n’embarque pas. »

Québec, le 29 mai 2012

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Syfou le Jeu 6 Sep - 1:03

L'Egypte annonce la formation d'un "quartet" sur la Syrie

LE CAIRE (Reuters) - Un "quartet" de médiateurs internationaux formé de l'Iran, de la Turquie, de l'Arabie saoudite et de l'Egypte va se réunir pour contribuer à la résolution du conflit syrien, a annoncé mercredi le président égyptien Mohamed Morsi.

S'adressant pour la première fois en tant que chef de l'Etat aux ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe réunis au Caire, Morsi a lancé un vibrant appel aux pays arabes pour qu'ils associent leurs efforts afin de mettre un terme aux violences en Syrie.

"Le quartet souhaité par l'Egypte va maintenant se réunir", a-t-il dit sans plus de précision.

Le moment est au "changement et non plus à perdre du temps à parler de réformes. Ce temps-là est désormais révolu. Maintenant, c'est l'heure du changement", a ajouté Mohamed Morsi.

Un délégué égyptien a précisé que des contacts étaient en cours entre Le Caire, Ankara, Ryad et Téhéran pour décider des initiatives à prendre en vue de mettre fin à la guerre en Syrie mais que les discussions se poursuivaient sur la formation du "quartet" et qu'aucune date n'avait encore été fixée pour une première réunion.

"NOUVELLE VISION"

Nasser al Kidoua, adjoint de l'émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe sur la Syrie Lakhdar Brahimi, s'est par ailleurs joint mercredi aux discussions des ministres de la Ligue.

Même si Brahimi, attendu dimanche au Caire, a qualifié la recherche d'une solution pacifique de mission "quasi impossible", Kidoua a déclaré aux journalistes: "Nous n'avons pas perdu espoir" en dépit des difficultés.

Les ministres arabes devraient approuver une résolution exhortant le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elarabi, à définir avec le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, une "nouvelle vision" pour la mission de Brahimi.

Le projet de résolution préconise également que Nilesat et Arabsat, deux opérateurs satellitaires régionaux, à cesser la retransmission des chaînes officielles et officieuses syriennes.

Nilesat a déjà cessé d'émettre trois chaînes syriennes.

Pour les experts de la région, il semble peu probable que les membres du "quartet" voulu par Mohamed Morsi parviennent à se mettre d'accord sur les moyens de mettre un terme à la crise.

L'annonce du président égyptien leur paraît illustrer avant tout la volonté de Mohamed Morsi de ramener l'Egypte au centre du jeu diplomatique dans la région.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120905.REU5211/l-egypte-annonce-la-formation-d-un-quartet-sur-la-syrie.html

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Sphinx le Jeu 27 Sep - 13:17

Des déserteurs désertent de l’ASL

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Le lieutenant-colonel al-Zamel, entouré d’une dizaine de ses hommes, annonce et explique sa désertion… de l’ASL, et son ralliement à l’armée et au gouvernement. Un cas isolé, ou une tendance en devenir ?

C’est un fait nouveau dans la crise syrienne, pour l’heure isolé, mais peut-être annonciateur de quelque chose. Mercredi, à l’occasion d’une deuxième rencontre à Damas d’une vingtaine de factions de l’opposition tolérée, un groupe d’une dizaine de déserteurs de l’armée syrienne, passés à l’ASL, a fait, en quelque sorte, repentance en annonçant leur renonciation à la lutte armée et leur désir de reprendre leur place au sein de l’armée régulière. Globalement, ces hommes estiment que la lutte armée contre le gouvernement était une faute et une impasse et que le seul moyen pour reformer la situation en Syrie ne peut être que politique et passe par le dialogue, et non l’attaque de l’État.

C’est ce qu’a notamment exprimé leur porte-parole, un officier, naguère dissident, qui a ajouté que le recours aux armes ne doit avoir lieu que contre l’ennemi israélien : « Nous avons décidé de regagner les rangs de l’armée et de coopérer avec le ministère de la Réconciliation nationale » a déclaré le lieutenant-colonel Khaled Abdel Rahman al-Zamel, présenté comme le responsable de l’ASL pour la région sud du pays, plus exactement « vice-président du Conseil militaire de l’ASL pour la région sud« . L’officier a lancé un appel à tous les soldats et officiers déserteurs pour qu’ils rejoignent leurs anciens camarades. Un autre ASL repenti, Yasser al-Abed, a présenté ses excuses et condoléances aux familles des victimes de ses ex-compagnons d’arme.

http://www.infosyrie.fr/actualite/aslrepentis/

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Syfou le Sam 29 Sep - 22:11

العقيد رياض الاسعد يلجأ الى اسرائيل مع 18 قيادي من الجيش السوري الحر

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الخبر برس | كشف مقربون من العقيد في الجيش السوري الحر رياض الاسعد عن مصيره بعد ايام عن اعلان تركيا ابعاد الاسعد من تركيا، وصرح احد المقربين من الاسعد الى صحف فرنسية ان الاسعد لم يعد الى سوريا بعكس ما اشيع في الأيام القليلة الماضية، الا ان اتصالات عديدة جرت بين الاسعد وبين دول عربية وغربية رفضت استقبال الاسعد ولم يتم اعادة الاتصال به.
وكشف المصدر تفاصيل وجهة الاسعد التي أكدت وجوده في اسرائيل برفقة 18 قيادي من الجيش الحر تم نقلهم من مطار تركيا الى مطار تل ابيب بسرية تامة على ان ينقلوا فيما بعد الى اميركا لضمان عدم وقوعهم بأيدي النظام السوري.
وفي سؤال عن مدى صلة الاسعد بالحكومة الاسرائيلية صرح المصدر، انه لم يكن هناك اي اتصال بين الاسعد والحكومة الاسرئيلية سوى بعد عملية تصفية طالت قيادة فلسطينية في سوريا على ايدي الجيش الحر، وكان للأسعد رايه الخاص بعد ذلك الاتصال وكشف المصدر ان الاسعد لم يكن الوحيد من بين المعارضين لنظام الاسد والذين لجؤا الى إسرائيل


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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Syfou le Lun 1 Oct - 23:07

Damas accuse les Etats-Unis et la France de soutenir le terrorisme en Syrie

NEW YORK (Nations unies) - Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a accusé lundi les Etats-Unis, la France et la Turquie d'encourager et de soutenir le terrorisme en Syrie.

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, M. Mouallem s'est interrogé sur les déclarations du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Turquie, des Etats-Unis, de la France qui encouragent et soutiennent clairement le terrorisme en Syrie en (lui) fournissant de l'argent, des armes et des combattants étrangers.

Le gouvernement syrien considère les opposants armés à son régime comme des terroristes. M. Mouallem a fait notamment référence à l'attentat du 26 septembre contre le siège de l'état-major syrien à Damas.

Evoquant la médiation de Lakhdar Brahimi, il a souligné que la réussite de tout effort international (pour régler la crise syrienne) requiert, en plus de l'engagement du gouvernement syrien, d'obtenir des Etats qui soutiennent les groupes armés (en Syrie), en particulier la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar, la Libye et d'autres, de cesser d'armer, financer, entraîner et accueillir des groupes terroristes. Ces pays devraient au contraire promouvoir le dialogue et renoncer à la violence.

Plus largement, M. Mouallem a appelé tous les pays représentés dans l'Assemblée générale à faire pression pour mettre fin à la violence en obtenant que cessent l'armement, le financement ou l'entraînement des groupes terroristes.

Il a par ailleurs appelé l'opposition nationale à travailler ensemble pour mettre fin à l'effusion de sang et à s'assoir à la table du dialogue avec le gouvernement syrien, soulignant que Damas continue de croire en une solution politique.

Ce dialogue national permettra de définir la voie à suivre pour mettre en place une Syrie davantage pluraliste et démocratique, a-t-il précisé.

Le ministre syrien a aussi critiqué les sanctions internationales contre Damas, faisant valoir qu'elles nuisent aux conditions de vie des citoyens syriens. Comment peut-on imposer des sanctions contre les banques, le système de santé ou les transports et prétendre qu'on a à coeur l'intérêt des Syriens?, a-t-il lancé à la tribune de l'Assemblée.

Pour M. Mouallem, l'insistance des Etats-Unis et des pays de l'Union européenne à adopter des sanctions unilatérales contrevient aux lois internationales et à la liberté du commerce. Dans ce contexte, il a appelé à la levée de l'embargo américain contre Cuba.

http://www.romandie.com/news/n/_Damas_accuse_les_Etats_Unis_et_la_France_de_soutenir_le_terrorisme_en_Syrie96011020121925.asp

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Syfou le Lun 28 Jan - 22:36

Le commandant de la Brigade du Golan le colonel Eric Hann a révélé que les rebelles syriens continuent d'attaquer les forces gouvernementales dans la zone située en face de la frontière syrienne.

« On peut tout voir d’en haut. De temps à autre, les rebelles prennent d’assaut les positions de l'armée régulière syrienne, tuent des soldats, puis ils retournent à leurs bases. Pour parvenir à le faire, les rebelles préfèrent se déplacer à pied le long de la frontière, tout près de la barrière de sécurité avec Israël. Mais les soldats syriens ne tirent pas dessus, afin de ne pas provoquer d'affrontement avec l'armée israélienne. Ce qui signifie que les rebelles, dont certains sont des éléments du jihad mondial, travaillent sous la couverture de l'armée israélienne dans cette région !», a-t-il constaté.

Dans:L’opposition syrienne agit sous la protection de l’armée israélienne
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=93046&cid=18&fromval=1
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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par ZIGHOUD le Ven 1 Fév - 6:40

RAID EN SYRIE
Au lendemain du raid supposé israélien, qui serait le premier en Syrie depuis 2007 et a fortiori le premier depuis le début en mars 2011 d'une révolte populaire devenue conflit armé, les autorités à Damas ont rappelé leur "droit à défendre (leur) souveraineté".
La Syrie a menacé jeudi de riposter à un raid aérien israélien présumé contre un centre de recherche militaire près de Damas, les Etats-Unis mettant au même moment en garde le pouvoir syrien contre tout transfert d'armes au Hezbollah libanais.

Le patron de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "sérieusement inquiet" des informations sur un raid israélien en Syrie tout en précisant ne pas être en mesure de les vérifier, et la Russie, soutien du régime syrien auquel elle vend des armes, a dit qu'elle le condamnerait si "l'information était avérée".

La guerre civile en Syrie sera en tête des préoccupations du vice-président américain Joe Biden qui rencontrera le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le médiateur international Lakhdar Brahimi et le chef de l'opposition Ahmed Moaz al-Khatib, samedi en marge de la Conférence sécuritaire de Munich.

Après une annonce surprise mercredi de M. Khatib se disant prêt sous conditions "à des discussions directes avec des représentants du régime" de Bachar al-Assad, la Coalition de l'opposition a affirmé au Caire que tout dialogue devrait porter sur le départ de ce régime.

Au lendemain du raid supposé israélien, qui serait le premier en Syrie depuis 2007 et a fortiori le premier depuis le début en mars 2011 d'une révolte populaire devenue conflit armé, les autorités à Damas ont rappelé leur "droit à défendre (leur) souveraineté".

Israël a officiellement gardé le silence sur ce raid.

L'armée syrienne a affirmé qu'il avait partiellement détruit le centre militaire faisant deux morts.

Pour l'ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, la Syrie se réserve le droit de répondre "par surprise" à cette "agression sioniste" condamnée par les deux alliés indéfectibles de Damas, le Hezbollah et l'Iran.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian a d'ailleurs mis en garde contre les "graves conséquences pour Tel-Aviv" après le raid, sans autre précision.

La Ligue arabe a condamné "une violation flagrante de la souveraineté d'un Etat arabe".

Et M. Khatib a accusé le régime de passivité face au raid.

"Honte au régime d'Assad. Les avions israéliens sont venus et tes avions ont regardé faire. Tes avions ne servent qu'à détruire les mosquées et les universités, et à tuer les civils", a-t-il dit en allusion aux raids de l'armée syrienne qui font chaque jour des dizaines de morts dans le pays.

Mise en garde américaine

Des sources sécuritaires avaient mercredi affirmé que l'aviation israélienne avait attaqué un convoi transportant des armes venant de Syrie à la frontière libanaise. Mais l'armée syrienne avait démenti.

La Maison Blanche a néanmoins mis en garde la Syrie. "Il ne faut pas que la Syrie déstabilise encore plus la région en transférant des armements au Hezbollah", a dit Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale du président Barack Obama.

Selon un député du Likoud (droite), proche du Premier ministre sortant israélien Benjamin Netanyahu, Tzahi Hanegbi, "Israël a toujours dit que si des armes sophistiquées en provenance d'Iran, de Corée du nord et de Russie tombaient dans les mains du Hezbollah, une ligne rouge serait franchie".

Sur le terrain en Syrie, les combats entre rebelles et soldats ne connaissaient aucun répit sur plusieurs fronts, faisant 109 morts, dont 46 rebelles, 23 civils et 40 soldats, selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Le conflit a fait plus de 60.000 morts en près de deux ans selon l'ONU.

Au Caire, la Coalition de l'opposition syrienne a affirmé dans un communiqué que "toute négociation ou dialogue doit porter sur le départ du régime et de tous ses piliers", ajoutant "accueillir toute solution politique ou effort international visant à atteindre cet objectif".

M. Khatib avait conditionné un dialogue avec le régime hors de Syrie à la libération de "160.000 détenus" par le régime.

M. Brahimi, qui est resté prudent quant à l'offre de M. Khatib, a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de retourner à Damas dans l'immédiat.

La réunion de l'opposition devra se poursuivre vendredi au Caire.
SOURCE RUE89
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Sujet / Message Obama a demandé au Pentagone un plan d’exclusion aérienne pour la syrie

Message par matriochkas le Ven 31 Mai - 15:13

Obama Asks Pentagon for Syria No-Fly Zone Plan

by Josh Rogin
May 28, 2013 3:06 PM EDT

Pentagon spokesman Dave Lapan sent the following statement to The Daily Beast after this story posted: “There is no new planning effort underway. The Joint Staff, along with the relevant combatant commanders, continue to conduct prudent planning for a range of possible military options.”

Along with no-fly zone plans, the White House is considering arming parts of the Syrian opposition and formally recognizing the Syrian opposition council, reports Josh Rogin.

The White House has asked the Pentagon to draw up plans for a no-fly zone inside Syria that would be enforced by the U.S. and other countries such as France and Great Britain, two administration officials told The Daily Beast.

The request was made shortly before Secretary of State John Kerry toured the Middle East last week to try and finalize plans for an early June conference between the Syrian regime and rebel leaders in Geneva. The opposition, however, has yet to confirm its attendance and is demanding that the end of Syrian President Bashar al-Assad’s rule be a precondition for negotiations, a condition Assad is unlikely to accept.

President Obama’s dual-track strategy of continuing to pursue a political solution to the two-year-old uprising in Syria while also preparing for more direct U.S. military involvement includes authorizing the Joint Chiefs of Staff for the first time to plan for multilateral military actions inside Syria, the two officials said. They added that no decisions on actually using force have yet been made.

“The White House is still in contemplation mode but the planning is moving forward and it’s more advanced than it’s ever been,” one administration official told The Daily Beast. “All this effort to pressure the regime is part of the overall effort to find a political solution, but what happens if Geneva fails? It’s only prudent to plan for other options.”

In a May 8 meeting of the National Security Council Principals Committee, the White House tasked several agencies with reporting on the pros and cons of two additional potential courses of action: arming vetted and moderate elements of the Syrian opposition, such as the Free Syrian Army, and formally recognizing the Syrian opposition council as the government of Syria, which would mean removing formal U.S. recognition of the Assad regime.

Sen. John McCain—who’s advocated for more aggressive U.S. support of the Syrian rebels and who traveled secretly into the country Monday to meet with the leaders of the Free Syrian Army—told The Daily Beast last week that despite the request for plans he doubts the White House will decide to implement a no-fly zone in Syria. The Pentagon and the Joint Chiefs are opposed to the idea, he said.

“One thing about the Pentagon, if they don’t want to do something, they will tell you all sorts of reasons why they can’t do it. It’s going to take significant pressure for them to come up with realistic plans,” McCain said. “They will invent ways for us not to do it until the president of the United States says we’ve got to do it.”

McCain said a realistic plan for a no-fly zone would include hundreds of planes, and would be most effective if it included destroying Syrian airplanes on runways, bombing those runways, and moving U.S. Patriot missile batteries in Turkey close to the border so they could protect airspace inside northern Syria.

In April, Joint Chiefs of Staff Chairman Gen. Martin Dempsey told the House Appropriations Subcommittee on Defense that the military was planning for a range of options in Syria but that he did not necessarily support using those options.


"It’s only prudent to plan for other options.”

"We're prepared with options, should military force be called upon and assuming it can be effectively used to secure our interests without making matters worse,” he said. “We must also be ready for options for an uncertain and dangerous future. That is a future we have not yet identified."

The administration probably won’t make any decisions about greater intervention in Syria until after the Geneva conference, McCain said.

“I think they’re moving towards the planning because the pressure is so great, but we’re in a full-court stall until this conference in Geneva,” he said.

U.S. Ambassador to Syria Robert Ford and White House Coordinator for the Middle East, North Africa, and the Gulf Region Phil Gordon traveled to Turkey from May 9 to 11 and met there with leaders of the Syrian opposition to encourage them to attend the Geneva conference. A White House official told The Daily Beast that the administration agrees that Assad should step down but does not agree that this should be a precondition to moving forward with the Geneva plan.

“In meetings with Syrian opposition leaders to discuss the implementation of the Geneva Communiqué we underscored our support for the Syrian Council (SC) as the legitimate representative of the Syrian people, reaffirmed our support for a political transition based on the framework of the Geneva Communiqué, and reiterated that Assad must go,” the official said.

Critics of the administration, including McCain, doubt that the new Geneva conference—coming a year after the earlier summit produced the Communiqué that called for an end to violence and democratic transition –will produce any progress toward a political solution. They also doubt that the Russians are committed to such a solution, considering that they continue to provide arms to the Assad regime. But Kerry has continued to endorse and push for the conference as a way to begin real negotiations between the regime and the opposition.

“This is a Kerry initiative,” an administration official said. “It’s also a test of the veracity of the Russian claims that they are committed to a peaceful outcome that reflects the will of the Syrian people.”

The Geneva conference will happen at about the same time as a huge set of military exercises conducted in Jordan called “Eager Lion,” which will include 15,000 troops from 18 countries, including the United States. The U.S. could leave military assets in Jordan following the exercise that might be useful for a no-fly zone, such as F-16 fighter aircraft.

Caitlin Hayden, the spokesperson for the White House’s National Security Staff, told The Daily Beast that the White House is considering a range of possible actions in Syria.

“As the president reiterated last week, all options are on the table with regard to Syria, though a scenario involving American boots on the ground is not likely,” she said. “We are prepared for all contingencies,” she said. “We will continue to urgently work to support the opposition. We are consulting with the Syrian Opposition Coalition and the Supreme Military Council about how we can continue to elevate our assistance; we are leading the world in providing humanitarian assistance for those affected by the violence; and we will continue to coordinate international efforts to end the bloodshed and hasten a political transition to a Syria where Bashar al-Assad has no role.”

Some Syria experts praised the White House’s decision to plan more options in Syria, but doubted that Obama would actually make the decision to intervene in the near term.

“No doubt, the United States and its like-minded allies and partners are fully capable, without the use of ground troops, of obviating the Assad regime’s degraded, fixed, and mobile air defenses and suppressing the regime’s use of airpower,” said Robert Zarate, policy director at the Foreign Policy Initiative, a Washington-based group that advocates for aggressive U.S. military action in support of human rights and democratic allies. “But the question is whether that’s something President Obama actually has the will and resolve to do.”


The Daily Beast

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par matriochkas le Ven 31 Mai - 15:17

Rouge : Zone sous contrôle des loyalistes,
Jaune : Zone sous contrôle Kurdes,
Vert : Zone sous contrôle de la rébellion,
Bleu : Zone disputée.



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Sujet / Message Syrie, est-ce le début de la fin ?

Message par matriochkas le Ven 31 Mai - 15:22

Syrie, est-ce le début de la fin ?
par Bachir Ben Nadji


Et là, on se demande si l'Occident aurait pris conscience que ceux qu'il a aidés et payés, armés et soutenus pourraient retourner leurs armes contre lui. Ou est-ce le forcing et la résistance de la position de la Russie de Poutine et de la diplomatie de Lavrov qui ont gagné? .

Il n'est pas fortuit de voir John Kerry, en personne " abdiquer " et accepter une solution politique en Syrie au moment ou le Congrès était sur le point de donner son aval pour l'armement des rebelles de l'internationale terroriste que le Qatar, les turques et les saoudiens, aidés par d'autres ont mis sur pied. Le Qatar n'est pas à sa première opération de déstabilisation, il l'a fait en Libye et peut-être ailleurs dans le monde arabe, nul ne le sait avec tout ce qui s'est passé en Tunisie, au Yémen, en Egypte et ailleurs ou le feu couve ou il est probable que ça éclaterait.

Accepter comme ça de tenir une deuxième rencontre sur la Syrie, c'était il y a une année, il y a quelques mois, quelque chose de surréaliste, car tous ne donnaient pas cher la peau de l'Etat syrien dans la bataille qu'il menait contre les terroristes sur le plan militaire et contre leurs soutiens sur le plan diplomatique.

Souvenez-vous des visites marathoniennes des voisins turcs en Syrie au moment ou les prétendus soulèvements populaires ont été enregistrés. Souvenez-vous des images de prétendus massacres de la population par l'armée nationale syrienne. Souvenez-vous des prétendues fuites des populations syriennes vers la Turquie qui a vite fait de dresser des tentes et d'accueillir les premières vagues de refugiés.

Et là, les dés étaient jetés. Il a été créé le CNS (Conseil national syrien), il a été créé l'armée libre syrienne, il a été créé les différentes rebellions et foyers de combats islamistes qui formaient chacun de son côté leurs propres campements.

Souvenez-vous des images diffusées par les deux canaux de désinformation arabes qui ont mené la guerre au Yémen, en Tunisie, en Libye et en Egypte. Ils ne parlaient que des atrocités commises par l'Armée nationale syrienne, au point ou ils ont déclenché une vague de dénonciations et d' «attaques» contre les ambassades de la République syrienne. Partout en Europe et dans certains pays arabes, les représentations syriennes étaient devenues une cible des «redresseurs», des nouveaux démocrates que les pays occidentaux soutenaient.

Et en ce moment, la Turquie recevaient « le flux de réfugiés», la Jordanie a eu droit à son quota de refugiés, le Liban aussi et même des pays européens, normalement très frileux en matière d'immigration, ont reçu leur quota avec l'aval et le soutien de l'Union européenne.

La bataille militaire faisait rage, la bataille diplomatique, elle aussi. On a même désigné un médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour «faire descendre» le pouvoir syrien et installer des «démocrates» qui ont vécu toute leur vie en Europe principalement, à la place du pouvoir légitime, alors qu'ils ne connaissent rien de ce que voudrais le peuple syrien.

Les terroristes payés chichement, bien outillés, bien conseillés, bien instruits sur leurs missions, ont entamé leur objectif : détruire la Syrie, la mettre à genoux, forcer Israël à entrer dans la danse et ensuite voir ce qui pourrait être fait de ce pays, jadis un joyau du Proche-Orient ou les émirs des pays du Golfe venaient passer leur vacances d'été, fuyant les rudes chaleurs.

Les diplomates se relayaient avec les membres de l'internationale terroristes, tous, ceux de l'occident et des pays arabes, frères, pour mettre à genoux le pouvoir de Bachar El Assad. Il a même été proposé de céder le siège de la Syrie officielle au sein de la Ligue arabe et à l'ONU à la prétendue rébellion, laquelle manque de pot ou par chance pour l'Etat syrien, ne pouvait parler d'une seule voix, ne sachant choisir ni ses hommes ni ses représentants " légitimes ".

Le pouvoir syrien d'El Assad ne savait pas où donner de la tête, mais gardait la tête froide devant les différentes batailles, militaires, diplomatiques et médiatiques. La Syrie a résisté grâce à ses véritables amis qui ne l'ont pas laissé tomber, qui l'ont soutenu malgré les attaques subies et les pressions, et ses alliés militaires et diplomatiques, même si moins nombreux et disposant de moins de moyens financiers que ses ennemis.

Néanmoins et sachant que la Syrie officielle était dans son bon droit et que l'internationale terroriste et ses suppôts et supports voulaient la ruine du peuple syrien, quelques pays (pas nombreux en réalité) et à leur tête la Russie de Poutine n'ont pas lâché et sont allés jusqu'au bout.

Heureusement que la solution n'était pas entre les mains de l'occident et des pays européens qui n'avaient pas encore appris la leçon de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Libye, de l'Egypte et de la Tunisie que les islamistes sont comme les tatars là ou ils passent l'herbe ne poussera plus. Ils se sont entêtés au point ou ils voulaient à tout prix entrainer le monde entier dans leur détermination à installer ces hordes à la tête de ce pays, pour peut être ensuite se partager le gâteau, chose impossible avec les terroristes. Ceux-ci après avoir pris le pouvoir passeront à une étape supérieure, celle de mordre la main de ceux qui les ont payés, armés, soutenus et donnés le pouvoir.

Les américains ne sont pas dupes au point d'accepter aussi facilement de négocier, eux qui ont la force militaire, les grands moyens, les stratèges et j'en passe pour imposer une victoire militaire.

Hé bien, je pense qu'ils ont eu la sagesse de voir très loin et de choisir entre leur ennemi avec lequel ils peuvent se mettre autour d'une table, et leur pire ennemi qu'ils ont, dans le passé, formé, nourri, habillé, armé et payé, et qui est allé jusqu'à les attaquer dans leur propre base, chez eux aux USA et tué des citoyens américains et qui peut à l'avenir s'allier avec le diable et leur faire davantage mal.

Le 11 09 leur à servi de leçon, les pertes subies en Afghanistan et en Irak pourraient avoir servies d'élément déclencheur d'une prise de conscience des américains qui ont par la faute du faux printemps arabe perdus leurs amis et alliés, des pays comme la Tunisie, l'Egypte. Si les choses évoluent comme le calcule le Qatar, l'Arabie Saoudite et la Turquie, les USA perdraient beaucoup plus d'amis et d'alliés.

La Conférence de Genève sur la Syrie, la deuxième du genre, ne ressemblera certainement pas à celle qui l'a précédée. Les données ont changé. Les terroristes venus de tous bords ont montré leur vrai visage de sanguinaires, sans états d'âme, sans foi ni loi et le monde a vu à coup d'images qu'ils ont voulu montrer d'eux-mêmes, par ignorance ou naïveté, qu'ils sont pires que la sauvagerie elle-même, qu'ils sont prêts à défier quiconque et se tourner contre tous pour tout raser, pour tout détruire et ensuite vivre dans l'anarchie totale.

Le monde n'a pas le droit de rééditer l'histoire de l'armée de Pol Pot qui a assassiné le peuple cambodgien gratuitement, le monde ne doit pas se taire devant le péril " vert " qui n'a rien à voir avec la religion musulmane et les musulmans, le monde doit agir contre ces gens-là, contre leurs idéologues, contre leurs pourvoyeurs, contre leurs soutiens, contre ceux qui veulent les imposer aux pays arabes, à ceux du tiers monde et du quart monde pour qu'ils régressent, pour qu'ils stagnent et n'avancent pas, ne se développent pas, ne suivent pas la technologie, les sciences et le modernisme que l'humanité a conquis par la persévérance et la recherche. La Conférence de Genève doit réunir les vrais syriens, ceux qui veulent servir leur pays avec un seul idéal en tête, la paix et seulement la paix pour reconstruire la Syrie.

Les occidentaux doivent focaliser et concentrer leurs efforts lors de cette conférence sur les amis de la Syrie, sur ceux qui n'ont pas voulus que la capitale Damas devienne une autre Kaboul, que les villes d'Alep, de Homs et autres deviennent une autre Kandahar. Il faudrait que tout le monde parle le même langage, permettre aux syriens de régler leur compte de manière civilisée, aller aux élections transparentes et laisser les urnes déléguer les vrais hommes du pouvoir syrien, sans ingérence aucune.

Il faudrait que ceux qui nagent en eaux troubles soient mis au banc des accusés pour qu'ils payent ce qu'ils ont détruit avec leurs pétrodollars, pour peu que quelqu'un leur tienne tête comme l'a fait l'ancien leader libyen qu'ils ont exécuté froidement ou comme l'a fait El Assad en dénonçant leur hégémonie.

Il est temps que l'occident prennent conscience que le développement du monde ne se fera pas à coup de canons, que la paix est un grand sacrifice qu'il faut protéger quitte à faire la différence entre le bon grain et l'ivraie et que les israéliens sont un véritable trouble-fête au Moyen-Orient, que l'argent du Qatar et de l'Arabie Saoudite ne fera pas le bonheur de l'Europe, mais visent à coups de boutoir à déstabiliser le vieux continent. Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes, sinon les générations futures maudiront celles d'aujourd'hui notamment les hommes qui sont au pouvoir et qui détiennent les rênes de l'injustice en laissant la situation pourrir. Il faut bien que les choses changent que cela finisse en Syrie, au prix de la paix que méritent les syriens, et eux seuls. A bon entendeur salut !

Le quotidien d'Oran
30/05/2013

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Sujet / Message Interview exclusive du président Bachar al-Assad accordée à la chaîne d'Al-ManarTV.

Message par matriochkas le Ven 31 Mai - 15:47

Interview exclusive du président Bachar al-Assad accordée à la chaîne d'Al-ManarTV. (Version Arabe)


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Sujet / Message Syrie : La Russie va livrer des batteries de missiles S300 à Damas (Wall Street Journal)

Message par matriochkas le Lun 3 Juin - 14:32

C’est Wall Street Journal qui rapporte cette information citant les autorités du régime sioniste : ” Israël a mis clairement en garde ces derniesr jours les Etats Unis contre la livraison par la Russie au régime Assad du système de défense anti aérien S-300. selon les israéliens, ce sytème va être livré aux syriens en dépit des pressions exercées par les Amricains ur Moscou”!! le journal dit ne pas avoir pu contacté les autorités du Pentagone ou du département d’état pour confirmer ou informer cette information. ” le régime Assad tente depuis de longues années de s’acheter les batteries de missiles S300 et les occidentaux ont tout le temps insisté pourq ue la Russie ne livre pas ce système à la Syrie ” affirme le journal qui ajoute : ” selon les inforlmations que les israéliens ont mises à la disposition des Etats Unis, le régime Assad a déjà payé la somme de 900 milliosn de dollars soit le prix de quatre batteries de missiles S 300 . ces quatre battrie contiennent six ramps de lancement et 144 missiles d’une portée de 200 kilomètres chacun . et selon les israéliens, la première batterie va être livrée à la Syrie dans les trosi mois à venir “

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Sujet / Message Netanyahu va tenter de dissuader la Russie de livrer des S300 à la Syrie

Message par matriochkas le Lun 3 Juin - 14:34

Netanyahu va tenter de dissuader la Russie de livrer des S300 à la Syrie

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu mardi en Russie pour tenter de dissuader le président Vladimir Poutine de faire livrer des missiles sol-air S-300 promis à la Syrie, une question qui est venue troubler les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre civile en Syrie.

Cette entrevue devrait avoir lieu à Sotchi, sur les bords de la mer Noire.

"La situation en Syrie sera bien entendu au centre des pourparlers", a déclaré le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov.


Selon les médias israéliens, la visite de M. Netanyahu a plus particulièrement pour objet la livraison prévue à la Syrie des systèmes S-300, des armes sophistiquées capables d'intercepter en vol avions ou missiles guidés, un équivalent russe des Patriot américains.

Un membre du gouvernement israélien a souligné dimanche que M. Netanyahu était "tout à fait déterminé" à empêcher ces livraisons.

L'installation d'un tel système de défense sol-air compliquerait tout projet des Etats-Unis ou de leurs alliés de procéder à des frappes aériennes, d'établir une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ou d'intervenir pour sécuriser ou démanteler des armes chimiques.

L'information avait été donnée dans la presse américaine quelques jours après que l'occupation israélienne avait bombardé des cibles proches de Damas, selon un responsable israélien, pour empêcher le transfert d'armes sophistiquées au Hezbollah.

Les dirigeants russes ont confirmé vendredi la perspective de ces livraisons, trois jours à peine après avoir reçu le secrétaire d'Etat américain John Kerry et donné des espoirs d'une solution négociée.

Moscou et Washington ont ensemble appelé à l'organisation d'une nouvelle conférence internationale pour amener le régime syrien et l'opposition à trouver une solution politique.

Vendredi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué que Moscou s'apprêtait à "finaliser" ces livraisons.

Selon le quotidien Kommersant, M. Poutine a confirmé au Premier ministre britannique David Cameron, qui s'est lui aussi rendu en Russie pour parler de la Syrie, que Moscou avait bien l'intention de livrer ces systèmes à Damas.

Les analystes étaient partagés lundi sur les effets de cette menace russe, et sur sa mise en oeuvre.

"Dans la logique des choses, après deux frappes de l'armée de l'air israélienne en Syrie, Netanyahu va avoir du mal à dissuader le président russe de livrer des armes de défense", a estimé Boris Dolgov, de l'Institut russe des études orientales.

Mais pour Viktor Kremeniouk, de l'Institut USA-Canada de Moscou, Benjamin
Netanyahu, en soulevant la question des missiles, "avertit indirectement qu'"Israël" détruira ces S-300 quand ils seront livrés".

En définitive, pour Igor Korotchenko, du Centre d'analyse du marché mondial des armes, "la question de savoir si la Russie va honorer son contrat de livraison reste ouverte".

Il s'agit d'un marché conclu en 2010 pour la livraison de quatre batteries de missiles S-300, comprenant six rampes de tir et 144 missiles d'une portée de 200 kilomètres, pour un montant de 900 millions de dollars, d'après des informations de source israélienne du Wall Street Journal.

Après son passage à Moscou, John Kerry avait mis en garde contre une livraison "potentiellement déstabilisante" pour la région.

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Sujet / Message Syrie: Israël empêchera le déploiement des missiles S-300 russes (journal)

Message par matriochkas le Lun 3 Juin - 14:36

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Israël juge impossible d'empêcher la livraison de missiles russes S-300 à Damas, mais compte les neutraliser avant leur mise en service, rapporte jeudi le journal israélien Haaretz se référant à des sources proches du dossier.
Le quotidien cite des diplomates européens ayant participé à une réunion à huis clos avec le conseiller pour la Sécurité nationale israélienne Yaakov Amidror, qui a selon eux fait savoir que l'Etat hébreu envisageait d'empêcher les missiles S-300 de "devenir opérationnels" sur le sol syrien.
Les autorités israéliennes estiment que les batteries S-300, un des complexes de défense antimissile les plus avancés du monde, permettront aux Syriens de contrôler l'ensemble de l'espace aérien israélien. Dans le même temps, Israël redoute que les missiles russes ne tombent entre les mains des extrémistes opérant en Syrie.
D'après le journal, lors de sa récente visite à Sotchi, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenté, sans succès, de dissuader les dirigeants russes de fournir des complexes S-300 à Damas.

Plus tôt dans la semaine, M.Netanyahu a interdit à ses ministres de faire des commentaires sur les éventuelles livraisons de missiles antiaériens russes en Syrie.

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Sujet / Message Epaulée par le Hezbollah, l’armée syrienne contrôle « totalement » la ville stratégique de Qousseir

Message par matriochkas le Mer 5 Juin - 21:44

L’Iran a « félicité l’armée et le peuple syriens » pour la victoire sur les « terroristes » à al-Qousseir a rapporté mercredi 05 juin, l’agence officielle Irna, citant le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdolahian.
Téhéran « félicite la victoire de l’armée et du peuple syriens contre les terroristes takfiris (extrémistes sunnites) dans la ville de Qousseir », a affirmé la même source.
Il réagissait, selon l’agence AFP, à la chute ce matin de cette ville stratégique du nord-ouest de la Syrie tombée aux mains de l’armée, au bout d’une offensive de plus de deux semaines, soutenue par le Hezbollah chiite libanais. « Certaines parties continuent à envoyer des armes et soutiennent les actions terroristes en Syrie », a accusé le responsable iranien. Ces parties « sont responsables des massacres et des destructions en Syrie et doivent être jugées pour crimes de guerre », a-t-il conclu en faisant allusion à certains pays occidentaux, arabes et à la Turquie qui soutiennent la rébellion syrienne.
L’armée syrienne, soutenue par le Hezbollah, a repris le contrôle total d’al-Qousseir, ville proche du Liban qui était un bastion rebelle depuis plus d’un an. L’Iran est le principal allié régional de la Syrie et prône une solution politique pour mettre fin à plus de deux ans de conflit dans ce pays. Il est accusé par les rebelles et les pays qui les soutiennent de fournir des armes au régime syrien, ce que Téhéran a toujours démenti. Il est aussi accusé de s’impliquer directement avec le Hezbollah dans les combats aux côtés de l’armée syrienne.

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

Message par Syfou le Dim 23 Juin - 14:39

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Sujet / Message Re: Crise syrienne

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