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Sujet / Message Les Acadiens

le Mar 28 Sep - 22:14
Flag of Acadia



Les Acadiens forment un peuple vivant en Amérique du Nord, généralement dans les provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et du Québec et dans l'État américain du Maine.

Les Acadiens sont en majorité francophones et catholiques. Ils sont descendants des premiers colons européens établis en Acadie à l'époque de la Nouvelle-France. Durant le Grand Dérangement de 1755, un nettoyage ethnique ante litteram, les Acadiens furent déracinés par les Britanniques ; la plupart s'établirent en Louisiane, où ils sont connus sous le nom de Cadiens.

Origines

Les ancêtres des Acadiens proviennent principalement de l’ouest de la France, du Poitou (Bas-Poitou la future Vendée et Haut-Poitou) et du pays des Santons fait de l'Aunis (cap. La Rochelle), la Saintonge (cap. Saintes) et l'Angoumois (cap. Angoulême). Ils sont répertoriés aussi venant de Basse-Bretagne, (cap. Nantes) et des provinces limitrophes, comme la Touraine. On y compte aussi des Parisiens et des colons venus du pays basque. Cette population déjà installée se mélangea aux Écossais amenés par sir William Alexander en 1628 dans le but de coloniser le sud de l’Acadie (actuelle Nouvelle-Écosse) et qui étaient restés sur le territoire après le traité de Saint-Germain-en-Laye, conclu en 1632, qui rendait à la France le territoire que réclamait l'Angleterre.

Nouvelle-France


En 1603, Henri IV, le roi de France, accorda à Pierre Dugua de Mons le droit de coloniser les terres d'Amérique du Nord. Arrivant en 1604, les colons français (sans femme ni enfant) bâtirent leur fort à l'embouchure de la rivière Sainte-Croix, qui sépare le Nouveau-Brunswick et le Maine actuels, sur une petite île nommée île Sainte-Croix (aujourd'hui Dochet Island). Le printemps suivant, les colons déménagèrent au sud-est de la Baie française (aujourd'hui Fundy Bay) au lieu en retrait qu'ils nommèrent Port-Royal (de nos jours Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse).

Au XVIIe siècle, après 1632, environ cent familles françaises s'établirent en Acadie. Elles développèrent des relations amicales avec les aborigènes Mi'kmaq, apprenant leurs techniques de chasse et de pêche. Les Acadiens vécurent principalement en régions côtières, sur des terres reprises à la mer par des endiguements nommés aboiteaux.

Établis à la frontière entre les territoires français et britanniques, les Acadiens se trouvèrent sur la ligne de front de chaque conflit entre les deux puissances. L'Acadie passa à plusieurs reprises d'un camp à l'autre, et les Acadiens apprirent à y survivre en adoptant une attitude de neutralité réfléchie, refusant de prendre les armes pour l'un ou l'autre des camps, quel qu'il fut, et en vinrent ainsi à être désignés sous le nom de French Neutrals (les « Neutres français »).

Nouvelle-Écosse

Dans le traité d'Utrecht de 1713, la France céda aux Anglais cette portion de l'Acadie qui est maintenant la Nouvelle-Écosse (moins l'île du Cap-Breton). En 1754, le gouvernement britannique, n'acceptant plus la neutralité précédemment tolérée des Acadiens, demanda qu'ils prêtent un serment d'allégeance absolu à la couronne britannique, ce qui revenait à exiger des Acadiens qu'ils acceptent de prendre les armes contre les habitants du Québec français. Les Acadiens refusèrent cette perspective de combattre les membres de leurs familles en territoire français, et pensèrent que ce serment compromettrait à long terme leur culte catholique, face aux rites protestants. Le colonel Charles Lawrence ordonna la déportation massive des Acadiens, sans autorisation formelle de Londres et en dépit d'avertissements des autorités britanniques contre une réaction draconienne. L'historien John Mack Faragher utilisa le terme contemporain de nettoyage ethnique pour décrire cette mesure.

Déportation des Acadiens

Grand dérangement redirige vers cette page. Pour l'article concernant le groupe de musique acadien, voir Grand Dérangement (groupe).

La Déportation des Acadiens, ou le Grand Dérangement, est une expression utilisée pour désigner l'expropriation massive et la déportation des Acadiens, peuple francophone d'Amérique, lors de la prise de possession par les Britanniques d'une partie des anciennes colonies françaises en Amérique. La déportation des Acadiens constitue une opération de nettoyage ethnique de grande envergure, compte tenu de la démographie de l'époque, puisqu'elle a transformé la composition de la population de trois provinces canadiennes, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick.

La crise et la déportation

En 1754, la crise éclate avec le début de la 4e guerre intercoloniale (French and Indian War en anglais). Le conflit commence avec des victoires françaises dans la vallée de l'Ohio. La panique gagne les colonies britanniques. Charles Lawrence devient gouverneur et commandant en chef de la Nouvelle-Écosse. Il discute avec William Shirley, gouverneur du Massachusetts, de la possibilité de remplacer les Acadiens par des colons anglo-américains.

En 1755, 1 800 soldats de la Nouvelle-Angleterre arrivent en Nouvelle-Écosse. Ce débarquement est suivi de la prise des forts français par le général Robert Monckton. Lawrence confisque les armes et les embarcations des Acadiens. En juin, il rencontre des délégués acadiens et exige d'eux un nouveau serment d'allégeance inconditionnel en échange du retour des armes. Les Acadiens refusent.

Lawrence décréta la déportation des Acadiens au mois de juillet 1755 et ordonne qu'il faut commencer par ceux de l'isthme où est situé le fort Beauséjour, l'actuel Isthme de Chignectou, car ils ont pris les armes. De plus, il suggéra de répartir les Acadiens dans les différentes colonies où la population leur est hostile en petits groupes dans plusieurs villes et villages afin d'éviter qu'ils ne puissent se regrouper à nouveau et où ils pourraient être soumis aux travaux forcés. Ainsi, les Anglais pourraient prendre les fermes et les terres des Acadiens qui étaient généralement les plus fertiles de la Nouvelle-Écosse. À partir de là, tous les Acadiens devaient être déportés sans exception, il ne leur était même plus permis de porter un serment absolu à la Couronne britannique.

Après la victoire dans la bataille de Fort Beauséjour et la prise de Fort Gaspareaux, en juin 1755, Lawrence ordonne aux commandants de Beaubassin, Pisiquid et Annapolis Royal d'attirer les hommes français de leurs districts respectifs au fort ou à l'église locale pour que les « instructions du roi » leur soient communiquées; une fois sur place, ils étaient encerclés, puis arrêtés et détenus dans des bateaux[1]. Ils allaient être déportés à l'extérieur de la province et leurs possessions allaient être confisquées par Sa Majesté. Des navires principalement en provenance du Massachusetts viennent les chercher. En attendant les bateaux, les femmes et les enfants restaient chez eux et devaient fournir de la nourriture aux soldats et aux prisonniers.

Les déportés sont divisés par groupes d'âge et de sexe, puis embarqués sur les navires. En tout, de 8 000 à 10 000 Acadiens seront déportés d'Acadie. Le général Monckton était responsable de faire embarquer les Acadiens de la région du fort Beauséjour, John Winslow à Grand-Pré et Alexander Murray à Pisiguit et à Cobeguit. Le commandant John Hansfield était responsable de l'embarquement des Acadiens à Port-Royal. Cependant, ce dernier qui avait épousé une Acadienne ne suit pas l'ordre mais attend en novembre soit trois mois plus tard pour déporter les Acadiens. Il ne sépare pas les familles. On pense que 20 % de la population d'Annapolis Royal a pu s'échapper. Les Acadiens qui s'échappaient étaient chassés et souvent fusillés, et à certains moments traqués comme des troupeaux de fauves par les Anglais. De plus, la vie leur était difficile puisqu'ils devaient errer sans résidence et sans nourriture même pendant les durs hivers, d'ailleurs plus de 500 Acadiens moururent à l'hiver 1758 au camp de Boishébert.

Finalement, c'est l'embarquement de Grand-Pré qui fut le plus mené à bien par les Britanniques. Ce sont de sept à huit mille Français qui furent ainsi déportés.

On les éparpille le long de la côte atlantique. Ils y arrivent sans avoir été annoncés aux autorités locales, qui les considèrent comme une possible « 5e colonne ». Les déportés connaîtront des sorts divers. La Virginie et la Caroline du Nord refusent les 1 500 Français, qui restent à bord des bateaux ou sur les plages jusqu'en mai 1756, moment où ils sont expulsés vers l'Angleterre. La traversée est difficile : deux vieux bateaux, le Violet et le Duke William coulent en cours de route. Après trois mois de navigation, les survivants arrivent en Angleterre où ils sont très mal reçus.

Les 1 226 Acadiens survivants sont répartis en quatre groupes, 336 à Liverpool, 340 à Southampton, 300 à Bristol, 250 à Penryn (Falmouth). Commence alors pour eux une détention qui durera sept années.

On sait peu de choses sur les conditions de vie de ces Français. À Southampton, ils vivent dans des baraquements sur les quais ; à Liverpool, ils logent dans les ruines d'ateliers de potiers ; à Bristol, où personne ne les attend, ils restent trois jours et trois nuits sur les quais avant d'être parqués dans une vieille bâtisse ; à Falmouth, ils sont un peu mieux traités, des jeunes trouvent même du travail. Ils reçoivent, comme prisonniers de guerre, une somme de six sols par jour avec l'obligation de subvenir à leurs besoins.

Pendant tout leur séjour, le gouvernement britannique essaie par tous les moyens de les faire devenir citoyens anglais, mais sans résultat. Le 3 novembre 1762, le traité de Paris est signé, le calvaire des Français va prendre fin.

En janvier 1763, il ne reste, en Angleterre, que 866 personnes sur les 1 226 débarquées, et de plus il y a eu quelques naissances. Louis XV et Choiseul les font libérer, leur promettant des secours, ainsi que leur installation en France et, surtout, remboursent à l'Angleterre leurs dettes et une partie de leur solde. Ils les rapatrient ensuite en France.

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Sujet / Message Re: Les Acadiens

le Mar 28 Sep - 22:27
Les suites de la déportation

En Virginie, la colonie refuse platement de recevoir les 1 500 Acadiens qui, en conséquence, sont expédiés en Angleterre.

En Géorgie, colonie pénitentiaire, ils sont d'abord complètement ignorés et livrés à eux-mêmes, puis tous arrêtés en 1756. En 1763, on leur donne 18 mois pour partir. La plupart émigreront à Saint-Domingue.

En Caroline du Sud, une importante communauté de Huguenots est paniquée à l'arrivée des « papistes ». On les force à rester à bord des navires surpeuplés. Une trentaine réussissent à s'évader. En 1756, on organise une levée de fonds pour payer leur expulsion… vers la Nouvelle-Écosse ! Ils rejoindront les partisans de Boishébert qui lutte contre les Britanniques.

Au Maryland et en Pennsylvanie, on les emploie à divers travaux serviles. Aucun logement ni nourriture ne sont fournis. En 1756, la législature du Maryland adopte une loi qui prévoit la prison pour ceux qui n'ont pas d'emploi. À la frontière ouest, les troupes reçoivent l'ordre de tirer à vue sur ceux qui tenteraient de quitter la colonie. Tout Acadien qui désire s'éloigner de plus de 16 km de sa résidence doit avoir un passeport.

En Pennsylvanie également, le gouverneur Morris place les arrivants sous garde armée. Ils sont décimés par les maladies infectieuses et mis en quarantaine. Confiés aux county townships (juridictions locales) sous la direction du warden of the poor (« Gardien des pauvres », magistrat chargé de s'occuper des indigents), ils s'assemblent dans un bidonville de Philadelphie. On leur refuse du travail, mais on force leurs enfants à fréquenter les écoles anglophones. En 1763, les Acadiens du Maryland et de la Pennsylvanie partent pour la Louisiane. Certains s'arrêteront à Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti) où le gouverneur comte d'Estaing les met aux travaux forcés pour la construction d'une forteresse.

Le New Jersey refuse de recevoir des Acadiens. À New York, on les parque à Staten Island et à Long Island. Environ un tiers sont employés comme indentured servants (servitude à contrat d'une durée limitée). Plusieurs s'évaderont. Finalement, les prisonniers partiront pour Saint-Domingue après le Traité de Paris.

Au Connecticut, ils sont gardés sous surveillance, puis expédiés vers Saint-Domingue en 1763. En 1767, un certain nombre s'installent au Nouveau-Brunswick.

Au moins 2 000 Acadiens arrivent au Massachusetts où une épidémie de variole les décime. Ils ne reçoivent aucune assistance du gouvernement local. En 1756, on les engage comme indentured servants. On interdit aux navires de les engager comme marins. En 1757, on leur interdit de quitter les villes où ils sont assignés à résidence. En 1763, certains partent pour Saint-Domingue, mais la majorité pour le Canada.

Environ 3 500 Acadiens se réfugient en « Acadie française », le long du fleuve Saint-Jean et de la rivière Miramichi (Nouveau-Brunswick actuel) sous la direction de l'abbé François Le Guerne. Beaucoup d'entre eux meurent de faim et de froid durant l'hiver 1756-1757, vu l'impossibilité de pratiquer les industries traditionnelles (pêche, agriculture) pendant la guerre. De plus, entre 1756 et 1758, les autorités de la Nouvelle-Écosse offrent des primes pour les prisonniers acadiens et, moins officiellement, pour leurs scalps. Tous ces camps de réfugiés sont détruits par l'avance des troupes britanniques dans les années qui suivent.

En 1763, la France cède ses colonies américaines à la Grande-Bretagne et le gouvernement britannique donne 18 mois aux Acadiens pour quitter l'Empire britannique et gagner une colonie française.

En 1766, les Acadiens sont officiellement autorisés à s'installer au Québec, où plusieurs s'étaient réfugiés avant 1759, mais, dans les provinces maritimes (ancienne Acadie), les droits politiques leur seront refusés jusque dans les années 1830.

Vers 1766 aussi, d'autres Acadiens, les Cadiens, commenceront à se regrouper en Louisiane, devenue colonie espagnole.

L'installation des Coony Acadiens à Belle-Île-en-Mer

Un peu à la manière de l'Acadie, Belle-Île-en-Mer était occupée par les Britanniques, mais le traité de Paris (10 février 1763), qui donnait le Canada aux Britanniques, a permis à la France de récupérer Belle-Île le 11 avril 1763. Un mois plus tard les Acadiens prisonniers en Grande-Bretagne sont libérés et viennent grossir le nombre des réfugiés dans les ports français.

Plusieurs projets d'installation des Acadiens sont proposés, dont celui de Belle-Île (8 ans avant le projet poitevin). Dès juillet 1763, trois chefs de famille acadiens, Honoré Le Blanc, Joseph Trahan et Simon Granger, se rendent à Belle-Île, afin de juger de la possibilité d'une implantation sur cette île bretonne. Le baron Richard-Auguste de Warren, gouverneur de l'île juge ce premier contact positif, « ils ont paru très contents de ma réception et s'en sont retournés le 27. Comme ils sont gens fort industrieux et habiles cultivateurs, je serais enchanté de les voir arriver : ce serait un bon boulevard contre ceux qui les ont maltraités. »

Mais tout n'est pas si rose : les Acadiens, soutenus par l'abbé Le Loutre, veulent rester groupés sur l'île dans une même paroisse, ce qui n'est pas du goût de de Warren qui veut au contraire les disperser sur l'ensemble du territoire « afin que tous les habitants ne fassent qu'un seul esprit et qu'un même peuple ». L'abbé Le Loutre, qui a participé à cette première visite, prend les affaires en main et en janvier, il annonce à de Warren qu'il a trouvé 77 familles déterminées à s'installer sur l'île. Mais les affaires traînent en longueur, les habitants de l'île ne sont pas très heureux de voir débarquer ces réfugiés, rien n'est prêt, il manque des maisons, il faut commander des chariots, des charrues, du bois, des bœufs, des vaches… C'est l'abbé Le Loutre qui gère tout cela.

En septembre 1765, Granger et Le Blanc sont chargés de préparer l'hébergement des 77 familles, les premières arrivent le 22 septembre, d'autres le 1er octobre, puis le 18 et enfin le 30 octobre. Elles sont logées provisoirement dans « les grands magasins aux avoines » qui sont une halle. Les Acadiens participent aux travaux de construction des maisons, certains, qui étaient marins, embarquent avec des patrons pêcheurs du pays.

Pour arriver à un partage des terres équitable qui tient compte de la composition des familles, de l'origine, de la parenté, des affinités, un inspecteur, nommé Isambert, a imaginé un système original avec des « lotties » et des « brigades ». Les lotties sont des lots de terres bien précis et numérotés ; les brigades, au nombre de 13, sont constituées de 6 familles, chacune dotée d'un « chef de brigade » chargé de tirer au sort la lottie attribuée à chacune des brigades.

Les Acadiens apportaient dans leurs bagages des pommes de terre qu'ils ont cultivées à Belle-Ile avant son introduction en France par Parmentier en 1769.

Transit par Nantes

Lors de leur déportation en 1755, beaucoup d'Acadiens, alors détenus en Angleterre, furent envoyés en France, espérant avant tout repartir pour le Nouveau Monde. Dans l'attente d'un embarquement pour la Louisiane, certains patientèrent en Bretagne et dans le Poitou. Chantenay, aujourd'hui quartier nantais, devint ainsi pendant 10 ans, de 1775 à 1785, un lieu de transit pour ces réfugiés, à proximité immédiate du port de Nantes. Certains ne tardèrent pas à s'y fixer définitivement et à y faire souche.

Aujourd'hui

La majorité des populations se qualifiant d'acadienne se trouve aujourd'hui au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, aux îles de la Madeleine et en Gaspésie (Québec), à Terre-Neuve-et-Labrador, dans le Maine (États-Unis), en Louisiane et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Des historiens américains estiment que, sur une population totale évaluée entre 12 000 et 18 000 Acadiens en 1755, de 7 500 à 9 000 périrent entre 1755 et 1763, soit des effets de la déportation, soit en tentant d'y échapper.

Une demande officielle d'un député d'ascendance acadienne du Bloc québécois a été déposée pour qu'il y ait reconnaissance par la couronne britannique du massacre. Le gouverneur général du Canada – l'institution représentant aujourd'hui la couronne canadienne au pays, mais qui, avant le Statut de Westminster de 1931, représentait la couronne britannique – a pour sa part reconnu la Déportation des Acadiens. En décembre 2003, la gouverneure générale Adrienne Clarkson a reconnu le drame humain de la déportation, mais sans offrir d'excuses formelles. Depuis, le 28 juillet est un jour de commémoration de l'événement.

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Sujet / Message Re: Les Acadiens

le Mar 28 Sep - 22:33
Époque contemporaine

En 2003, sur demande des Acadiens, une proclamation fut émise au nom de la reine Élizabeth II, reconnaissant officiellement la déportation des Acadiens et établissant le 28 juillet comme un jour de commémoration.

Répartition géographique

Aujourd'hui, les Acadiens habitent pour l'essentiel les rives nord, nord-est et sud-est du Nouveau-Brunswick. D'autres groupes d'Acadiens peuvent être trouvés aux îles de la Madeleine et de part et d'autre du Québec, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse, comme à Chéticamp, l'Isle Madame et Clare. D'autres peuvent encore être trouvés dans les régions du sud et de l'ouest du Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Angleterre. Plusieurs de ces dernières communautés ont dû faire face à des degrés d'assimilation variés. Pour beaucoup de familles dans des communautés à prédominance anglophone, l'attrition de la langue française s'est produite, particulièrement pour les jeunes générations. Les Acadiens qui se sont installés en Louisiane après 1764, connus comme les Cadiens, ont eu une influence culturelle dominante dans beaucoup de paroisses (voir Paroisse au sens administratif), particulièrement dans le secteur du sud-ouest de la Louisiane, connue comme Acadiane.

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Sujet / Message Re: Les Acadiens

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