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Signaler une anomalie LA MATRICE DU TERRORISME

le Lun 14 Aoû - 16:30
Alors que l’Europe est frappée par des attentats de plus en plus réguliers – tout comme l’est quotidiennement la Syrie et l’Irak, ce qui, soit dit en passant, ne provoque pas l’indignation et l’émoi de la communauté internationale et de ses médias – il n’est pas inutile de se pencher sur la matrice idéologique de cette arme des puissances atlantistes, sionistes et wahhabites : le terrorisme.
Révolutions anglaise, française et russe
L’on peut faire le parallèle entre les méthodes de terreurs politiques de l’expansion cromwellienne du XVIIe siècle, de celle du wahhabisme dans la Péninsule arabique par l’épée de la tribu des Saoud au XVIIIe, ainsi que de la Révolution de 1789 ayant précédée les révolutions socialo-anarchiques des XIXe et XXe siècles. Ces révolutions, accompagnées (pour nombre d’entre elles) de conquêtes territoriales, ont toutes comme point commun l’extermination systématique des masses (la Terreur) comme moyen de domination idéologique. Le but ayant été de bâtir les institutions de la modernité sur les ruines des traditionnelles.
C’est avec le protestantisme, religion par essence révolutionnaire et fondée sur le modèle vétérotestamentaire, que démarre l’ère moderne et ses révolutions sanglantes.
En 1641 débute la Première Révolution anglaise, menée par le protestant puritain, sectaire et fanatique, Olivier Cromwell (1699-1658), qui faisait partie de ceux qui se faisaient appeler « les chrétiens de l’Ancien Testament » et qui interdit la célébration du jour de Noël, brûla des églises et assassina des prêtres. Cette révolution se termine en 1649 par la mise à mort du Roi Charles Ier (comme le sera un siècle plus tard le Roi français Louis XVI). Le modus operandi des révolutionnaires français est sensiblement le même que celui de leurs prédécesseurs anglais. Les révolutionnaires français massacrèrent quelque 260 000 vendéens catholiques qui se rebellèrent contre une révolution anticléricale. Cromwell, parti à la conquête de l’Écosse et de l’Irlande, avait précédé dans leur méthodes de Terreur les révolutionnaires français. Celle-ci servira explicitement de modèle à la plupart des guerres terroristes d’extermination du XXe siècle : génocide arménien conduit par des Jeunes Turcs sabbataïstes (les Donmëh), où lors de la Révolution messianiste judéo-bolchevique. L’extermination de la Vendée servira également de référence pour l’écrasement par Lénine de la révolte paysanne de Tambov (1920/921) notamment aux moyens d’armes chimiques utilisées de juin à décembre 1921. Le bilan humain de cette nouvelle Vendée est estimé à 240 000 morts.
Le Talmud et le frankisme, à l’origine de l’anarchisme révolutionnaire ?
L’origine de ce nihilisme moderne, moteur des révolutions socialistes des XIXe et XXe siècles, se trouve dans la kabbale sabbato-frankiste, et plus en amont, dans le Talmud lui-même.
Suite à l’apparition des kabbalistes antinomistes Sabbataï Tsevi (1626-1676) Jacob Frank (1726-1791), la kabbale et le messianisme sous la forme sabbato-frankiste, a tracé une voie menant à un messianisme athéiste (du moins en apparence).
Comme l’explique parfaitement le philosophe juif marxiste Michaël Lowy, la structure du socialisme est celle du messianisme juif.
La tendance anarchiste du socialisme, dont la matérialisation historique est la Révolution bolchevique, est celle qui est restée la plus fidèle au messianisme catastrophique de la kabbale frankiste. En effet, cet aspect sabbato-frankiste de l’anarchisme est très marqué dans les écrits de Mikhaïl Bakounine (1814-1876). On pourrait croire que Bakounine paraphrase Jacob Frank lorsqu’il écrit :
« La passion destructrice est une passion créatrice », ou encore « Je ne crois pas à des Constitutions ou à des lois… Nous avons besoin de quelque chose d’autre : la passion, la vie, un monde nouveau sans lois et donc libre. » [1]
Jacob Frank disait un siècle avant Bakounine :
« Je ne suis venu en Pologne que pour extirper toutes les lois et toutes les religions, et mon désir est d’apporter la vie au monde » (Kraushar, I, 308) [2]
Ce messianisme catastrophique du frankisme trouve lui-même sa source dans le Talmud, et notamment dans ce Midrash (commentaire talmudique de la Bible) Tehilim (sur le psaume 45,3) :
« Israël demande à Dieu : quand nous enverras-Tu la Rédemption ? Il répond : quand vous serez descendu au niveau le plus bas, à ce moment Je vous apporterai la Rédemption »
C’est cette prophétie talmudique que cherchera à réaliser Jacob Frank en répandant la dépravation et le chaos universel ; ainsi il déclara :
« Je ne suis pas venu pour élever, je suis venu pour détruire et rabaisser toutes choses jusqu’à ce que tout soit englouti profond, qu’il ne puisse descendre plus… Il n’y a pas d’ascension sans descente préalable… » [3]
La catastrophe, la dépravation généralisée est, dans la tradition eschatologique juive, la condition préalable aux temps messianiques et à la Rédemption. Il y a, explique le grand spécialiste de la kabbale et du messianisme juif Gershom Scholem, certaines interprétations qui offrent une lecture nouvelle du psaume 156 :7 à la place de la version traditionnelle selon laquelle dans l’ère messianique « Le Seigneur libère les prisonniers » (matir assirum), il faudrait lire « Le Seigneur lève les interdictions » (matir issurim) [4].
Ce à quoi Bakounine donne un écho parfait à la suite de Jacob Frank.
Il n’y a donc rien d’étonnant à retrouver, au cœur de la pensée socialiste, le messianisme juif sous sa forme frankiste, lorsque l’on sait que c’est précisément en Europe centrale – où le frankisme est né et s’est implanté – que se sont formés les mouvements socialistes.
Comme l’explique Michaël Lowy, pour la plupart des penseurs socialistes :
« Il n’y avait que deux issues possibles (dans le cadre du néo-romantisme) : soit un retour à ses propres racines historiques, à sa propre culture, nationalité ou religion ancestrale, soit l’adhésion à une utopie romantico-révolutionnaire de caractère universel. Il n’est pas étonnant qu’un certain nombre de penseurs juifs de culture allemande proches du romantisme anti-capitaliste aient choisi simultanément ces deux voies sous la forme d’une redécouverte de la religion juive (en particulier de l’interprétation restauratrice utopique du messianisme) et de sympathie ou identification avec des utopies révolutionnaires (notamment libertaires) profondément chargé de nostalgie du passé – d’autant plus que ces deux voies étaient structurellement homologues.
Cette double démarche caractérise plusieurs penseurs juifs d’Europe centrale qui constituent un groupe extrêmement hétérogène mais néanmoins unifié par cette problématique commune ; on peut trouver parmi eux quelques-uns des plus grands esprits du XXe siècle : des poètes et des philosophes, des dirigeants révolutionnaires et des guides religieux, des Commissaires du Peuple et des théologiens, des écrivains et des kabbalistes et même des écrivains-philosophes-théologues-révolutionnaires : Franz Rosenzweig, Martin Buber, Gershom Scholem, Gustav Landauer, Walter Benjamin, Franz Kafka, Ernst Toller, Ernst Bloch, Georg Lukacs.
 » [5]
Ces trois derniers, Ernst Toller, Ernst Bloch et Georg Lukacs, qui sont comme le souligne Lowy, des « juifs assimilés athées-religieux anarcho-bolcheviques », contrairement aux autres précités, « abandonnent leur identité juive tout en gardant un lien obscur avec le judaïsme »… Ce qui n’est pas une contradiction en soit, lorsque l’on connaît l’origine de l’assimilationnisme juif européen et son lien de parenté avec le frankisme [6].
Lowy explique que « leur athéisme religieux (le terme est de Luckacs) se nourrit de références aussi bien juives que chrétiennes » et leur évolution politique les mène à une problématique de synthèse entre les deux [7].
Plusieurs témoignages contemporains de Georg Lukacs révèlent son messianisme fiévreux et apocalyptique. Marianne Weber (l’épouse du sociologue) décrit le Lukacs des années 1912-1917 comme un penseur « agité par des espoirs eschatologiques dans la venue du nouveau Messie » et pour lequel « un ordre socialiste fondé sur la fraternité est la pré-condition de la Rédemption »…
Ce messianisme matérialiste est appelé par Lukacs lui-même une « religiosité athée ». Lors d’une conférence de 1918 il rend hommage aux anabaptistes (courant chrétien évangélique) et revendique leur impératif catégorique : « faire descendre à l’instant même le Royaume de Dieu sur la terre » [8].
Dans la même période, celle de la crise révolutionnaire de 1918-1919 en Allemagne, Gustav Landauer (1870-1919), socialiste juif allemand, est, comme Lukacs, pris d’une fièvre messianique et compare « l’esprit de la Révolution » à l’action des « prophètes anciens ». Il écrit, en janvier 1919, dans la nouvelle préface pour lé réédition de L’Appel au socialisme :
« Le Chaos est ici… les Esprits se réveillent… que de la Révolution vienne la Renaissance… que de la Révolution nous vienne la Religion – une Religion de l’action, de la vie, de l’amour, qui rend bienheureux, qui porte rédemption et qui surmonte tout. » [9]
La terreur révolutionnaire, mise en œuvre en Angleterre par Cromwell et en France par les révolutionnaires, a été le modèle des bolcheviques et celui du Foyer national juif (1920) – qui deviendra l’État d’Israël en 1948 – avec entre autres choses, la création au début des années 1920 de la Hagana et de l’Irgoun qui en est issu. Organisations terroristes du Foyer national juif (le Yishouv) qui ont généré Tsahal et qui avaient pour rôle de soutenir et d’étendre les colonies en Palestine.
N’oublions pas non plus le fameux commandant terroriste Nakmim… En 1945, le premier président de l’État hébreu, Chaïm Weizman (1874-1952), ancien chimiste et dirigeant de l’Organisation sioniste mondiale, fournit en 1945 au commando de Nakmim (pluriel de Nakam qui signifie vengeur), les « vengeurs », appelés en anglais The Avengers, appartenant au mouvement Berihah (dirigé par le juif sioniste Abba Kovner), les formules chimiques destinées à empoisonner les réservoirs d’eau des villes de Munich, Nuremberg et Hambourg.
Abba Kovner fut arrêté à son retour d’Israël où il s’était fourni le poison, et son commando de tueurs de masse a été empêché par la suite de mettre son plan à exécution ; ils ont toutefois, en 1946, réussi à empoisonner le pain destiné aux prisonniers de Langwasser.
Abba Kovner est aujourd’hui célébré en Israël comme un héro…
Mais le terrorisme à échelle nationale n’est qu’une des variantes de la terreur révolutionnaire.
Les brigades internationales (1936-1938) ont, quant à elles, inauguré le terrorisme internationale dont le « djihadisme » wahhabite a pris le relais.
De la terreur révolutionnaire à la terreur wahhabite
La Révolution de 1789 a été dès l’origine un projet d’instauration d’une république universelle [10], par le feu et le sang. Comme l’a parfaitement compris l’anthropologue et sociologue Gustave Le Bon :
« Les violences de la Révolution, ses massacres, son besoin de propagande, ses déclarations de guerre à tous les rois s’expliquent seulement si l’on considère qu’elle fut l’établissement d’une nouvelle croyance religieuse dans l’âme des foules. » [11]
Le terrorisme wahhabite [12] est, comme on le sait, sous pilotage étasunien depuis la fin des années 1970. Zbigniew Brzezinski (1928-2017), alors conseiller à la Sécurité nationale des États-Unis sous la présidence de Jimmy Carter, a été le maître d’œuvre d’une manœuvre de coordination de la CIA avec les services pakistanais et saoudiens, dans le but de financer et d’armer les futures terroristes, dont Ben Laden ; ceci dès la fin des années 1970, afin d’attirer l’Union Soviétique dans le cimetière afghan. Cette stratégie a été employée à nouveau dans la fin des années 1990 en Tchétchénie, pour faire imploser la Fédération de Russie, après la guerre de 2003 en Irak et depuis 2011, en Libye, en Syrie, au Yémen et ailleurs…
Brzezinski expliquera d’ailleurs lors d’une interview accordée au Nouvel Observateur le 15 janvier 1998 comment et pourquoi il a financé Ben Laden en Afghanistan.
A la question « Vous ne regrettez pas d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ? », Brzezinski répondra :
« Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ? »
Et lorsque le journaliste lui dit que ces « quelques excités représentent aujourd’hui une menace mondiale », Brzezinski rétorque :
« Sottises ! Il faudrait, dit-on, que l’Occident ait une politique globale à l’égard de l’islamisme. C’est stupide : il n’y a pas d’islamisme global. Regardons l’islam de manière rationnelle et non démagogique ou émotionnelle. C’est la première religion mondiale avec 1,5 milliards de fidèles. Mais qu’y a-t-il de commun entre l’Arabie Saoudite fondamentaliste, le Maroc modéré, le Pakistan militariste, l’Égypte pro-occidentale ou l’Asie centrale sécularisée ? Rien de plus que ce qui unit les pays de la chrétienté… » [13].
Ce que nous explique Brzezinski, qui fut l’un des plus influents géo-stratèges américains depuis les années 1970, c’est que ce terrorisme est une création artificielle et que son ampleur dépend de la politique occidentale.
Et l’Histoire en témoigne. En effet, le Royaume saoudite, premier et principal pourvoyeur du terrorisme international, fondé en 1932, n’a pu s’établir que par le soutien des Britanniques durant et après la Première Guerre mondiale. En 1945, le Roi Abdelaziz ibn Saoud et Franklin Delano Roosevelt se rencontrent sur le croiseur Quincy ; un pacte est conclu : en échange du pétrole d’Arabie, le royaume des Saoud se trouvera désormais placé sous la protection des Américains qui à cette occasion évincent les Britanniques.
Avec le couplage du pétrole saoudien et du dollar américain, débute la phase d’expansion de la doctrine wahhabite – sponsorisée par les pétrodollars – en dehors de l’Arabie. Le wahhabisme part alors à la conquête de l’islam, notamment via de nombreuses institutions comme le Congrès islamique mondial (1949-1952), le Congrès islamique de Jérusalem (1953), le Haut Conseil des Affaires musulmanes (1960), l’Organisation de la Confrérie islamique (1969), la Ligue du Monde musulman (1962), l’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane (1972).
Les saoudo-wahhabites financent aussi des chaires universitaires à Harvard, en Californie, à Santa Barbara, à Londres ainsi qu’à Moscou. En outre, l’Arabie Saoudite détient, en terme financier, 30% de l’enveloppe satellitaire arabe, cinquante chaînes de télévision et autant de titre dans la presse écrite [14].
Tout ceci avec la bénédiction du monde anglo-saxon à la tête du monde « libre ». Une bénédiction renouvelée récemment par le président Trump qui a, par son discours à Riyad et le très important contrat d’armement signé avec les Saoud, a priori accordée une validation tacite à la poursuite de la politique belliqueuse des saoudo-wahhabites au Proche-Orient.
Youssef Hindi
Notes
[1] Cité par Michaël Lowy, Messianisme juif et utopie libertaires en Europe centrale, Archives de sciences sociales des religions. N. 51/1, Persée, 1981, pp. 6-7.
[2] Dans Gershom Scholem, Aux origines religieuses du judaïsme laïque, de la mystique aux Lumières, Calmann-Levy, 2000, p. 212.
[3] Charles Novak, Jacob Frank, le faux messie, 2012, l’Harmattan, p. 56.
[4] Cité par Michaël Lowy, op. cit., p. 8.
[5] Michaël Lowy, op. cit., p. 11.
[6] Voir : Youssef Hindi, La mystique de la laïcité, chapitre IV, 2017, Sigest.
[7] Michaël Lowy, op. cit., p. 12.
[8] Michaël Lowy, op. cit., p. 36.
[9] Michaël Lowy, op. cit., p. 22.
[10] Voir le livre du révolutionnaire Anacharsis Cloots, La République universelle, 1792.
[11] Gustave Le Bon, Psychologie des foules, 1895, Presses Universitaires de France, 1981.
[12] Sur le wahhabisme, lire : Jean-Michel Vernochet, Les Égarés, le wahhabisme est-il un contre islam ?, 2013, Sigest.
[14] Voir la liste in Al-Farsy, Custodian of the Two Holy Mosques : King Fahd ben Adbul Aziz, Chanel Islands : Knight Communication, 2001, pp. 220-228.
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le Ven 25 Aoû - 10:31
Le fascisme est un système politique autoritaire qui associe populisme,nationalisme1 et totalitarisme2 au nom d'un idéal collectif suprême. À la foisrévolutionnaire et conservateur, il s'oppose frontalement à la démocratie parlementaire et à l'État libéral garant des droits individuels3,4. Issu de diverses composantes de la philosophie européenne du xixe siècle5, le fascisme a trouvé dans les circonstances économiques et historiques de l'après-première guerre mondiale le contexte qui lui a permis d'accéder au pouvoir, d'abord en Italie dans les années 1920 avec Mussolini, puis sous une variante accentuée, militariste, enAllemagne dans les années 1930 avec le nazisme et Hitler.
Le terme fascisme (prononcé [fa.ʃism], calque de la prononciation italienne[faˈʃizmo] ; ou plus rarement [fa.sism]6,7,8) s'applique au sens étroit à la période mussolinienne de l'histoire italienne et au sens large à un système politique aux caractéristiques inspirées par l'exemple italien mais qui a pu prendre des aspects différents selon les pays. Des débats existent entre les historiens quant à la qualification de certains régimes (France de VichyEspagne franquiste9...). La différence entre fascisme et totalitarisme fait l'objet de nombreux débats10.
Niant l'individu et la démocratie au nom de la masse incarnée dans un chef providentiel, le fascisme embrigade les groupes sociaux (jeunesse, milices) et justifie la violence d'État menée contre les opposants assimilés à des ennemis intérieurs, l'unité de la nation devant dépasser et résoudre les antagonismes des classes sociales dans un parti unique. Dans ledomaine économique, l'état conduit une politique dirigiste mais maintient la propriété privée et capitaliste11.
En même temps, il rejette la notion d'égalité au nom d'un ordre hiérarchique naturel : il définit un « homme nouveau », un idéal de pureté nationale et raciale qui nourrit en particulier l'antisémitismel'homophobie, l'exclusion des personnes atteintes d'un handicap et exalte les corps régénérés ainsi que les vertus de la terre, du sang et de la tradition, tout comme il affirme une hiérarchie entre les peuples forts et les peuples faibles qui doivent être soumis. De façon générale, le fascisme exalte la force et s’appuie sur les valeurs traditionnelles de la masculinité, reléguant les femmes dans leur rôle maternel. Il célèbre dans cet esprit les vertus guerrières en développant une esthétique héroïque et grandiose12.
Révélateur d'une crise de la modernité et luttant contre le sentiment de décadence de la civilisation, le fascisme s'appuie aussi sur la mystique romantique du passé et sur l'émotion collective qu'il met en scène dans la théâtralité dynamique d'unereligion civile (culte du chef, uniformes, rassemblements, propagande) et suscite ainsi une fascination idéologique et esthétique avérée13.
Dans son acception la plus large, le terme est employé pour disqualifier l'ennemi politique (par exemple par les Soviétiquesdurant la Guerre froide ou certains partis politiques sur l'échiquier politique dans les démocraties libérales), cependant, le fascisme est encore revendiqué par certaines mouvances d'extrême droite (les néofascistes).


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Signaler une anomalie La survie de la Syrie porte un coup aux djihadistes

le Mar 19 Sep - 16:26
19 septembre 2017
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Malgré les efforts déployés par Israël et ses alliés pour sauver le projet de « changement de régime » en Syrie, la défaite imminente des djihadistes soutenus par l’Occident est un tournant pour le Moyen-Orient moderne, analyse l’ex-diplomate britannique Alastair Crooke.
Le fait d’exister encore est une victoire pour la Syrie – toujours debout, en quelque sorte – malgré les ruines dues à ce qu’elle a subi. Cette victoire marque effectivement l’échec de la Doctrine Bush pour le Moyen-Orient (le « Nouveau Moyen Orient »). Cela signale le début de la fin, non seulement pour le projet politique de « changement de régime », mais aussi pour le projet jihadiste sunnite, qui a été utilisé comme outil coercitif pour créer ce « Nouveau Moyen-Orient ».
Il n’y a pas que la région qui ait atteint un point d’inflexion géopolitique, mais aussi l’islam sunnite. L’islam d’inspiration wahhabite a connu un revers majeur. Il est maintenant largement discrédité parmi les sunnites et haït par tout le monde.
Pour être clair, voici comment étaient liés les deux projets :
À la suite de la première guerre du Golfe (1990-1991), le général Wesley Clark, ancien commandant suprême allié de l’OTAN pour l’Europe, s’est souvenu :
En 1991, Paul Wolfowitz était sous-secrétaire à la stratégie de défense… Et j’étais passé le voir (…)
Et j’ai dit : « Monsieur le Secrétaire, vous devez être très content de la performance des troupes qui ont participé à Desert Storm. »
Et il a répondu : « Ouais, mais pas vraiment, parce qu’en vérité nous aurions du nous débarrasser de Saddam Hussein, et nous ne l’avons pas fait (…) Mais nous avons appris une chose, c’est que nous pouvons utiliser notre armée dans la région, au Moyen-Orient, et les Soviétiques ne nous arrêteront pas. Et nous avons environ 5 à 10 ans pour nettoyer ces anciens régimes clients soviétiques – Syrie, Iran, Irak – avant que la prochaine grande superpuissance n’émerge et nous défie. »
La pensée de Wolfowitz a ensuite été examinée plus profondément par David Wurmser dans son document de 1996 intitulé Coping with Crumbling States [Gérer les États faillis] (à la suite de sa contribution à l’infâme document stratégique intitulé Clean Break, rédigée par Richard Pearle pour Bibi Netanyahou plus tôt dans la même année). L’objectif ici pour ces deux documents déclencheurs était de contester directement la pensée « isolationniste » de Pat Buchanan (qui réapparait en partie dans les mouvements New Right et Alt-Right aux États-Unis).
L’écrivain libertaire Daniel Sanchez notait : « Wurmser a caractérisé les changements de régime en Irak et en Syrie (deux pays sous régimes baathistes) de moyen d’’accélérer l’effondrement dans le chaos’ du nationalisme laïque-arabe en général et du baathisme en particulier. Il a affirmé que ‘le phénomène du baathisme’ était, dès le début, ‘l’agent d’une politique étrangère, à savoir soviétique’ (…) et a donc conseillé à l’Occident d »achever’ cet adversaire anachronique – et d’amener la victoire américaine dans la Guerre froide à son point culminant. Le baathisme devrait être supplanté par ce qu’il appelait ‘l’option hachémite’. Après leur effondrement dans le chaos, l’Irak et la Syrie redeviendraient des possessions hachémites. Les deux seraient dominés par la maison royale de Jordanie qui, à son tour, serait dominée par les États-Unis et Israël. »
Influencer Washington
Ce mémo de Wurmser, Coping with Crumbling States, avec celui de Clean Break, auront un impact majeur sur la pensée washingtonienne au cours de l’administration George W. Bush (dans laquelle David Wurmser a également servi). Ce qui a suscité cette haine profonde des néoconservateurs envers les États nationalistes laïques-arabes n’était pas seulement qu’ils étaient, du point de vue néocon, des reliques en ruine de la « diabolique » URSS, mais, qu’à partir de 1953, la Russie s’est rangée du coté des États nationalistes laïques dans tous leurs conflits avec Israël. C’était quelque chose que les néocons ne pouvaient ni tolérer, ni pardonner.
Clean Break, comme le projet datant de 1997, Project for a New American Century, repose exclusivement sur l’objectif de politique américaine de sécuriser Israël. Wurmser insiste pour que la démolition du baathisme soit la priorité absolue dans la région. Il ajoute : « Pas de quartier contre le nationalisme séculier-arabe », ajoute-t-il, « même si cela doit lâcher la marée du fondamentalisme islamique ».
En fait, l’Amérique ne s’intéressait pas à contrer le fondamentalisme islamique. Les États-Unis l’utilisaient généreusement : ils avaient déjà envoyé des insurgés islamistes armés en Afghanistan en 1979, précisément pour « induire » une invasion soviétique (et qui eut effectivement lieu).
Beaucoup plus tard, lorsqu’on lui a demandé si, compte tenu du terrorisme qui s’est produit ultérieurement, il regrettait d’avoir lancé l’extrémisme islamique de cette façon, le conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, Zbig Brzezinski, a répondu :
« Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Cela a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en deux mots : ‘Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam’ . »
Les radicaux sunnites bien entrainés ont alors été utilisés par les États occidentaux pour contrer le nassérisme, le baathisme, l’URSS, l’influence iranienne et, plus tard, tenter de renverser le président Bachar al-Assad en Syrie. Un ancien fonctionnaire de la CIA, en 1999, a décrit la pensée de l’époque ainsi  :
« En Occident, les mots fondamentalisme islamique évoquent des images d’hommes barbus portant turbans et de femmes couvertes de voiles noirs. Et certains mouvements islamistes contiennent effectivement des éléments réactionnaires et violents. Mais nous ne devons pas laisser les stéréotypes nous aveugler sur le fait qu’il existe également des forces de modernisation puissantes au sein de ces mouvements. L’Islam politique est pour le changement. En ce sens, les mouvements islamistes modernes peuvent être le principal vecteur pour provoquer ces changements dans le monde musulman et la dissolution des anciens régimes ‘dinosaures’ ».
Protéger les émirs
Précisément, c’était l’objectif du Printemps arabe. Le rôle attribué aux mouvements islamistes était de briser le monde arabe nationaliste-laïque (le « pas de quartier pour le nationalisme séculier arabe », selon Wurmser), mais aussi protéger les rois et les émirs du Golfe, auxquels l’Amérique s’était liée – comme le reconnaît Wurmser explicitement – en tant que contrepartie directe dans le projet de dissolution du monde arabe laïc nationaliste. Les rois et les émirats, bien sûr, craignaient le socialisme associé au nationalisme arabe (comme les néocons).
Dan Sanchez a bien perçu (bien avant l’intervention de la Russie dans le Moyen-Orient), que Robert Kagan et son collègue néocon, Bill Kristol, dans leur article du Foreign Affairs de 1996, Toward a Neo-Reaganite Foreign Policy, cherchaient à vacciner à la fois le mouvement conservateur et la politique étrangère américaine politique contre l’isolationnisme de Pat Buchanan :
« La menace soviétique a récemment disparu, et la guerre froide avec elle. Les néocons étaient terrifiés par le fait que le public américain sauterait alors sur l’occasion pour lâcher les obligations impériales du pays. Kristol et Kagan ont exhorté leurs lecteurs à résister à cette tentation, et à capitaliser sur la nouvelle prééminence sans précédent de l’Amérique … [qui] doit devenir le dominant partout et autant que possible. Donc, tous les futurs concurrents en développement devraient être tués dans l’œuf, et le nouveau ‘moment unipolaire’ pourrait durer éternellement … Ce qui faisait apparaitre ce rêve des néocons faisable était l’indifférence de la Russie post-soviétique. »
Et, dans l’année qui a suivit la chute du mur de Berlin, la guerre contre l’Irak a marqué le début du refaçonnement du Moyen-Orient : c’est-à-dire pour l’Amérique d’affirmer son pouvoir uni-polaire à l’échelle mondiale (grâce à ses bases militaires) ; de détruire l’Irak et l’Iran ; de « retourner la Syrie » (comme Clean Break le préconisait) – et de sécuriser Israël.
La Russie est de retour
Bon, la Russie est de retour au Moyen-Orient – et la Russie n’est plus « indifférente » aux actions de l’Amérique – et maintenant, une « guerre civile » a éclaté en Amérique entre ceux qui veulent punir Poutine pour avoir détruit le moment unipolaire de l’Amérique dans la région et l’autre orientation politique, dirigée par Steve Bannon, qui préconise précisément la politique étrangère américaine Buchanan-esque que les néocons avaient tellement espéré anéantir (… plus ça change, plus c’est la même chose. En français dans le texte).
Il est cependant évident qu’une chose a changé : la longue « survie » des djihadistes sunnites comme outil de choix pour remodeler le Moyen-Orient. Les signes le montrant sont partout.
Les dirigeants des cinq pays émergents des BRICS ont nommé pour la première fois des groupes militants basés au Pakistan comme étant préoccupants pour la sécurité régionale et ont demandé que leurs sponsors soient tenus pour responsables :
« Nous exprimons à cet égard notre inquiétude concernant la situation sécuritaire dans la région et la violence causée par les Talibans, État islamique …, Al-Qaïda et ses affiliés, dont le Mouvement islamique du Turkestan oriental, le Mouvement islamique d’Ouzbékistan, le réseau Haqqani, Lashkar-e-Taiba, Jaish-e-Mohammad, TTP et Hizb ut-Tahrir », ont déclaré les dirigeants. (Le Pakistan et l’Arabie saoudite devront en prendre note).
De même, un article publié dans un journal égyptien et rédigé par le ministre britannique sur le Moyen-Orient, Alistair Burt, suggère que Londres supporte totalement le régime de Sissi en Égypte dans sa guerre contre les Frères musulmans. Burt a attaqué les F.M. pour leurs liens vers l’extrémisme, tout en soulignant que la Grande-Bretagne a imposé une interdiction totale de tout contact avec l’organisation depuis 2013 − ajoutant qu‘ « il est maintenant temps pour tous ceux qui défendent la Fraternité à Londres ou au Caire de mettre un terme à cette confusion et ambiguïté ». Il n’est pas surprenant que les remarques de Burt aient été accueillies avec un grand plaisir au Caire.
Bien qu’il est vrai qu’il y avait des hommes et des femmes bien intentionnés et de principes parmi les islamistes sunnites qui, à l’origine, avaient voulu sauver l’islam du marasme dans lequel il se trouvait dans les années 1920 (après l’abolition du califat), le fait est (malheureusement ) que cette même période a coïncidé avec le premier roi saoudien, Abdul Azziz (soutenu avec enthousiasme par la Grande-Bretagne), et sa tentative d’utiliser le wahhabisme comme moyen pour dominer toute l’Arabie. Ce qui est arrivé plus tard (se terminant par les récentes attaques violentes dans les villes européennes) n’est pas si surprenant : la plupart de ces mouvements islamistes ont été financés par la manne pétrolière saoudienne et le violent sentiment d’exceptionnalisme wahhabite (le wahhabisme est le seul à prétendre être « l’unique véritable islam »).
Politiquement instrumental
Et comme l’islam devenait de plus en plus instrumentalisé politiquement, alors le courant le plus violent, inévitablement, devenait prédominant. Inévitablement, l’ensemble des mouvements islamistes sunnites − y compris ceux considérés comme « modérés » − devenait progressivement plus proche de l’intolérance, du dogmatisme, du littéralisme wahhabite et prêt à soutenir la violence extrémiste. Dans la pratique, même certains mouvements nominalement non violents – dont les Frères musulmans – se sont alliés et ont combattu avec les forces d’al-Qaïda en Syrie, au Yémen et ailleurs.
Alors, et maintenant ? L’échec des mouvements wahhabites à atteindre leurs objectifs politiques est total. Il n’a pas si longtemps les jeunes hommes musulmans – y compris ceux qui avaient vécu en Occident – étaient vraiment inspirés par le radicalisme et la promesse de l’apocalypse islamique. La prophétie Dabiq (de l’arrivée de la rédemption) semblait proche de l’accomplissement pour ces jeunes adhérents. Maintenant, il n’en reste que poussière. Le wahhabisme s’est complètement discrédité par sa brutalité gratuite. Et les prétentions de l’Arabie saoudite au savoir-faire politique et à l’autorité islamique ont subi un revers majeur.
Ce qui est moins évident pour le monde extérieur, c’est que ce coup a été livré en partie par l’Armée arabe syrienne, qui est en majorité sunnite. Au contraire de tous les stéréotypes de la propagande occidentale qui dépeignait le conflit syrien comme un combat entre chiites et sunnites, ce sont les sunnites syriens qui ont combattu – et sont morts – pour leur tradition musulmane levantine et contre cette intolérante branche islamique récemment apportée (après la Deuxième Guerre mondiale) dans le Levant depuis le désert du Nejd saoudien (le wahabbisme est apparu à l’origine dans le désert de Nejd en Arabie saoudite).
Après cette guerre syrienne témoin de la brutalité meurtrière d’État islamique à Mossoul, de nombreux sunnites ont eu plus qu’assez de cette secte wahhabite. Il est probable qu’en conséquence l’on assiste à un retour du nationalisme laïc et non-sectaire. Mais aussi, du modèle traditionnel d’un islam levantin, tolérant, plus orienté vers l’intérieur, quasi-laïc.
Même si le sunnisme utilisé comme outil politique peut être « terminé », l’islam sunnite réformiste radical, en tant que sous-culture, n’est certainement pas « hors jeu ». En effet, alors que le pendule balance maintenant contre les mouvements sunnites à l’échelle mondiale, l’hostilité déjà générée est très susceptible de nourrir l’idée d’un islam assiégé et attaqué ; de l’usurpation de ses terres et de son autorité ; et de la dépossession de l’État, (que les sunnites pensent traditionnellement comme « eux-mêmes »). Le courant puritain et intolérant de l’islam est présent depuis les premiers temps (Hanbali, Ibn Taymiyya et au dix-huitième siècle, Abd-el Wahhab), et cette orientation semble toujours ressurgir en période de crise dans le monde islamique. État islamique peut être vaincu, mais cette orientation ne sera jamais complètement vaincue, ni ne disparaîtra complètement.
Le « vainqueur » dans cette partie du monde est al-Qaïda. Ce dernier a prédit l’échec d’État islamique (un califat physiquement situé étant prématuré, soutient-il). Cette prédiction du leader d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, semble être correcte. En conséquence, al-Qaeda va récupérer les restes d’État islamique d’une part, et les membres désabusés et en colère des Frères musulmans d’autre part. Dans un sens, nous pourrions assister à une plus grande convergence entre les mouvements islamistes (surtout lorsque les financiers du Golfe vont reculer).
Nous sommes susceptibles d’assister à un retour du djihad virtuel et mondial de Zawahiri, destiné à provoquer l’Occident plutôt qu’à le vaincre militairement – par opposition à toute nouvelle tentative de saisir et de contrôler un émirat territorial.
Attendez-vous à ce que les sanctuaires (chiites) de Kerbala et Najaf commencent à dépasser en aura ceux de la Mecque et de Médine (sunnites). En fait, c’est déjà le cas.
Alastair Crooke
Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.
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le Lun 30 Oct - 15:49

Israël/Palestiniens: la "solution à deux Etats" est la seule "viable", affirme Johnson  30/10/2017


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La "seule solution viable" au conflit entre Israël et les Palestiniens est une "solution à deux Etats" impliquant la création d'un Etat palestinien indépendant, a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson.

Dans un texte publié dimanche par le quotidien The Telegraph, M. Johnson a rappelé la position de Londres sur la question israélo-palestinienne, à l'approche du centième anniversaire de la Déclaration Balfour.

Dans sa lettre publiée le 2 novembre 1917, Lord Balfour, un prédécesseur de M. Johnson, appelait à "la création en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif". Cette initiative de Londres avait été une étape importante dans le processus qui allait conduire en 1948 à la proclamation de l'indépendance de l'Etat d'Israël.

"Je n'ai aucun doute que la seule solution viable au conflit ressemble à celle qui a été initialement mise sur le papier par un autre Britannique, Lord Peel, dans le rapport de la Commission royale sur la Palestine en 1937, c'est-à-dire la vision de deux Etats pour deux peuples", a écrit M. Johnson. Ce rappel de la position britannique intervient avant l'arrivée à Londres du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui vient célébrer l'anniversaire du 2 novembre.

M. Johnson a relevé "l'incontestable objectif moral" de la Déclaration Balfour, "donner à un peuple persécuté un foyer sûr". Mais il a estimé que la disposition du document appelant à protéger les intérêts des communautés existantes dans la Palestine historique "n'a pas été entièrement réalisé".

La position de la Grande-Bretagne est celle de "deux Etats indépendants et souverains" avec Jérusalem comme "capitale partagée", a rappelé M. Johnson.
"Les frontières devraient être basées sur les lignes (d'armistice, ndlr) telles qu'elles étaient le 4 juin 1967 -veille de la Guerre des Six Jours-, avec des échanges de terres équitables, pour refléter les intérêts nationaux, sécuritaires et religieux des peuples israélien et palestinien", a détaillé le secrétaire au Foreign Office.

Un tel règlement devrait comporter des arrangements pour la sécurité d'Israël, a ajouté M. Johnson. Concernant les Palestiniens, il devrait "respecter leur souveraineté, assurer la liberté de mouvement et démontrer que l'occupation est terminée", a-t-il dit.

https://www.lorientlejour.com/article/1081075/israel-palestiniens-la-solution-a-deux-etats-est-la-seule-viable-affirme-johnson.html
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