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Sujet / Message Taoïsme

le Sam 25 Déc - 17:04
Le taoïsme (chinois: 道教, pinyin: dàojiào, « enseignement de la voie ») est à la fois une philosophie et une religion chinoise, regroupant vingt millions de disciples. Plongeant ses racines dans la culture ancienne, ce courant se fonde sur des textes, dont le Tao Tö King de Lao Tseu, et s’exprime par des pratiques, qui influencèrent tout l’Extrême-Orient. Il apporte entre autres :

une mystique quiétiste, reprise par le bouddhisme Chan (ancêtre du zen japonais) ;
une éthique libertaire qui inspira notamment la littérature ;
un sens des équilibres yin yang poursuivi par la médecine chinoise et le développement personnel ;
un naturalisme visible dans la calligraphie et l’art.
Ces influences, et d’autres, encouragent à comprendre ce qu’a pu être cet enseignement dans ses époques les plus florissantes

Définition

Le terme « taoïsme » recouvre des textes, des auteurs, des croyances et pratiques, et même des phénomènes historiques qui ont pu se réclamer les uns des autres, répartis sur 2 500 ans d’histoire ; il est difficile d’en offrir un portrait unifié de l’extérieur.

La catégorie « tao » est née sous la dynastie Han (-200~200), bien après la rédaction des premiers textes, du besoin de classer les fonds des bibliothes princières et impériales. Dào jiā 道家 ou dào jiào 道教, « école taoïste », distingue à l’époque une des écoles philosophiques de la période des Royaumes combattants (-500~-220). École est ici à entendre dans son sens grec, voire pythagoricien, d’une communauté de pensée s’adonnant aussi à une vie philosophique ; n’y voir qu’un courant intellectuel est un anachronisme moderne. Mais cette école ne fut sans doute que virtuelle, car ses auteurs, dans la mesure où ils ont vraiment existé, ne se connaissaient pas forcément, et certains textes sont attribués à différentes écoles selon les catalogues. De plus, les auteurs réunis a posteriori sous la même rubrique « Taoïsme » peuvent avoir sur leurs orientations fondamentales des vues tout à fait opposées : le Laozi contient les principes d'une recherche de l'immortalité alors que le Zhuangzi la critique comme une vanité ; le Laozi est en partie fait de conseils à l'usage du Prince alors que le Zhuangzi est très critique à l'égard de l'action politique, etc. Le Taoïsme est donc essentiellement pluriel.

Durant la période des Trois Royaumes (220~265), les termes dào jiā 道家 et dào jiào 道教 divergent, le premier désignant la philosophie et le second la religion. Car la catégorie a vite englobé des croyances et pratiques religieuses d’origine diverse, comme l’évoque Isabelle Robinet dans Histoire du taoïsme : des origines au XIVe siècle : « ...le taoïsme n’a jamais été une religion unifiée et a constamment été une combinaison d’enseignements fondés sur des révélations originelles diverses [...] il ne peut être saisi que dans ses manifestations concrètes ».

Le taoïsme est-il une philosophie ou une religion ? Les deux, peut-on dire. Il a en tous cas toujours eu des expressions intellectuelles tout autant que culturelles, mais en diverses proportions selon les époques, et surtout, les classes sociales. Le parti de cet article est d’abord de fournir quelques repères historiques sur le temps long. Sont évoquées les conceptions antiques du Zhuangzi (Tchouang Tseu) et du Dao De Jing (Tao Te King), car ces textes continuent d’inspirer la pensée chinoise, ainsi que l’occident, avec des thèmes comme le Dao, la critique de la pensée dualiste, de la technique, de la morale ; dans un éloge de la nature et de la spontanéité. On trouvera aussi un exposé sur les pratiques taoïstes, concentré sur le moyen âge chinois (les six dynasties, 200~400). La période permet de révéler des techniques mystiques, des idées médicales, une alchimie, des rites collectifs. Leur élaboration a commencé bien avant et s’est poursuivie ensuite, mais ce moment permet d’en offrir un tableau plus riche, et plus attesté. Il en résulte un panorama large, fondé sur des textes et des commentaires récents, afin que chacun puisse se faire son idée du taoïsme comme cela se fit par le passé, mais en privilégiant les sources les plus significatives, les plus évocatrices. Si le Taoïsme est une philosophie, ce n'est évidemment pas dans le sens où Socrate et les philosophes grecs peuvent l'entendre, car le mot même de philosophie, zhe xue, n'apparaît dans la langue chinoise qu'au détour des influences japonaises, au début du XXe siècle. Si la philosophie est une recherche de la vérité au moyen du verbe, du Logos, alors le Taoïsme n'est pas une philosophie car la vérité n'est pas son point de mire et le langage est loin d'être son instrument privilégié. Par contre, si le terme philosophie désigne un type de discours enveloppant une vision du monde (sens large), alors, bien sûr, le Taoïsme peut être considéré comme une philosophie. Dans de nombreuses polémiques actuelles qui agitent le monde sinologique, le terme de « philosophie » est utilisé comme faire-valoir ou comme repoussoir. Ainsi le philosophe Feng You Lan s'était vu reprocher de vouloir faire à tout prix de la pensée chinoise une philosophie, et plus récemment François Jullien s'est vu reprocher de vouloir absolument séparer l'horizon chinois de celui de la philosophie. L'éclairage de la question dépend de la définition du terme philosophie à laquelle on s'adosse (sens étroit ou sens large). Il en va de même pour le terme religion qui est loin d'être univoque. Mais si l'on s'entend pour dire que le Taoïsme propose des exercices et un style de vie qui permettent de relier ou d'harmoniser le yin et le yang, la terre et le ciel, c'est-à-dire le visible et l'invisible, alors en ce sens, il peut être considéré comme une religion. Mais c'est évidemment là une réponse rapide qui fait abstraction des aspects complexes du terme religion qui enveloppe un réseau complexe de questions : problème de la transcendance, d'un rapport à un dieu ou à des dieux, problème de la révélation ou d'un accès à une vérité révélée, problème de sa dogmatique, problème de son organisation ou de sa structure hiérarchique, etc.


Histoire

« Ayant aimé la retraite et l’obscurité par-dessus tout, ils effacèrent délibérément la trace de leur vie. »
— Sima Qian


Sima Qian (-145~-86) est le père de l’histoire chinoise. Il chercha à renseigner la biographie de tous les personnages mythiques ou réels des époques précédentes et, parmi des vies d’empereurs, ce commentaire en exergue est à propos des saints de l’école de la Voie (Zhuangzi, Laozi). Il résume la difficulté d’établir une chronologie de cet enseignement, car ceux qui le suivirent s’ingénièrent aussi bien à se cacher, qu’à brouiller les dates et les noms. L’établissement d’une histoire du taoïsme satisfaisant la critique occidentale est une élaboration récente.

En 1934, Marcel Granet écrivait « pour découvrir [...] la pensée chinoise, on dispose de renseignements assez bons, mais ils ne pourraient guère autoriser à composer une Histoire de la Philosophie comparable à celle qu’il été possible d’écrire pour d’autres pays que la Chine. ». À la même époque, Henri Maspero commence à classer et analyser l’immense corpus taoïste postérieur à l’antiquité, donnant lieu à une édition posthume en 1950. En 1963, Max Kaltenmark peut écrire Lao Tseu et le taoïsme, et pose en 1972 les jalons de la philosophie chinoise dans les 128 pages d’un Que sais-je ? (réédité en 1994). En 1997, Anne Cheng porte enfin à la connaissance du public non spécialiste une Histoire de la pensée chinoise de 600 pages, qui va jusqu’en en 1919, et répondant aux exigences posées en 1934. Parallèlement, en 1991, Isabelle Robinet publie une Histoire du taoïsme : des origines au XIVe siècle, très citée à l’étranger.

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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."



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