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Grève du 19 Mai 1956

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Sujet / Message Grève du 19 Mai 1956

Message par Daûphin_zz_47 le Jeu 19 Mai - 12:59

19 mai 1956 : Appel de l’UGEMA à la grève des étudiants et lycéens et à rejoindre l’armée de libération nationale



http://www.lequotidienalgerie.org/2010/05/19/19-mai-1956-appel-de-lugema-a-la-greve-des-etudiants-et-lyceens-et-a-rejoindre-la-guerre-de-liberation-nationale/



19 mai 1956 : Les étudiants rejoignaient en masse les djebels



http://www.hoggar.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1045:19-mai-1956--les-etudiants-rejoignaient-en-masse-les-djebels&catid=169:ait-benali-boubekeur&Itemid=36


55e anniversaire de la Grève du 19 Mai 1956 : Ils avaient à peine vingt ans

Le 19 Mai 1956, les lycéens et les universitaires décident de répondre à l’appel de la grève illimitée des cours et des examens lancé par l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), sous obédience du FLN.



Le 19 Mai 1956, les lycéens et les universitaires décident de répondre à l’appel de la grève illimitée des cours et des examens lancé par l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), sous obédience du FLN.

«Notre devoir nous impose de nous mettre aux côtés de ceux qui luttent et meurent libres face à l’ennemi. Il faut déserter les bancs des universités pour le maquis. Il faut rejoindre en masse les rangs de l’Armée de libération nationale. Pour le monde qui nous observe, pour la nation qui nous appelle, pour le destin héroïque de notre pays, serions-nous des renégats ?» Le ralliement massif des jeunes intellectuels en faveur de la cause nationale constitue un des chapitres les plus remarquables de notre lutte de Libération. Il a pesé sur la suite des événements car il consacrait l’émergence sur le terrain de la résistance, d’une élite que l’on supposait, à tort, loin des réalités de notre peuple.

Les rumeurs colportées par les autorités françaises pernicieuses et morbides contre le FLN, les multiples opérations de séduction, n’ont été d’aucun secours face à une détermination de marbre.
L’éveil à la conscience nationale, l’adhésion sans condition au devoir de lutte, ne sont pas tombés du ciel comme des alouettes rôties. Ils sont le produit d’un efficace processus de maturation politique, de préparation idéologique, une réaction naturelle à l’encontre des événements sanglants qui ont frappé notre peuple lorsqu’il s’était agi de réclamer son droit à la dignité, comme ce fut le cas durant les manifestations du 8 Mai 1945.
La frange estudiantine était pleinement convaincue de sa mission.

Les étudiants ont rallié dans la majorité la cause pour lui imprimer un dynamisme méritoire.
C’est un signe qui ne trompe pas. Le colonialisme a fermé toutes les portes, refusé avec fermeté de comprendre le sens de l’histoire. Dès lors, il était évident que pour les étudiants, déposer les stylos et aller grossir les rangs de ceux qui combattent les armes à la main, est une option incontournable.
« Nos diplômes ne feront pas de nous de meilleurs cadavres», avaient-ils clamé.

La Révolution avait besoin de militants sincères et dévoués, instruits.
Dans cette foulée patriotique, la naissance de l’UGEMA scellait le destin des illusions coloniales, des mythes propagés à dessein, d’une propagande qui accordait la part du lion aux mystifications de tous acabits.
Cette adhésion, survenue à une étape cruciale de notre lutte de Libération, a eu des résultats inestimables.
Les étudiants déserteurs ont été à l’école de l’ALN, pour devenir des techniciens, des navigateurs, des diplomates chevronnés qui ont fait retentir haut et fort la voix de l’Algérie dans tous les forums internationaux, ils ont pansé des plaies, guéri des blessures, organisé les troupes de moudjahidine, se sont hissés aux postes de commandement. A la reconquête de l’indépendance, ils ont participé aux tâches de reconstruction et d’édification de l’Algérie. On les retrouvera dans toutes les sphères de l’activité politique, économique, culturelle, éducative, engageant aux côtés des autres forces vives de la nation les chantiers de la résurrection.

L’histoire aura consigné pour la postérité les noms de ceux qui ont préféré tomber au maquis, l’arme au poing, périr pour l’indépendance du pays, renonçant aux bienfaits d’une carrière tranquille, aux attraits d’un statut de privilégié, aux dividendes d’une fonction lucrative.
Ils avaient à peine une vingtaine d’années et déjà une conscience vive et endurcie, un esprit nationaliste, un sens de l’engagement certain.


M. Bouraïb

Spoiler:
Paroles citoyennes

A. Fatiha, docteur en droit
“Un énorme retentissement”
«La lutte de libération nationale est populaire dans son essence. Les moudjahidine ont détruit les thèses coloniales en mettant à nu des vérités imparables.
Les étudiants et les lycéens, qui ont rejoint les rangs de l’ALN, ont provoqué un écho énorme à l’intérieur et à l’extérieur du territoire. Ce ralliement massif a donné une impulsion remarquable à la Révolution, permis que se concrétisent les objectifs de notre peuple.
Il s’agissait d’un sacrifice noble qui a constitué un apport inestimable au FLN, brisant les arguments fallacieux de la propagande coloniale qui s’acharnait, contre tout entendement, à faire croire que l’Algérie était française. Cette adhésion a aussi taillé des croupières à des allégations sans fondement, comme par exemple le fait de vouloir accréditer l’idée que les jeunes qui parvenaient à occuper les bancs de l’université et des lycées, n’avaient d’autre alternative que de servir l’Etat français. La réalité était tout autre, car les étudiants avaient la pleine conscience de leur devoir. »

D. Nadia, ingénieur en informatique
Une réponse historique
« La grève générale du 19 Mai 1956, à l’initiative de l’UGEMA, est de mon point de vue, une décision historique.
En effet, les étudiants ont fait preuve de patriotisme en boycottant les cours et les examens et en désertant les bancs de l’université pour prendre le maquis.
Il était de leur devoir, en tant qu’Algériens, de répondre à l’appel du FLN, et son bras armé l’ALN, pour renforcer les rangs de la Révolution, de mettre leur savoir à sa disposition pour briser le joug colonial qui était imposé au peuple. »

Souhila Sleyma, étudiante en journalisme, spécialité communication
Un sacrifice digne de la cause nationale
« Je pense que le ralliement de la jeunesse estudiantine à l’appel de la grève générale du 19 Mai 1956 est un acte de pur patriotisme qui rendait compte d’un sens étendu de conscience de politique. Ces étudiants qui ont abandonné leurs études et rejoint le maquis constituent un exemple remarquable de sacrifice et de courage. Ils ont préféré vivre libres et dignes plutôt que de se résigner.
La poursuite de la scolarité dans une Algérie qui luttait pour son indépendance, n’avait plus de sens pour eux. »

Imène B. étudiante au département d’interprétariat et de traduction à l’université d’Alger 2
Un événement qui a fait date dans notre histoire
« La grève des étudiants et des lycéens du 19 Mai 1956 est un événement de haute portée auquel je rends hommage, car les jeunes intellectuels ont préféré prendre le maquis, sacrifiant leur études.
Chaque étudiant peut être fier du dévouement de ses aînés qui ont tout abandonné pour renforcer les rangs de la Révolution.
Leur ralliement a fait l’effet d’une déflagration retentissante qui a ébranlé le colonialisme. »

M. Bouraïb
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D’ENCRE ET DE FEU

Il y a des dates, des événements et des moments dans l’histoire qui fonctionnent comme éléments fondateurs à une nouvelle vision des choses. Une rupture s’opère et plus rien n’est comme avant. Le 19 mai 1956, des jeunes qui n’ont connu que la « nuit coloniale », bien au chaud dans leurs classes et ateliers de formation, répondent pourtant à l’appel du FLN et montent au maquis tournant le dos à des promesses d’intégration contre-nature. Même si dans cette Algérie rendue analphabète par un système colonial, le nombre d’élèves, d’apprenants dans les centres de formation ou d’étudiants dans la seule université du pays, celle d’Alger, est vraiment minime… ces potaches conscient que des diplômes ne feront pas d’eux de meilleurs cadavres rejoignent leurs frères du maquis.
Ces « lettrés » démontrent du même coup aux yeux du monde qu’un peuple est conscient de son histoire. Il se bat pour son indépendance et que tout discours sur une prétendue bande de fellagas et bandits de grands chemins qui traînent dans l’arrière-pays pour s’adonner au meurtre et à la rapine n’est que mensonge. Le 19 mai 1956, les actes de ces jeunes que l’on grave dans le bronze se doublent donc d’une histoire de la pensée libérée. Leur révolte se mêle pour n’en faire qu’une avec celle de leurs prédécesseurs au maquis. Ils rejoignent dans ces espaces fécondés par la mémoire collective et une culture spécifique situées aux “antipodes” de l’ancêtre gaulois, des légendes, certaines en cette année 1956 encore vivantes, d’autres, tombées martyres… mais toutes seront inscrites au frontispice de l’histoire
L’Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema) naît en 1955. Elle signe du même coup une étape qualitative supérieure dans cette lente formation de la société civile qui va rapidement fusionner entre intellectuels, maquisards du terrain et ouvrier au sein de cette mythique UGTA qui va naître l’année d’après et dont son fondateur Aissat Idir sera torturé à mort en 1959. Il faut cependant rendre justice à l’histoire et rappeler ce fait quasi « naturel » de l’existence en tout temps d’intellectuels dans le mouvement national… des personnalités à la stature telle que leur simple nom claque comme un étendard que le vent de la liberté anime.
Mais à la différence de ces cas personnels, le 19 mai, c’est un mouvement estudiantin, juvénile qui répond à l’appel de la grève et se retrouve au sein du FLN pour donner une nouvelle dimension à la lutte armée. La médecine, avec entre autres Lamine Khane, étudiant en quatrième année de médecine à la Faculté d’Alger, co-fondateurs de l’UGEMA, il abandonne ses études pour rejoindre le maquis dans la Wilaya II, auprès de Zighoud Youcef, où il sera l’un des organisateurs de la santé de l’ALN.
La pharmacie, la chimie et son martyr symbole, Taleb Abderrahmane, guillotiné en 1958… le pouvoir des mots dans cette autre guerre de la communication avec des Keramane, Mouloud Kassim ou Lakhdar Ibrahimi qui sauront avec brio porter au-delà du silence imposée par l’ordre colonial la voix de la liberté.
“Préparez-vous à servir la patrie, écrit le colonel Amirouche dans un message adressé “aux frères de l’Ugema”, c’est la seule devise de tous les Algériens. Vous qui êtes dans les villes, dans les universités, dans les lycées, chaque chose autour de vous sent la Révolution qui vous incite à penser à tous les instants à votre devoir. Votre travail, c’est l’attention soutenue qui ne doit jamais vous éloigner de la cause algérienne. Partout, votre conduite, vos gestes doivent vous désigner comme des combattants.
Au même moment, des frères, des étudiants comme vous luttent dans le maquis. Vous aussi, vous luttez pour votre pays.”
M. Koursi

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/12234

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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."



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