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Sujet / Message Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Mer 12 Aoû - 22:38
La mutation des modes d’affrontement

• connaître l’autre
• devancer ses initiatives
• pirater son savoir
• capter ses marchés
• détourner ses clients
• débaucher ses cadres
• empêcher l’autre d ’agir
• identifier ses failles
• parler à sa place
• influencer ses alliés
• fragiliser son image
• démoraliser son personnel

Le risque informationnel

Le risque informationnel est la manifestation d’une information,
avérée ou non, susceptible de modifier ou d’influencer
l’image, le comportement ou la stratégie d’un acteur. Son
impact peut se traduire par des pertes financières,
technologiques ou commerciales.

La maîtrise du risque informationnel

La maîtrise du risque informationnel consiste dans le
décryptage et la gestion des manoeuvres et procédés
informationnels (basés sur une information avérée ou
non) capables d’affecter ponctuellement ou durablement
l’image,le comportement et la stratégie d’une entreprise,
et donc d’affecter sa compétitivité et sa pérennité.

par Christian Harbulot

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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Mer 2 Juin - 23:15
Manipulation mentale

On parle de manipulation mentale lorsqu'un individu ou qu'un groupe d'individus exerce une tentative de prise de contrôle de l'esprit et du comportement d'une personne ou d'un groupe, en usant de techniques dites de persuasion ou de « suggestion mentale », en cherchant ou non à contourner les capacités critiques et/ou d'auto-critique de la personne, c'est-à-dire sa capacité à juger ou à refuser des informations ou des injonctions.

Certaines formes de manipulations pourraient être altruistes, mais la notion de manipulation mentale est généralement connotée négativement, évoquant les manipulateurs aux comportements égoïstes ou malveillants.

Des formes extrêmes en seraient par exemple le lavage de cerveau, ou des manipulations conduisant au suicide, ou à des comportements collectifs de type totalitaire et génocidaires.

Typologies

La question de l'influence sur autrui n'est pas tranchée. Certains psychologues estiment qu'on peut « influencer avec intégrité » dans les relations familiales ou commerciales , c'est-à-dire non aux dépens d'autrui, mais pour améliorer les relations sociales et inter-personnelles (l'éducation, la psychologie de la motivation relèveraient de cette catégorie de manipulation).

D'autres ou les mêmes distinguent la manipulation mentale, terme assez général, de la domination, en ce que cette dernière cherche à obtenir de l'individu ou du groupe qu'il se comporte de lui-même et souvent sans conscience claire de l'origine extérieure de la suggestion, de la façon prévue par les manipulateurs, éventuellement en utilisant la violence, et pour des motifs égoïstes ou malveillants.

Certains gouvernements et régimes totalitaires, des individus, des groupes, des sectes , ont utilisé ou utilisent des méthodes de manipulation mentale ; associant parfois des violences physiques et psychiques, ainsi Aum Shinrikyo faisait porter à ses adeptes des appareils expérimentaux qui leur infligeaient des électrochocs, une technique inspirée de la psychothérapie du XIXe siècle.

D'une certaine manière, la manipulation est très fréquente dans les sociétés, démocratiques ou non, dans le cadre professionnel, conjugal ou familial, car dès qu'il y a mensonge, omission ou déformation volontaire de la vérité, nous sommes en présence de tentatives de manipulation. On qualifie d'ailleurs parfois de manipulatrices des personnes qui montrent simplement une inhabituelle aptitude à convaincre, sans avoir pour autant des objectifs malveillants ou égoïstes. Certains estiment que la publicité est une forme de manipulation mentale.

Le manipulateur

Le mot manipulateur peut maintenant recouvrir une catégorie de troubles psychiques, susceptibles d'affecter des individus de toutes origines sociales. Le manipulateur peut apparaître comme sympathique ou non, voire comme une victime. Il semble que chacun soit plus ou moins manipulateur au cours de sa vie .

Conformément aux définitions retenues ci-dessus, différents types de manipulateurs pourraient être distingués ; ceux qui utilisent les autres, sans remords, dans un but narcissique, de pouvoir, d'escroquerie commerciale, ou par malveillance. Ils peuvent s'appuyer sur le mensonge et/ou la séduction, la contrainte par la menace ou la force, ou encore en déstabilisant leur victime par la double contrainte. La manipulation psychique peut être un des outils de certaines formes de torture...

Il peut s'agir d'un comportement jugé déviant ou pervers, d'un trouble de la personnalité dont les causes remontent à l'enfance ou à l'éducation du manipulateur, par exemple lui-même manipulé par ses parents ou éducateurs, victime de violences dont il ne veut plus être victime. Les psychologues sont très fréquemment confrontés à des comportements manipulateurs dans les systèmes familiaux ou socio-professionnels.

La manipulation mentale pourrait être une forme particulière d'égoïsme ou d'égocentrisme. Souvent le manipulateur demande aux autres un comportement socialement acceptable, sans s’y conformer lui-même. Il s'approprie les idées des autres, en essayant inversement de faire porter par autrui ses propres responsabilités, et souvent en entretenant le doute, le soupçon. Mais les arguments d'un manipulateur semblent toujours, à première vue, logiques et moraux.

Isabelle Nazare-Aga (psychomotricienne) note que le manipulateur ne tient pas compte d’autrui, tout en prétendant paradoxalement le contraire. Souvent, il estime cyniquement mettre en œuvre une stratégie intelligente. Il peut mal supporter la critique. Certains manipulateurs à qui l'on tente de faire reconnaître un défaut ou une erreur, réussiront habilement à retourner les accusations contre leur accusateur. Les manipulateurs sont réputés aimer être pris au sérieux, et manquer de sens de l’humour.

Cependant, comme le dit le livre « Dire adieu aux manipulateurs » ; souvent sous le couvert de la plaisanterie, le manipulateur peut se moquer du manipulé. Drôle sur le moment, la moquerie ainsi faite en n’est pas moins démonstrative et abaissante. Si les rires au sujet d’une personne deviennent constants cela est une habitude aux conséquences néfaste de la part d’un manipulateur. Donc, « l'humour raciste » ou se faisant au détriment de certaines catégories de personnes (les fous, les blondes, les homosexuels, etc.) peuvent être une forme courante de manipulation d'individus et de groupes.

Le manipulateur utilise volontiers des prétextes tel que la norme, le « bon comportement » à avoir dans la société ou dans un groupe, sachant utiliser les points faibles des autres, faisant par exemple qu'elles se sentent ridicules ou coupables ou blessées dans leur pudeur, ce qui les place ou maintient dans une situation mentale favorable à la manipulation. Isabelle Nazare-Aga précise qu'il sait trouver les erreurs, les défauts (réels ou fictifs) pour que sa victime se sente coupable d’avoir agi autrement qu'elle aurait dû le faire selon le manipulateur.

La manipulation mentale s'appuie de manière récurrente sur divers registres :

le registre émotionnel ; la peur, l'angoisse, la honte, la pudeur, la timidité, l'espoir, le besoin de reconnaissance et de justice, la confiance, le lien familial, l’amitié, le besoin d’amour, le désir, l'envie, la conscience professionnelle... sont des sentiments qui peuvent tour à tour être exploités par le manipulateur.
l'exploitation des biais cognitifs, par des informations fausses, les simplifications ou jargons rhétoriques et les sophismes ou les injonctions paradoxales ;
des pression physiques et/ou psychiques, répétées ou continues, individuelles ou dans une dynamique de groupe que le manipulateur cherche à contrôler ;
l'entretien de rôles de type bouc émissaires, où un groupe devient "persécuteur" d'une victime que le manipulateur maintient isolée, avec l'appui plus ou moins inconscient ou conscient du groupe ;
le registre de la domination, qui joue sur la peur et les principes de « récompense », de « punition », de « maître » et de soumission.
Une mauvaise estime de soi, le sentiment de culpabilité et d’infériorité rendent les individus beaucoup plus vulnérables à la manipulation. ainsi que d'autres facteurs ou contextes tels que :

la dépression, qui peut elle-même résulter de la manipulation mentale ;
un choc traumatique et les situations de perte de repères (perte des parents, mort d'un ou plusieurs proches, rupture, divorce, perte d'emploi, exil, attentat, viol, prison, situation de guerre, de guerre civile, maladie, accusations graves et injustes, incitations à la violence, etc.) ;
un traumatisme refoulé ayant eu lieu durant l'enfance, (théorie Freudienne / Jungienne) ;
une schizophrénie ou schizoïdie de l'individu.
Certaines substances chimiques, drogues, médicaments ou toxines, incluant l'alcool atténuant la lucidité semblent pouvoir rendre les individus, au moins provisoirement, plus vulnérables à la manipulation mentale

L'âge : les enfants et individus jeunes sont réputés plus influençables et donc potentiellement manipulables, mais les personnes âgées (dépendantes notamment), peuvent aussi être sensibles aux arguments basés sur la peur, la dépendance, la mort, etc.
Contrairement à une idée répandue, un bon niveau d'études et une bonne situation sociale ne protègent pas de certaines formes de manipulation. Face à des personnes ayant un bon niveau culturel, certains biais cognitifs semblent facilités par l'utilisation d'un vocabulaire pseudo-scientifique; c'est par exemple un moyen communément utilisé par les charlatans, certaines sectes et de nombreux manipulateurs.

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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Mer 2 Juin - 23:19
Techniques de manipulation
Le comportement corporel

Le manipulateur, plus que les autres, ne laisserait paraître en société que ce qu’il souhaite, puisque son comportement est un véritable rôle de composition . Cette particularité pourrait parfois permettre de se rendre compte du côté artificiel de son comportement : notamment lorsque, dans une situation où chacun est inquiet, il apparaît comme le seul à garder le sourire, semblant exagérément à l'aise.

Comportement relationnel et social

Il est en représentation, à la manière d'un acteur, la plupart du temps. Ceci est destiné probablement à rehausser son image narcissique, puisqu'il est fréquent qu'on le complimente. Mais plus simplement cela permet que ses victimes se sentent le plus fréquemment dans l'impossibilité de se faire aider pour échapper à son influence ; comment révéler ses turpitudes à des amis ou parents qui ne peuvent en croire le premier mot ?

Auprès de ses victimes le comportement est différent

Il peut être imposant, agir en chef. Il pourra être le seul à ne pas prendre des notes dans une réunion. Parfois menteur, souvent dominant, le manipulateur cherche souvent à mettre mal à l'aise son interlocuteur, par exemple en ne le regardant pas pendant une conversation, en faisant autre chose en même temps, en lui demandant des tâches impossibles... Certains parleront en élevant la voix afin de se démarquer des autres, d'autres, surtout s'ils sont craints - parleront très bas pour qu'on se taise pour les écouter et qu'on ne comprenne pas tout ce qu'ils disent, pouvant ensuite reprocher à chacun de ne pas respecter leurs consignes. Le manipulateur change de comportement selon les circonstances et parfois d'un seul coup. Il peut volontiers se placer en victime pour se faire aider (appel à la charité humaine) comme il se placera en dictateur à un autre moment. Pour plaire, il peut paradoxalement se dévouer, faire des compliments et des cadeaux. Souvent il fait passer ses désirs personnels pour quelque chose de bon pour tous ou de plus moralement acceptable.

Pour présenter une demande, il posera une question conduisant à enfermer son interlocuteur dans une situation le mettant en difficulté pour refuser.

Par exemple :

(M) – Est-ce que tu sors ce soir ?
(V) – Non, je suis fatigué, je rentre et je me mets au lit.
(M) – Est-ce que tu peux me prêter ta voiture dans ce cas ? La mienne est chez le garagiste et je dois absolument passer voir ma mère qui est malade. Mais je peux te

raccompagner chez toi d'abord, si ça te pose un problème de rentrer en métro…
Une méthode très couramment employée par le manipulateur, consiste à mettre en jeu dans la conversation une tierce personne (qui n'a rien à voir là en général…) afin de placer sa victime en situation de paraître une mauvaise personne en cas de refus. Dans l'exemple ci-dessus, le manipulateur M se pose en Sauveur de sa pauvre mère ; la véritable victime de la manipulation, si elle refuse de prêter sa voiture, se pose alors en Bourreau !

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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Mer 2 Juin - 23:23
Exemples (non exhaustifs) de techniques manipulatoires

Pavlov

Pavlov en explorant expérimentalement au début du XXe siècle des voies simples de conditionnement animal par la récompense ou la punition ouvre des perspectives de compréhension de certains réflexes comportementaux pouvant être déclenchés par des stimuli. (Il faisait tinter une cloche lorsque qu'il présentait à un chien de la nourriture. En répétant l'expérience le tintement de cloche déclenchait la salivation, même sans présentation de nourriture. Ce comportement - qu'il n'avait pas avant - est le résultat de ce conditionnement). Pavlov a démontré qu'on peut utiliser de nombreux stimuli et programmer de nombreuses réactions organiques réflexes. Ici, la répétition du stimulus est un facteur essentiel.

Méthode PDH

PDH signifie Douleur-Drogue-Hypnose (Pain, Drug and Hypnosis), et évoque une méthode qui aurait été utilisée en Corée du Nord sur les soldats prisonniers de guerre, par des psychiatres et les services secrets.

Projet MKULTRA

Le Projet MKULTRA (ou MK-ULTRA) fut le nom de code d'un projet de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l'injection de substances psychotropes. Face à l'échec de la méthode MKULTRA, tous les enregistrements ont été détruits en 1973, par ordre du directeur d'alors de la CIA, Richard Helms.

"MICE"

Ce n'est pas à proprement parler une méthode de manipulation mentale sauf dans son aspect "E". "MICE" (acronyme signifiant souris en anglais) signifie : Money, Ideology, Compromise et Ego et recense les leviers psychologiques que les services secrets, notamment pendant la Guerre froide auraient utilisés pour obtenir des informations ou de la collaboration d'agents ennemis. "Acheter" ses services, le convaincre, le compromettre (ou le rendre dépendant sexuellement) et enfin par manipulation mentale, généralement en le flattant, selon des protocoles inspirés d'études et d'expérimentations de psychologie.

Messages subliminaux

Dès les années 1950, le développement du cinéma et de la télévision aurait été l'occasion de tester une méthode de manipulation mentale : fondée sur l'insertion dans les images que voit le spectateur d'une image subliminale, c'est-à-dire si brièvement présente que le conscient ne peut la percevoir, la théorie étant fondée sur le fait que l'inconscient en garderait une trace. L'image doit être simple et non équivoque (symbole, couleur, logo). La théorie, établie par James Vicary et Vance Packard, remet en cause la publicité.

Au cours de la campagne de l'élection présidentielle française de 1988, une image de François Mitterrand est apparue au cours du générique du journal d'Antenne 2, la seconde chaîne nationale. Le psychologue social Jean-Léon Beauvois, qui parle de « petit scandale », estime que ces « présentations subliminales [étaient] destinées à produire un effet dit de simple exposition dans les mois précédents l'élection de 1988 »

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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Mer 2 Juin - 23:58
Manipulation par l'angoisse et la violence

Le principe - réputé affiné dans les années 1930 - présuppose qu'un individu en état de peur a les réactions de fuite et d'évitement les plus primaires, et donc les plus prévisibles. Les fonctions complexes du cerveau n'offrant pas de solution immédiate seraient désactivées, rendant l'individu manipulable face à l'urgence d'échapper à une situation d'extrême angoisse. Le sujet terrorisé - comme l'animal poursuivi par le chasseur - ne pourrait éviter les pièges qu'on lui tend. Ainsi, il fera tout pour échapper à sa peur et fera ce qu'on souhaite de lui. Même s'il sait que cela ne réussira pas ou qu'il mente. La terreur est effectivement utilisée depuis l'antiquité pour assurer le pouvoir des despotes, basée par exemple sur la désignation de boucs-émissaires, la torture, la menace, la « méthode par l'exemple » appuyée par les dénonciations, interrogatoires, enlèvements, disparitions et exécutions aléatoires... mais l'histoire montre que la méthode n'a jamais été longtemps efficace, se retournant généralement après quelques années ou décennies contre les manipulateurs.

Manipulation par la suggestion psychothérapeutique

Une autre forme de manipulation mentale est à l’œuvre dans certaines psychothérapies, notamment celles dites de la mémoire retrouvée. Ces thérapies sont dans la littérature appelées TMR, thérapies de la mémoire refoulée ou retrouvée. Les objectifs sont de retrouver par la thérapie à l'âge adulte, des souvenirs d'abus sexuels « refoulés » (au sens freudien), survenus dans l'enfance. Dans un article publié le 13 décembre 2008 dans les Dossiers de l'Observatoire Zététique, intitulé "Faux souvenirs et manipulation mentale", l’auteur Brigitte Axelrad analyse comment la manipulation mentale conduit des patient(e)s en psychothérapie, qui avaient gardé de leur enfance le sentiment qu’ils ou elles avaient été heureux, à « retrouver » sous l’influence de leur thérapeute des souvenirs d’abus sexuel jusque là ignorés. L’article se réfère notamment aux expériences de Stanley Milgram (Soumission à l'autorité) et à l'ouvrage de Robert Cialdini (Influence et Manipulation). Il est consultable en ligne.

Méthode chimique

L'utilisation à hautes doses d'antidépresseurs et de sédatifs ou de certaines drogues aurait selon certains pour effet de limiter les capacités cognitives et discriminantes du sujet, suffisamment pour le conditionner. Une littérature romanesque ou de science fiction évoque la possibilité de conditionner l'individu ainsi drogué, sans qu'il garde la trace des informations ou du conditionnement opéré. Divers régimes totalitaires ont néanmoins utilisé des produits chimiques pour mettre leurs victimes en état de peur et de souffrance ou dans le cadre de la torture.

Cibles et victimes

Cibles : La manipulation visant une personne ou un groupe peut prendre des formes discrètes et variées ; manœuvres politiques ou électorales, marketing, management, gestion du personnel ou systèmes mafieux.

Une idée commune est que la recherche du pouvoir par la manipulation aurait suscité la création de types ou catégories de cibles, de caractéristiques de vulnérabilité et de "points sensibles" permettant de manipuler la conscience individuelle ou collective. L'idée de pouvoir classer les caractères et leurs forces et faiblesses, éventuellement en fonction d'origine ethniques, sociales ou de caractéristiques morphologiques et psychiques, voire astrologiques est ancienne. On en trouve trace millénaire dans l'Ayurveda en Asie, et les sciences humaines s'attelèrent un temps à cette tâche avec frénésie, après la Première Guerre mondiale. Les méthodes se sont succédé et souvent contredites, faisant éclore de nombreuses typologies, parfois contradictoires utilisées dans le marketing, voire la gestion du personnel.

L'idée que les individus ont des comportements de caste, d'ethnie ou religieux déterminant la plupart de leurs comportements a longtemps prévalu, justifiant des dérives de type racistes, manipulatoires et/ou ciblant un bouc-émissaire . Plus récemment, ce sont le contrôle de l'information et la connaissance des catégories socio-professionnelles et de leur capacité à consommer qui semblent aussi intéresser les études de marché, la Bourse, le monde de la publicité. Les économistes, les outils statistiques et informatiques sont interrogés. L'omniprésence des techniques publicitaires, dans la rue et dans les médias, peuvent donner l'impression qu'une manipulation des individus plus fine et plus discrète s'exerce dans les démocraties, sans violence physique, alors qu'elle est plus visible dans les régimes totalitaires. Mais toujours selon Isabelle Nazara-Aga, chacun croisera un jour une personne manipulatrice ou se retrouvera dans une situation où une personne tente par différentes stratégies de modifier le comportement d'une autre.

La victime est souvent déjà fragilisée et susceptible de se sentir plus facilement coupable de quelque chose. Une "bonne victime" prend facilement sur elle la responsabilité du comportement du manipulateur et accepte les accusations en venant. Elle est sensible au jugement des autres ou essaye de nuire le moins possible. Quelqu’un peut être manipulateur aux yeux d’une personne et pas d’une autre.

Effets sur la victime : Selon Isabelle Nazare-Aga, ce sont d’inexplicables malaises, tels qu’anxiété, sentiment d’infériorité, culpabilité, qui peuvent générer l'isolement, la peur, l’agressivité, des dépressions nerveuses, rendant la personne encore plus vulnérable à la manipulation. Ces malaises sont souvent si intenses qu’ils engendreront des problèmes liés au stress, tels que maladies nerveuses, troubles digestifs, troubles du sommeil, problèmes cardiaques, etc., voire dans les cas extrêmes pousser la victime au suicide.

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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Jeu 19 Aoû - 2:48
Quelques réflexions sur la diffusion de l’information en opérations

L’information reste au coeur des opérations actuelles. La diffusion des informations est devenu un enjeu pour les forces en présence, dans le cadre d’une approche globale de la confrontation.



La nécessité de traiter l’information de manière globale permet d’introduire la notion de médiologie. C’est une méthode d’analyse dont le but est de comprendre le transfert dans la durée d’une information en étudiant les interactions entre les techniques et la culture. Elle traite l’information selon le prisme du support de communication, des croyances et des comportements.

L’importance culturelle : croyances, idéologies et comportements

Les croyances, aux premiers rangs desquels les religions s’imposent, sont un facteur déterminant de la manière dont une opération de stabilisation sera menée. L’idéologie, en théorie seulement plus rationnelle, ne doit pas être négligée car elle s’associe de plus en plus aux croyances : « Les idéologies et la culture sont un facteur très complexe et permanent des relations internationales. Il en va de même des religions, qui peuvent devenir idéologies de groupe ou même d’État. », selon J.F Guilhaudis. Ceci est valable pour la population mais aussi pour les membres de la force de stabilisation. La gestion du différentiel culturel doit être intégrée dans tous les travaux de planification, de conduite et de retour d’expérience, sous peine d’évaluations de situation systématiquement erronées.

Autre volet de la culture , les comportements innés ou acquis sont fondamentaux dans la manière d’appréhender une situation, donc de donner du sens à une information. Les comportements acquis évoluent au cours du temps en fonction des technologies disponibles, des croyances, des idées, de la satisfaction des besoins vitaux de l’individu…

Par ailleurs, l’individu au sein d’un groupe hiérarchisé perd une partie plus ou moins grande de son autonomie de penser. Il se rallie alors souvent à la pensée et au comportement du groupe. Ceci implique que la « conquête des cœurs et des esprits » n’est pas qu’une simple assertion galvaudée mais reste une nécessité opérationnelle, tout comme « la contrainte des corps et des âmes ». La maîtrise de l’information peut le permettre.

Principes de la diffusion de l’information en opération

L’information peut être définie comme « une donnée ou un ensemble de données de toute nature, utilisable à des fins particulières ». Aujourd’hui, le pouvoir n’appartient plus à celui qui possède l’information mais à celui qui contrôle sa diffusion. L’information est un élément clé dont il s’agit de s’assurer la maîtrise pour stabiliser efficacement une crise.

Les explications néo-darwiniennes de la diffusion des idées et les théories de l’information et de la communication permettent de dégager des principes. D’autres proviennent, des théories de l’information et de la communication. Malgré la diversité de ces théories, il est possible de décrire la propagation des idées et des comportements, avec une précision suffisante pour en tirer des conséquences opérationnelles.

Les principes de diffusion de l’information décrits ci-dessous sont l’incertitude, la reproduction informationnelle, la sélection culturelle, la régulation a posteriori, la valeur de l’exception, la non proportionnalité des effets.

Incertitude

L’information ne permet pas de caractériser la totalité d’une réalité. Le principe d’incertitude s’applique. La situation d’incertitude peut être résumée à « la difficulté de prévoir l’issue de cette situation » . Ceci est inhérent à toute situation de choix.

Il est donc délicat d’apprécier précisément une situation et son évolution en raison : du recueil forcément partiel des informations potentiellement disponibles, de l’erreur systématique engendrée par les différences culturelles, des difficultés induites par la détermination des acteurs ayant réellement besoin de l’évaluation d’une situation. Ce principe s’applique pleinement aux opérations militaires qui doivent « se résigner à se concevoir et à se développer dans un champ d’incertitudes» (Desportes) . Par ailleurs, il convient d’ajouter à ce constat la dualité de la nature du hasard qui peut être sage et prévisible ou sauvage et imprévisible.


Reproduction informationnelle


Une information peut potentiellement être dupliquée indéfiniment. Les moyens de diffusion modernes alliés à la mondialisation actuelle permettent de transmettre de l’information presque instantanément partout dans le monde. Par exemple, les images concernant les attentats du World Trade Center, le 11 septembre 2001 ont été copiées et diffusées « en boucle ». Ainsi, « L’effondrement des tours du World Trade Center de New York a pu être suivi en direct de tous les points du globe ; nous étions à New York et New York était partout dans le monde. »(La Maisonneuve) .

Par ailleurs, les idées et les comportements se reproduisent par transmission d’informations entre les individus pour lesquelles ils ont du sens. Ce peut être par le biais de l’éducation, des phénomènes de mimétisme ou en raison de la trop grande hétérogénéité culturelle de la population. La duplication n’étant pas toujours parfaite, l’information peut se transformer graduellement au sein d’une même population. Toutefois, les apports exogènes, comme les migrations ou les forces militaires en campagne, peuvent amener des ruptures culturelles d’autant plus brutales que les populations concernées ont été peu en contact. A ce titre, les colonisations ou les invasions ont provoqué de nombreuses ruptures culturelles au cours de l’histoire.

La sélection culturelle

Les idées et les comportements qui ont cours au sein d’une population sont soumis au principe de sélection culturelle. Ceux qui semblent les plus intéressants pour la population se propagent. Les plus utiles pour un individu sont mémorisés. Les idées mémorisées ont vocation à disparaître lorsqu’elles ne sont plus utilisées. Il faut noter que l’exactitude de l’information n’est pas un paramètre primordial ; la vérité n’est pas un critère. La rumeur, dont par définition on ne connaît pas l’exactitude, peut persister en raison d’un intérêt particulier de la population. Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France, écrivait en 2002 à ce sujet « Qu’une fausse nouvelle heurte par trop les préjugés et les expériences antérieurs, elle se fane vite. Qu’au contraire elle aille dans leur sens, tout invraisemblable qu’en soit le contenu précis, alors gageons qu’elle fleurira et prospérera. » . Le champ des idées rejoint celui de la croyance.

Régulation a posteriori

La régulation a posteriori permet de ne conserver dans la culture d’une population que ce qui lui paraît utile. C’est le mécanisme d’évolution de la morale d’une population . Le monde de l’information est le monde de la connaissance indirecte des choses. Le pouvoir de régulation culturelle d’une population vient de sa capacité à contrôler la reproduction informationnelle. Les idées et les comportements manifestement non conformes sont marginalisés, voire éradiqués, par la population. Une force de stabilisation multinationale représente souvent une rupture culturelle importante, une « immigration » provisoire et imposée. Plus elle disposera d’effectifs importants et issus de nations culturellement variées, plus elle sera potentiellement rejetée avec le temps, sauf à ne rien faire. La réaction peut rapidement être violente et brutale de la part d’une population qui se sent menacée, à tort ou à raison. Des forces militaires étrangères, par leur simple présence et sans consentement de la population, peuvent alors aggraver la situation. A l’époque, le chef d’état-major anglais, le général Richard Dannat a estimé le 13 octobre 2006, dans le Daily Mail, que la présence britannique en Irak exacerbait les problèmes de sécurité et a souhaité que les soldats britanniques se retirent rapidement.

Valeur de l’exception

La valeur d’une information n’est pas dans sa répétition et sa prévisibilité mais dans son caractère exceptionnel. Plus une information est improbable ou impensable, plus elle va acquérir de la valeur. Si elle est fortement prévisible, elle intéresse peu et donc il est possible de s’en passer. C’est le cas bien connu des trains qui arrivent à l’heure. Ils n’intéressent personne sauf lorsqu’ils sont systématiquement en retard. L’information doit avoir du sens pour son capteur. La connaissance de la norme est donc indispensable pour distinguer ce qui n’est pas normal. La normalité d’une situation n’est pas universelle ce qui rend difficile l’appréciation de la situation pour une force de stabilisation.

Non proportionnalité avec les effets.

Il n’existe pas de proportionnalité entre une information et l’effet qu’elle va engendrer. C’est la conséquence directe des principes précédents. Ainsi, une information qui peut paraître d’importance locale et anodine mais se propager dans le monde entier car elle a suscité un intérêt insoupçonné. Les photos « souvenir » prises par des soldats américains ayant commis des exactions à la prison d’Abou Ghraib en sont un exemple. A l’inverse, l’annonce de la fin des « opérations de combats majeures » en Irak par le président George W. Bush, le 1er mai 2003, a plus contribué au succès de médias satiriques ou de mouvements anti-guerre qu’à la reconnaissance mondiale d’une victoire américaine.

Qu’en conclure ?

En définitive, la diffusion information, même si elle s’avère souvent difficilement maîtrisable, obéit à quelques règles qui permettent de la maîtriser. Des stratégies et des tactiques s’agissant de l’information existent et ont été exposées avec brio. Le guide de l’influence de Vincent Ducrey en est une illustration. Il faudrait encore dépasser la peur de la guerre par et pour l’information pour s’en servir comme une arme, bien souvent mieux maîtrisée par les adversaires asymétriques.


S.D., Pour Convaincre

Source:
http://www.alliancegeostrategique.org/2010/06/21/quelques-reflexions-sur-la-diffusion-de-l%e2%80%99information-en-operations/


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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Lun 22 Aoû - 6:48
Libye : les rebelles avancent dans Tripoli, le fils de Kadhafi arrêté

Les rebelles libyens ont pénétré, dimanche 21 août, dans la capitale du pays. Dans la nuit de dimanche à lundi, ils affirmaient tenir toute la ville, exceptée la résidence de Mouammar Kadhafi. Le président américain Barack Obama a de nouveau exhorté le dirigeant libyen à quitter le pouvoir.

Les rebelles progressent dans Tripoli

Des combattants rebelles ont atteint, dans la soirée, la Place verte au centre de la capitale libyenne. La télévision britannique Sky News a diffusé des images montrant une foule d'hommes en liesse, agitant des drapeaux rouge, noir et vert, aux couleurs de la rébellion, dansant, et scandant "Allah Akbar" ("Dieu est grand") tout en tirant en l'air

La progression des opposants à Kadhafi, arrivés notamment par la mer, s'est accélérée à partir de samedi dans la région de Tripoli. Aux premières heures, lundi, ils affirmaient contrôler tout Tripoli à l'exception du complexe de Bab Al Azizah, résidence du "guide de la révolution". Dans la journée de dimanche, les rebelles ont pénétré dans les banlieues de Tripoli et se sont dirigés dans le centre-ville. Selon des journalistes sur place, ils n'ont recontré qu'une très faible résistance et ont été salués par les habitants de ces zones. Ils se sont emparés d'une caserne de la brigade Khamis, unité d'élite réputée la mieux entraînée, commandée par l'un des fils de Kadhafi, auquel elle doit son nom.

Dans la matinée, alors que les premiers rebelles atteignaient les faubourgs de la ville, le régime, reconnaissait des infiltrations "de groupes isolés". Les autorités avaient alors adressé des messages sur les téléphones portables appelant "le peuple à sortir dans toutes les villes pour éliminer les traîtres et les agents avec des armes et pour les piétiner".

De violents affrontements ont lieu, dimanche après-midi, à proximité de l'hôtel Rixos qui abrite la presse étrangère dans le centre de Tripoli. Les membres de la direction de l'hôtel ainsi que son chef, de nationalité suisse, ont quitté l'établissement. Ce dernier a affirmé que les employés avaient reçu des appels téléphoniques de personnes menaçant de prendre d'assaut l'hôtel parce qu'il y héberge des officiels.

Saïf Al-Islam Kadhafi capturé

Le Conseil national de transition a assuré avoir fait prisonnier le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf Al-Islam, pressenti pour succéder à son père à la tête du régime. "Il est dans un lieu sûr sous garde renforcée en attendant qu'il soit déféré à la justice", a indiqué le chef des rebelles dans une interview à Benghazi à Al-Jazira. Une information qui a été confirmée par le procureur de la Cour pénale internationale. Son frère aîné, Mohammed, se serait quant à lui rendu aux rebelles.

Barack Obama exhorte Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir

"Cette nuit le mouvement contre le régime Kadhafi a atteint un point de non-retour. Tripoli se libère de la poigne du tyran", a affirmé dimanche le président américain, Barack Obama, dans un communiqué. "Le régime de Kadhafi montre des signes d'agonie. Le peuple libyen est en train de montrer que l'aspiration universelle à la dignité et à la liberté est bien plus forte que la poigne de fer d'un dictateur", ajoute-t-il.

La plus sûre façon d'éviter un bain de sang est simple, affirme le président américain : "Mouammar Kadhafi et son régime doivent reconnaître que leur règne a pris fin." M. Obama a également appelé les rebelles libyens, qui sont entrés dans Tripoli dimanche, à respecter les droits de la population, préserver les institutions de l'Etat et marcher vers la démocratie.

"Il reste une semaine, au maximum 10 jours au régime"

L'ancien numéro deux du régime libyen Abdessalem Jalloud, qui a fui Tripoli vendredi et se trouve en Italie, a estimé dimanche que le colonel Kadhafi n'avait plus de temps à sa disposition pour négocier son départ du pouvoir et risquait d'être tué. "Je crois qu'il reste une semaine, au maximum 10 jours au régime et peut-être moins", a estimé M. Jalloud dans une interview.

Selon M. Jalloud, Kadhafi "n'a aucun moyen de quitter Tripoli. Toutes les routes sont bloquées. Il peut seulement partir sur la base d'un accord international et je pense que cette porte est fermée". Par ailleurs, la brigade chargée de la sécurité de Kadhafi s'est rendue, a annoncé Al Jazira.

Le porte-parole du régime appelle à cesser les combats et à négocier
Le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, s'est exprimé à la télévision, dans la soirée de dimanche. Il a déploré que la bataille de Tripoli se soit soldée par un bilan humain qui est "au delà de l'imaginable", évoquant 1 300 morts dans les dernières 24 heures.

Pour M. Ibrahim, Tripoli était une ville calme et sûre avant que les rebelles – des "gangs armés" – et l'OTAN ne la mette à feu et à sang. Il a exhorté les reblles à cesser le combat et à négocier, ce à quoi, a-t-il assuré, Kadhafi était disposé.

L'OTAN dit que c'est bientôt la fin

Les puissances occidentales engagées en Libye ont assuré que l'issue était proche. "Il est clair d'après les scènes auxquelles nous assistons à Tripoli que la fin est proche pour Kadhafi", a déclaré dans un communiqué le bureau du premier ministre britannique, David Cameron.

Pour la Maison Blanche, les jours du colonel Kadhafi en tant que dirigeant sont "comptés" tandis que Nicolas Sarkozy assure que "l'issue ne fait désormais plus de doute". Rome affirme que la "tragédie" du conflit "touche à sa fin". L'OTAN estime pour sa part que "ce à quoi nous sommes en train d'assister ce soir est l'effondrement du régime".

Kadhafi appelle à libérer Tripoli.

Dans un message audio diffusé sur la télévision d'Etat, tard dans la soirée de dimanche, Mouammar Kadhafi a invité les Libyens à "sauver Tripoli". "Il s'agit d'une obligation pour tous les Libyens. C'est une question de vie ou de mort", a-t-il dit dans ce troisième enregistrement en deux jours.

Plus tôt dans la journée, Kadhafi avait affirmé qu'il ne se rendrait pas et sortirait "victorieux" de la bataille de Tripoli. "Nous ne nous rendrons pas. Nous n'abandonnerons pas Tripoli aux occupants et à leurs agents. Je suis avec vous dans cette bataille", a martelé Kadhafi. "Nous ne nous rendrons jamais et grâce à Dieu nous sortirons victorieux".

LeMonde.fr


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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Sam 16 Fév - 23:45
L'UE dépense 3 millions d'euros en propagande sur le web

L’UE va dépenser 3 millions d’euros pour une campagne de communication sur internet.

En effet, l’ UE a décidé de payer des trolls ( communicants sur internet), afin de promouvoir l’ Europe sur internet et sur les réseaux sociaux, pour un montant total de 3 millions d’euros.

L’ UE compte cibler les sites web critiquant l’ Europe pour sacampagnede propagande pro-Europe. Ces “communicants” prêcheront donc la bonne parole européenne sur le web avant et pendant les élections européennes de juin 2014, et se lanceront dans des débats virtuels avec les eurosceptiques.

£2 millions, soit 3 millions d’euros, seront donc affectés à cette campagnedepropagandedel’UE. “Une attention particulière doit être accordée aux pays qui ont connu une montée de l’euroscepticisme”, selon un document interne confidentiel [...] Les communicants des institutions parlementaires doivent être habilités à appréhender [contrôler, littéralement, ndlr] le débat et l’opinion publics, sur le terrain et en temps réel, au sein des diverses conversations sur ces médias sociaux et blogs, de décrypter les « sujets tendances » et développer la capacité d’y réagir rapidement, de manière ciblée et pertinente, de se joindre aux conversations et les influencer, par exemple en fournissant des faits et des chiffres déconstruisant les mythes.

Cette campagnedepropagandedel’UEà3millionsd’euros servira donc à essayer de regagner la confiance des citoyens dans les institutions européennes… Pas sûr que cela fonctionne.

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Sujet / Message Re: Médias- Mensonges et Manipulation de l'information

le Sam 19 Aoû - 22:47
et vous vous dépenseriez algerie-drap combien ??
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Sujet / Message Angle mort

le Mer 20 Sep - 14:23
20 septembre 2017



Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas, unanimement proclamés « peuple le plus persécuté de la planète » dans une concurrence pourtant rude. Mais on se garde bien d’évoquer les réalités historiques et géopolitiques qui ont conduit au drame actuel.
 Petit rappel historique
Il y a environ 2500 ans, l’Inde du Nord (aujourd’hui le Népal) a vu naître le prince Sâkyamuni, futur Bouddha historique. Durant plus de 1000 ans, le « bouddhisme » (désignation européenne remontant au XVIIe siècle) s’était répandu pacifiquement dans toute l’Asie, y compris centrale, comme en témoignait la présence des Bouddhas géants de Bamian, dynamités à la veille des attentats du 11 septembre 2001 par les condisciples du mollah taliban Omar.
Avec les grandes vagues de conquêtes armées sarrasines puis musulmanes (jihad), le bouddhisme a été littéralement éradiqué de l’Inde. Les historiens indiens chiffrent le nombre des victimes tuées à l’arme blanche en dizaines de millions (cf. François Gautier, Un autre regard sur l’Inde, éditions du Tricorne, 1999). En fait, le jihad n’a jamais cessé dans cette région du monde. Ses habitants gardent une mémoire inquiète et continue du très lourd tribut qui s’annonce à chaque remontée en puissance de cette religion armée.

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/09/3526028503.jpg

Localisation de l’État d’Arakan (en rouge) à l’intérieur de la Birmanie
La région birmane, bouddhiste depuis 2300 ans, ne fait pas exception. Les derniers jihads locaux remontent à la Seconde Guerre Mondiale et aux guerres d’indépendance (Inde, Bangladesh). Durant l’Empire, les Britanniques avaient installé en masse une population musulmane, provenant du Bengale, dans la région d’Arakan (Rakhine, d’où « Rohingya » en Bengali, terme que les musulmans ne commenceront d’ailleurs à utiliser que dans les années 1950).
En 1942, le général Archibald Wavel arma les Bengalis d’Arakan contre les Japonais déjà présents dans la région, dans le cadre d’une nouvelle stratégie de « Stay-behind » (résistance derrière les lignes), qui deviendra célèbre en Europe à l’occasion de la guerre froide. Mais, comme leur religion le leur impose, les Bengalis d’Arakan profitèrent de l’occasion pour étendre le « dar el islam » (territoire islamique) contre les mécréants birmans, majoritairement bouddhistes. Les « musulmans de l’Arakan » s’associèrent ensuite aux combats du Pakistan pour une sécession musulmane jusqu’aux terres birmanes. Déjà les Chittagong Hill tracts, à la frontière nord de la Birmanie, et peuplés majoritairement de bouddhistes, étaient islamisés de force, provoquant des exodes massifs vers l’Inde, qui se poursuivent actuellement et dont personne ne parle, bien entendu.
Alors le « Mujahid Party » d’Arakan exigea le 9 juin 1948, par la voix de son chef militaire Jaffar Kawal, que l’Arakan soit reconnu comme « le foyer national des musulmans de Birmanie », en ces termes :
« The area between the west bank of Kaladan River and the east bank of Naaf River must be recognized as the National Home of the Muslims in Burma ». (L’aire comprise entre la rive occidentale du Kaladan et la rive orientale du Naaf doit être reconnue comme foyer national des musulmans de Birmanie.)
Cet ultimatum, typique du jihad démographique, étant resté sans réponse, les jihadistes bengalis d’Arakan attaquèrent les villages bouddhistes, notamment autour de Maungdaw, avec le lot habituel de pillages, viols, incendies, enlèvements contre rançon, etc.
Un troisième jihad local fut déclenché lors de la guerre de sécession victorieuse du Pakistan oriental (qui deviendra le Bangladesh) contre le Pakistan occidental, en 1971. Les musulmans d’Arakan avaient pris parti au cri de “Pakistan Jindabad !” (Victoire au Pakistan) pour le Pakistan occidental, qui les avait formés et armés contre le Bangladesh. Leur défaite allait les obliger à se distinguer de leurs frères bengalis en se propulsant dorénavant comme « Rohingyas » et non plus « Bengalis d’Arakan ». Les armes qu’ils avaient accumulées allaient encore se retourner contre les mécréants Birmans. Les ci-devant Rohingya exigèrent à nouveau leur indépendance et la création de leur propre État, à l’issue d’un congrès pour la « Libération nationale Rohingya », tenu le 15 juillet 1972. Ils constituèrent dans la foulée divers groupes armés dont notamment la RSO (Rohingya Solidarity Organization), l’ARIF (Arakan Rohingya Islamic Front), le RPF (Rohingya Patriotic Front), RLO (Rohingya Liberation Organization) et l’IMA (Itihadul Mozahadin of Arakan).
Les évènements actuels s’inscrivent donc dans une implacable logique islamisante itérative, mais cette fois avec une aide internationale massive. Et cela n’a rien d’un hasard.
L’arrière-plan géostratégique
Dans ce millefeuille bien fourbi, on retrouve évidemment le « Deep state » américain, qui voit d’un mauvais œil l’influence tenace de la Chine sur le pays. Surtout depuis la mise en service, en 2013, des pipe-lines et gazoducs reliant la côte birmane, justement au beau milieu de la province d’Arakan, au Yunnan. Ils ne souhaitent pas non plus que les approvisionnements chinois soient facilités par le transport terrestre via la Birmanie, en comparaison du difficile et coûteux convoyage maritime via le détroit de Malacca. Ils s’agacent également de la coopération militaro-industrielle entre la junte birmane et la Corée du Nord. Ils vont donc activer leurs légions étrangères composées des pseudo-ONG habituelles, dont l’incontournable galaxie impériale de George Soros, toutes encadrées par des fonctionnaires chevronnés de la subversion clandestine.
À la veille de la nouvelle phase de jihad à laquelle nous assistons, en avril 2016 pour être précis, le géant californien Chevron mettait subitement en vente tous ses actifs birmans, dont ses 28,3% dans les gisements de gaz de Yadana («trésor» en birman), et de Sein en mer d’Andaman, opérés par le groupe Total depuis 2000, et surtout ses 99% du bloc d’exploration gazier «A5» dans le bassin de Rakhine, c’est-à-dire encore une fois l’Arakan.
C’est dans ce contexte qu’on verra arriver au pouvoir, en cette même année 2016, Aung San Suu Kyi, devenant « ministre de la présidence », c’est-à-dire l’équivalent d’un premier ministre mais sans compétence sur l’armée ni la police ni les gardes-frontières. Le Deep-state, s’émouvant de cette faiblesse, relancera la machine de guerre islamique au détour de quelques provocations très classiques, voyant des musulmans sous-armés attaquer des commissariats de police, et déclenchant la répression mécanique prévue. Les Rohingya passeront ainsi à l’état si envié de « peuple le plus persécuté de la planète », et de victime d’un « effroyable nettoyage ethnique », etc.
 La machine de propagande se remet en marche
On aura recours à quelques célébrités sacerdotales, comme Barbet Schrœder partant filmer cet illustre moine bouddhiste extrémiste et nationaliste au péril de son confort bobo. Des dizaines d’experts indépendants, payés par on ne sait qui, mais instruisant tous à charge, justifieront en chœur les accusations les plus abominables contre les malfaisants sorciers bouddhistes islamophobes. Les agences de presse relaieront et les médias de grande surface écouleront la marchandise en promos spéciales et têtes de gondoles. Après quelques premières de couv bien trempées du Time magazine, du New York Times ou du Guardian, reprises en images par toutes les grandes chaînes tv et radio en prime time et commentées à saturation dans l’infosphère, la planète entière saura enfin qu’au bout du compte, les bouddhistes ne sont pas si pacifiques que cela et que leur violence exterminatrice pourrait même être pire que celle des jihadistes. Joli coup pour les islamistes qui neutralise définitivement le contre-exemple bouddhiste classique à leur jihad pathologique.
Il ne reste plus à l’ONU, à la Commission européenne et à la Maison-Blanche qu’à « s’inquiéter des exactions intolérables des moines » pour s’attendre à un jihad victimaire aussi légitime que le fut celui de l’UÇK en prélude à la création du Kosovo. Et tant pis pour les Bouddhistes qui avaient survécu depuis 2300 ans au jihad. Ils en ont bien assez profité comme ça et doivent laisser la place à « l’ôtre ».
En attendant ces prochaines nuits de cristal, Chevron n’a toujours pas vendu sa place. Au lieu de cela, le pétrolier subit la pression d’un groupe d’actionnaires pour intervenir contre le « génocide des Rohingyas ». Il s’agit du fond Halal Azzad (Azzad Asset Management) associé pour la circonstance au fonds américain des sœurs Ursulines (Ursuline Sisters of Tildonk), représenté par la sœur Valérie Heinonen, une activiste par profession.
C’est que le Vatican tout entier ne manquera pas une telle occasion de faire cause commune avec l’islam jihadiste, dès lors qu’il s’agit de convertir les idolâtres bouddhistes. Le pape François ne doute d’ailleurs pas une seconde de la victoire du monothéisme armé. Alors qu’il savourait son tour de force d’avoir finalement réussi à ouvrir une nonciature en Birmanie, en mai dernier, il félicita son invitée, Madame Aung San Suu Kyi, d’être « une bonne chrétienne », elle qui n’a nullement décidé d’abandonner le bouddhisme.
 « Un iceberg de manipulation »
Reste que l’Arakan n’est pas le Kosovo et que la Chine ne lâchera pas la Birmanie. Elle vient de le faire savoir, au grand dam de ses alliés pakistanais, grands pourvoyeurs d’armement de tous les jihads. Pour obtenir son renoncement, il faudra ouvrir un conflit dont le scenario sera autrement plus complexe que le bombardement gagné d’avance de la pauvre Serbie par l’armada de l’OTAN. Madame Aung San Suu Kyi le sait parfaitement lorsqu’elle ose affirmer que l’opération en cours est comparable à un « iceberg de manipulation ». Les Saoudiens aussi, qui d’une main financent le jihad et de l’autre continuent de signer des contrats avec la Birmanie et la Chine, depuis 2011, pour exploiter le gaz birman, tandis que les émirats investissent, entre autres, dans les infrastructures routières et hôtelières de l’Arakan.
En revanche, côté occidental, l’unanimisme d’indignation antibouddhiste révèle toute la quantité de puissance transférée à l’islam. L’Europe est évidemment mûre pour que le pouvoir islamique s’officialise bientôt ici, et irrémédiablement, elle qui crache si aveuglément sur tous ceux qui s’y opposent comme ils peuvent depuis plus de mille ans, moines birmans en tête.
Fernand Le Pic
source:http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2017/09/19/l-oeil-etait-dans-la-tombe-8765524.html
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