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Sujet / Message Géopolitique des Hydrocarbures

Message par Sphinx le Dim 28 Mar - 23:51

Les facteurs de l’augmentation du prix du baril de pétrole. (Cédric de Lestrange)

Le monde pétrolier est confronté à trois crises : une crise du marché du pétrole, une crise géopolitique des mondes du pétrole et une crise de l’ère du pétrole (finira-t-elle un jour ? Dans quel sens évoluent la consommation et la technologie ?). Quelles sont les causes de l’évolution des prix ? Pourquoi se retrouve-t-on aujourd’hui avec un prix supérieur à 50 $ le baril ?

Trois marqueurs principaux permettent d’évaluer un prix d’équilibre entre 50 et 51$ le baril : le WTI (Western Texas Intermediate, basé sur un brut local produit aux Etats-Unis pour la consommation de la région de Chicago) pour l’Amérique, le Brent (basé sur différents bruts de la mer du Nord) pour la zone Europe- Méditerranée- Afrique et le Dubaï pour le Moyen-Orient et l’Asie. Ces 3 marqueurs oscillent depuis un an entre 30 et 60$ le baril. Il y a 5 ans nous n’étions qu’entre 10 et 30$ le baril, avec un prix d’équilibre à 25$, or cette période était déjà considérée comme une crise des prix. La réunion de Riyad avait alors défini un prix raisonnable à 25$ le baril. Mais actuellement nous en sommes au double. Pourquoi ?

Il faut tout d’abord considérer les facteurs à courts termes qui sont de plus en plus développés avec un marché pétrolier plus ou moins autonome. La vague de froid qui a touché une partie du monde durant l’hiver 2004-2005, le développement de certains secteurs économiques comme l’aéronautique et l’évolution générale du marché ont conduit à une consommation pétrolière beaucoup plus importante ces derniers mois. Les cycles de production se retrouvent ainsi régulièrement confrontés à des goulots d’étranglement, avec des manques sur la qualité de pétrole dont on a besoin (brut, raffiné, mazout, etc.).

Ensuite, à moyens termes, la demande augmente. En 2004, la croissance mondiale, notamment au sein des pays émergents présentant un profil industriel à forte consommation énergétique, a été plus forte que prévue, ce qui a entraîné une hausse de la demande en pétrole. La demande chinoise a ainsi explosé au-delà de toutes les prévisions. Dans ce contexte, l’offre n’a pas suivi.

Enfin, à longs termes, la capacité de l’OPEP n’est pas ouverte, alors qu’elle avait annoncé une croissance de la production. La situation n’est pas meilleure en Russie, au Nigeria ou au Venezuela, pays pétroliers producteurs confrontés à des problèmes internes tels qu’ils bloquent toute évolution de la production. Il est alors impossible de jouer sur le stock pour faire face à la demande croissante. Le robinet est ouvert au maximum mais la quantité est insuffisante. Il y a 5 ans, l’Arabie Saoudite possédait en permanence 3 millions de barils en stock. Aujourd’hui il n’en reste plus rien.

Si une crise majeure devait advenir, il serait impossible de faire quoique ce soit. Les prix pourraient alors atteindre, selon les prévisions, les 300 $ le baril. Nous sommes en passe d’une crise nouvelle dans la géopolitique pétrolière. En effet, on reste encore sur l’image des chocs pétroliers au cours desquels l’OPEP maîtrisait tout. La crise était alors contracyclique : les prix élevés du pétrole étaient limitateurs de croissance. La crise actuelle est procyclique : les prix du pétrole montent avec la croissance forte des pays consommateurs. Les situations sont ainsi très différentes mais la clé est d’abord géopolitique.

Cependant, l’impact de la crise sur l’économie française est limité car nous sommes dans une économie de service. Nous demeurons toutefois dans une forte dépendance vis-à-vis des pays producteurs de pétrole. Si certains disparaissaient, les implications industrielles, militaires et politiques seraient difficilement contrôlables. Or, l’Europe n’a pas de stratégie à long terme en matière pétrolière, car les effets d’une crise y sont plus limités que dans les pays émergents (consommation européenne moins forte) et qu’aux Etats-Unis (nombreuses politiques d’économies d’énergie en Europe). De plus, les facteurs monétaires (Euro fort par rapport au dollar) atténuent l’impact financier de la hausse du prix du baril. En revanche, il faut en tirer les conséquences sur les évolutions géopolitiques du pétrole qui débouchent sur des enjeux et des risques mondiaux.

Les facteurs géopolitiques du marché (Christophe -Alexandre Paillard)

Les facteurs géopolitiques du marché sont liés à trois données : l’offre, la demande et l’investissement. L’offre augmente peu alors que la demande croît très vite, et plus vite que prévu surtout en Asie (où on a atteint la consommation qui était calculée pour 2009), ce qui provoque une plus grande tension sur le marché. L’une des clés pour sortir de la crise est l’investissement, or il n’a pas été fait pour des raisons économiques et géopolitiques. Certes, les raisons géopolitiques ont toujours existé dans le monde du pétrole, mais ce qui a changé par rapport aux années 1990, c’est que les bouleversements géopolitiques sont concomitants. Entre les années 2001 et 2005, les pays producteurs de pétrole ont été confrontés à la guerre en Irak, aux troubles au Moyen-Orient (terrorisme en Arabie), aux troubles sociaux au Venezuela et aux troubles politiques au Nigeria et en Russie (affaire Ioukos, mafia, chantage à la fiscalité exercée par le gouvernement russe).

Les risques géopolitiques s’accroissent, surtout dans certaines zones. L’Iran totalise 15% des réserves mondiales de gaz et 12% des réserves de pétrole. Il détient la deuxième place après l’Arabie Saoudite (et devant l’Irak). Ce pays a par conséquent un rôle essentiel sur la stabilité du marché. Or, ce pays clé cherche à se doter de l’arme nucléaire, car il se sent menacé par l’Amérique et Israël. L’Iran représente actuellement une production de 3,5 millions de barils par jour. Si cette production s’arrêtait, le prix s’élèverait à 80$ le baril.

De nombreuses incertitudes pèsent sur l’Arabie Saoudite, notamment sur la survie du régime avec la multiplication des réseaux islamistes. Le pays concentre 25% des réserves mondiales de pétrole. Si sa production venait à faire défaut, une crise générale s’étendrait sur le monde.

Le Golfe de Guinée développe sa production pétrolière depuis les années 1990 (il totalisait alors 2 à 3% de la production mondiale). Les Américains estiment que la région leur fournira 25% des importations. Là-aussi, des tensions politiques occasionneraient un impact direct sur les marchés mondiaux.

Enfin, le régime du président Hugo Chavez au Venezuela est incertain et risque de devoir faire face à une guerre civile. De cette manière, tous les pays producteurs sont au taquet de leur capacité de production. Le moindre retrait de barils conduit à une hausse du prix du baril de 5 à 6 $. La situation est extrêmement tendue et les conséquences pourraient en être dévastatrices. Les facteurs de risques sont élevés et le risque est en croissance sur le dossier iranien. La question reste entière pour les pays consommateurs. Comment éviter une crise géopolitique et sinon, existe-t-il des moyens technologiques pour pallier le pétrole ?

Quel est l’avenir du pétrole ? Y aura-t-il un après-pétrole ? (Pierre Zelenko)

La crise de l’ère du pétrole pose deux questions. Va-t-on atteindre le pic de production pétrolière ? Quelles seraient alors les énergies de substitution ?

La date buttoir de la fin de l’ère du pétrole est non tranchée à ce jour. Le débat oppose les géologues (principalement Colin Campbell et Jean Laherrère), tenants de la thèse pessimiste qui fixent, à partir d’extrapolation des ressources actuelles, en 2020 le pic et le début du déclin de l’ère du pétrole, et les économistes, tenants de la thèse optimiste qui pensent que les réserves seront suffisantes pour le XXIème siècle. L’écart s’explique, car les économistes prennent en compte les éventuelles rentabilités économiques de certains gisements encore non exploités.

Au-delà de ce débat, le pic est soumis à aléas. Si le prix du baril est durablement élevé, les compagnies pétrolières vont dégager des bénéfices et investiront dans les progrès technologiques. De nouveaux gisements moins rentables pourront alors le devenir comme les pétroles non-conventionnels. Mais une autre incertitude pèse : les grands pays producteurs ouvriront-ils leur amont pétrolier ?

De nombreux substituts existent déjà à ce jour : le gaz (utilisé dans des centrales électriques au gaz), le nucléaire (mais les opinions publiques y sont souvent opposées), le charbon (développé en Allemagne et en Chine) et les énergies renouvelables (marginales, non rentables et insuffisantes à ce jour).

Les facteurs de substitution ne peuvent être que des facteurs de long terme et sont multiples :
le prix durablement élevé du baril à long terme rendrait d’autres sources compétitives. Le seuil de substitutiabilité défini à 30$ le baril dans les années 1970-80 est en fait bien plus haut, comme le démontre la situation actuelle.
un changement des modes de consommation dans les pays développés ou des économies d’énergie dans les pays émergents.

Mais à court terme, il faudrait que les pays qui imposent une forte pression sur la demande fassent des économies d’énergie, tandis que la carte de production se recomposerait grâce à de nouveaux gisements devenus plus rentables. Il y a donc beaucoup d’incertitudes.

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Dernière édition par sphinx le Jeu 19 Mai - 23:01, édité 1 fois

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Sujet / Message Re: Géopolitique des Hydrocarbures

Message par Sphinx le Sam 3 Avr - 0:46

Tensions géopolitiques sous les tropiques

Aucun traité international n’aura autant soulevé de querelles et de litiges entre Etats que celui du droit de la mer. En fixant le statut juridique des différentes zones maritimes (mer territoriale, zone économique exclusive, plateau continental), la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, signée à Montego Bay en 1984, a donné une impulsion nouvelle aux velléités expansionnistes et à la délimitation rigide des espaces maritimes.

A l’image de l’archipel japonais ou de l’Arctique, le bassin caribéen est lui aussi en proie à la résurgence des revendications frontalières maritimes. Outre la mainmise sur les ressources halieutiques et nutritionnelles dont recèlent la mer des Caraïbes, l’exploitation des ressources énergétiques et le contrôle des routes commerciales sont les principaux motifs incitant certains Etats du pourtour caribéen à contester la souveraineté d’un territoire ou d’une zone maritime. Petit panorama des revendications territoriales.

Malgré sa superficie de 5 km², l’île de Navasse (ci-contre) revêt une importance considérable pour la République d’Haïti qui revendique depuis plus de 150 ans la souveraineté de ce petit îlot aux Etats-Unis. La possession de cette île, située entre Haïti et la Jamaïque, permettrait aux Haïtiens d’accroître l’étendue de leur zone économique exclusive (ZEE) actuelle, aujourd’hui limitée du fait de la frontière terrestre avec la République Dominicaine et la proximité géographique des îles de Cuba, de la Jamaïque et des Bahamas. L’économie haïtienne locale pourrait en outre tirer profit d’une faune aquatique généreuse qui dynamiserait davantage son marché local. Occulté par le récent tremblement de terre, cet enjeu n’est pas perçu comme prioritaire par le gouvernement haïtien. De leur côté, les autorités américaines souhaitent maintenir leur présence dans une région hautement stratégique dans la lutte contre le trafic de drogue qui gangrène la région caribéenne.

Le partage des frontières terrestres et maritimes du golfe du Honduras (à gauche) opposent depuis le XIXe siècle le Belize et le Guatemala. Ce dernier revendique la totalité des possessions méridionales du Belize, soit la province de Toledo et les îles de Ranguana et Sapodilla. Le gouvernement guatémaltèque lorgne plus particulièrement le contrôle de ses deux îles qui pourraient à la fois permettre au pays d’élargir le périmètre de sa ZEE et de le doter d’un accès à la mer des Antilles. Depuis la reconnaissance officielle du Belize par le Guatemala en 1991, les discussions sont restées lettre morte, les concessions étant difficilement acceptables pour le Belize : pour pouvoir accorder au Guatemala un couloir maritime entre la mer territoriale du Belize et du Honduras, le Belize devrait renoncer à ses 12 milles de mer territoriale et les ramener à 3 miles.

De la même manière, la souveraineté de l’archipel colombien de San Andrés et Providencia (à droite) est remise en cause par le Nicaragua. Outre le potentiel touristique remarquable dont disposent ces îlots, les aspirations nicaraguayennes sont principalement dictées par un impératif économique, qui passe par l’extension de leur ZEE. Pour Managua, il s’agit d’ouvrir de nouvelles perspectives aux pêcheries et autres industries halieutiques dans un pays généralement reconnu comme l’un des plus pauvres d’Amérique latine. Le gouvernement colombien, quant à lui, n’a aucun intérêt à céder ces lopins maritimes qui lui appartiennent depuis 1928 et qui lui ont permis de bénéficier jusqu’à présent d’une manne considérable en matière de tourisme et de commerce de fruits. La perte de cette zone – stratégique pour le contrôle des routes commerciales en direction ou en provenance du Canal de Panama – désavantagerait par ailleurs la Colombie face à son rival vénézuélien.

Le golfe du Venezuela (ci-contre) présente une toute autre configuration géopolitique. Enjeu planétaire mondial et stratégique, le pétrole y est la principale source de tensions entre la Colombie et le Venezuela, tous deux non membres de la Convention sur le droit de la mer. La question de la délimitation de la frontière maritime colombo-vénézuélienne revêt donc ici une importance politique capitale. Il en va de la capacité des deux pays de peser d’un poids plus lourd dans le commerce mondial des hydrocarbures. Dans ce bras de fer entre Bogota et Caracas, le gouvernement vénézuélien est avantagé grâce à sa possession de la quasi-totalité du lac Maracaibo, où les réserves de pétrole sont les plus importantes.

Cocotiers, palmiers, plages de sable fin sur fond de ciel bleu… Derrière ce paysage idyllique se cache une réalité géopolitique plus préoccupante. Dans l’espace caribéen, les luttes d’influence pour le contrôle des espaces maritimes et de leurs ressources naturelles minent ponctuellement les relations entre Etats insulaires.


Ces tensions récurrentes sont un frein à l’établissement d’une coopération régionale durable dans des domaines aussi prioritaires que la protection de l’environnement maritime, la prévention des catastrophes naturelles ou encore la lutte contre le trafic de drogue. Si quelques initiatives ont déjà vu le jour, un règlement définitif de ces différends semble peu probable à moyen terme.

Pour aller plus loin:

* La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer sur le site de l’ONU.
* L’Université de Caen propose un atlas de l’espace caribéen.
* Les Caraïbes dans la géopolitique mondiale, essai d’Eric Lambourdière et Al.
* L’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes de SciencesPo Paris.

http://perspectivesgeopolitiques.wordpress.com

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Sujet / Message Re: Géopolitique des Hydrocarbures

Message par Syfou le Ven 13 Aoû - 0:44

Géopolitique du pétrole: un nouveau marché, de nouveaux risques, des ...

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Sujet / Message Re: Géopolitique des Hydrocarbures

Message par Syfou le Ven 13 Aoû - 1:18

Algérie

Les hydrocarbures dans l’économie algérienne
Exportation des hydrocarbures algériens et géopolitique


La place des hydrocarbures algériens dans le marché mondial
L’Algérie est un modeste producteur de pétrole mais un important producteur de gaz (quatrième mondial) ; ce pays est depuis longtemps un mono-exportateur d’hydrocarbures (97% de ses exportations), en direction de l’Union Européenne, du Maghreb et des Etats-Unis (cas isolé dans la région), qui achètent une partie non négligeable de son GNL (gaz naturel liquéfié).
Bien que l’Algérie soit un modeste producteur par rapport aux pays du Moyen Orient, son pétrole, et surtout son gaz, occupent une place importante dans les relations géopolitiques et économiques méditerranéennes.

L’importance des hydrocarbures algériens est due à plusieurs facteurs :

- le pétrole algérien est de très bonne qualité;
- l’Algérie a d’importantes réserves de gaz naturel, source d’énergie moins polluante que le pétrole ou le charbon ;
- les liens traditionnels de l’Algérie avec les pays du nord de la Méditerranée, dont la consommation en gaz augmente de plus en plus (l’Algérie est le troisième fournisseur en gaz de l’Union européenne, précédée par la Russie et la Norvège);
- les pays importateurs doivent pouvoir compter sur des sources fiables d’approvisionnement, ce qui est le cas de l’Algérie, au contraire d’autres pays, comme l’Iraq, le Nigeria, le Venezuela ou l’Iran…;

S’il est vrai que le pétrole nord-africain ne pourra jamais remplacer celui du Moyen Orient dans l’approvisionnement de l’Europe, le gaz par contre est susceptible de devenir une source importante d’énergie et une véritable arme politique, comme le fut le pétrole dans les dernières décennies.
Ainsi, la création d’une OPEP du gaz est à l’ordre du jour, alors que jusqu’à présent le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole.

La visite du président algérien Bouteflika au président russe Poutine pourrait avoir comme but de discuter de ce projet pour trouver, éventuellement, une position commune. L’Europe, qui craint une hausse du prix du gaz, s’oppose à ce projet, comme elle s’était déjà opposée au rapprochement de la Sonatrach avec le géant russe Gazprom en août 2006.

Relations de l’Algérie avec l’Europe

Dans le bassin méditerranéen, les ressources en hydrocarbures se situent dans les pays du Sud de la Méditerranée alors que les pays consommateurs, se trouvent au Nord. Ce facteur rend d’autant plus nécessaires les efforts de coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée.

Dès les années 1960, des accords bilatéraux ont été signés entre la CEE et les pays du bassin méditerranéen. Grâce à l’initiative européenne, en 1995 un Partenariat Euro-méditerranéen (PEM) s’est mis en place (accord avec l’Algérie signé en 2002 et entré en vigueur en 2005), dans la perspective de la création d’une zone de libre-échange (ZLE) . Bien que cet accord ne soit pas fondé sur les ressources énergétiques, elles y occupent une place privilégiée.

Selon les déclarations officielles, ce partenariat devrait entraîner la prospérité et l’amélioration des conditions de vie de la population algérienne. Mais les buts de l’UE sont en fait, de renforcer sa position dans l’espace économique mondial, de maîtriser les migrations et de conduire à la stabilité politique dans la région.

Par ailleurs, l’Union Européenne (dans laquelle seules la France, l’Italie et l’Espagne ont de vraies ambitions méditerranéennes) privilégie le financement et le développement de l’Europe de l’Est à celui du Maghreb. Deux ans après la signature de l’accord euro-algérien le démantèlement tarifaire n’a pas eu d’effet positif sur l’économie algérienne qui a du mal à soutenir la concurrence des produits étrangers à bas prix.

Pour favoriser une véritable relance de l’économie algérienne, l’Europe doit cesser de voir l’Algérie uniquement comme un marché pour ses exportations et un lieu d’approvisionnement en hydrocarbures, mais doit la considérer comme une région d’investissement dans l’intérêt commun.

GNL et Gazoducs, exemples de coopération Nord-Sud et Sud-Sud

L’Algérie est le troisième fournisseur de gaz de l’Europe. Les principaux pays importateurs sont l’Italie (dans ce pays 40% du gaz provient d’Algérie qui s’impose donc comme premier fournisseur), l’Espagne et la France.

GNL

En 1964, l’Algérie construit à Arzew, la première usine au monde de liquéfaction du gaz pour pouvoir l’exporter, notamment par voie maritime. Cette performance technique lui permet de prendre une place importante dans la fourniture de gaz aux pays de la rive nord de la Méditerranée. Plusieurs terminaux de regazéification pour la transformation du gaz algérien liquéfié, sont alors construits sur les côtes européennes : fin 2007, on trouve 5 terminaux en Espagne, 2 en France, 1 en Italie (plus 2 qui sont en train d’être construits), 2 en Turquie, 1 au Portugal et 1 en Grèce.

Gazoducs

Ces réalisations supposent des liens commerciaux fondés sur des intérêts réciproques et sur des rapports de confiance entre les Etats partenaires à cause des gros investissements indispensables pour les réaliser. Ces liens se sont renforcés lors de la construction de gazoducs pour l’exportation du gaz vers l’Italie, la Slovénie, l’Espagne, et le Portugal et constituent un exemple de coopération intéressant.
Selon le « Rapport annuel 2006 » de la Sonatrach (http://www.sonatrach-dz.com/rapanu-2006fr.pdf), l’état des gazoducs est le suivant :
- le TRANSMED (Transméditerranéen, ou Enrico Mattei, 1983), relie l’Algérie à l’Italie en passant par la Tunisie, qui dispose ainsi d’ une source d’énergie à bas prix qu’elle utilise pour son propre développement.
- le GME (Gazoduc Maghreb-Europe, 1996) apporte du gaz à l’Espagne et au Portugal, en transitant parle territoire marocain, malgré les relations difficiles causées par le problème du Sahara Occidental. Alors que le TRANSMED n’avait été financé par l’UE que dans la partie italienne, le GME a obtenu des prêts dans tous les territoires traversés.
- la Sonatrach, en partenariat avec des compagnies étrangères, a prévu la construction d’autres gazoducs :
- le Galsi pour approvisionner l’Italie, à travers la Sardaigne, et la Corse,
- le Medgaz fournira l’Espagne
- le Nigéria-Niger-Algérie (TSGP), traversera le Sahara et se connectera aux réseaux algériens pour apporter le gaz en Europe. Ce gazoduc permettra de valoriser le gaz trouvé dans les gisements pétroliers nigériens (qui est souvent brûlé par manque de débouchés) et devrait contribuer au développement de l’économie panafricaine. La récente crise du crédit ajoute un obstacle de taille à la réalisation des gazoducs.

La sécurisation des approvisionnements en pétrole et la prévention des attaques terroristes des infrastructures énergétiques, sont une des priorités de la politique africaine des USA qui ont constitué une force d'intervention pour l'Afrique du Nord, dont le commandement est confié à l'Algérie.

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Sujet / Message Re: Géopolitique des Hydrocarbures

Message par Syfou le Sam 19 Mar - 0:09

La libye c'est du pétrole mais aussi de l'eau !

La question " géopolitique des ressources " lorsqu'elle est évoquée dans le cadre de Libye fait immédiatement référence au hydrocarbures , gaz et pétrole . Mais la géopolitique des ressources Libyenne c'est aussi celle de la maîtrise des aquifères fossiles du Sahara et la " Grande rivière souterraine " , le plus grand projet infrastructurel Africain de ces dernières décennies mené d'une main de maître par le gouvernement du colonel Kadhafi . Curieusement les " experts " oublient tous cet aspect de la question . Ce dossier de l'eau souligne aussi le caractère Pan-Sahelien et Pan-Saharien que pourraît prendre la crise Libyenne .

La Libye c'est aussi un couloir de projection vers le Tchad via la " Piste N°5 " dans le Fezzan Libyen

Les Afriques avait fait le point du dossier en 2009 .

Il existe, selon l’UNESCO, 273 aquifères souterrains transfrontaliers dans le monde. 38 se situent en Afrique. Leur exploitation est la source de futures tensions géopolitiques. Dans le cas du Système aquifère du Sahara septentrional (SASS) c’est presque déjà le cas.

Le cinquième Forum mondial de l’eau, qui s’est tenu à Istanbul en Turquie du 16 au 22 mars 2009, a discuté de la meilleure manière « d’établir des ponts entre les divisions pour l’eau », mais n’a pas proposé de solutions concrètes. En Afrique du Nord, un contentieux existant entre l’Algérie, la Libye et la Tunisie sur la gestion des ressources hydriques communes n’a toujours pas été réglé. Ces trois pays se partagent le Continental intercalaire profond qui est l’un des plus grands systèmes aquifères au monde. Il occupe les formations continentales du crétacé inférieur saharien comme le néocomien et l’albien. Il fait partie de ce que les experts appellent le Système aquifère du Sahara septentrional (SASS) dont la capacité est de 60 000 milliards de mètres cubes. Ce bassin englobe des couches aquifères regroupées en deux réservoirs, le Complexe terminal et le Continental intercalaire, le second étant plus ancien et plus profond que le premier. Selon de récentes études, la nappe du complexe terminal CT est plus exploitée dans les trois pays. La sonnette d’alarme a été tirée en Algérie pour rationaliser cette exploitation. La plus grande surface du SASS se trouve en Algérie avec 700 000 km², suivie de la Libye avec 250 000 m² et de la Tunisie 80 000 m². L’Observatoire du Sahel et du Sahara, organisme international, s’occupe de la supervision scientifique du SASS en s’appuyant sur des modèles mathématiques.

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Sujet / Message Re: Géopolitique des Hydrocarbures

Message par Syfou le Mer 4 Mai - 9:29

Géopolitique du pétrole: Caucase et Moyen Orient

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Sujet / Message Re: Géopolitique des Hydrocarbures

Message par Sphinx le Sam 1 Sep - 23:29

L'Irak n'a jamais autant exporté de pétrole depuis 30 ans

Géopolitique des Hydrocarbures 634912_3_872d_la-question-du-petrole-est-centrale-en-irak_ad8b7a294e3b1363fcbf7683df3b6c83

Les exportations pétrolières de l'Irak ont connu le mois dernier un pic jamais atteint depuis plus de trois décennies, ont annoncé samedi 1er septembre les autorités irakiennes.

Le pays a exporté en août environ 2,565 millions de barils par jour (mbj), qui lui ont rapporté 8,442 milliards de dollars, a expliqué Falah al-Amiri, patron de l'organisme public de commercialisation du pétrole. En juillet, Bagdad avait exporté 2,515 mbj. Sa production s'élève à l'heure actuelle à 3,2 mbj.

L'Irak dispose de réserves pétrolières prouvées de 143,1 milliards de barils de pétrole et 3.200 milliards de mètres cubes de gaz naturel, soit parmi les réserves les plus élevées du monde pour ces deux matières. La vaste majorité des revenus du pays provient de l'exportation de cette manne pétrolière.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/09/01/l-irak-n-a-jamais-autant-exporte-de-petrole-depuis-30-ans_1754493_3218.html#xtor=AL-32280308

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Sujet / Message Re: Géopolitique des Hydrocarbures

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