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le Mer 9 Aoû - 16:33
Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie, par Thierry Meyssan 20 Juillet 2017

 Voltairenet.org
UN RÉSEAU DE TRAFIC D’ARMES
IMPLIQUANT AU MOINS 17 ÉTATS
Depuis sept ans, plusieurs milliards de dollars d’armement sont parvenus illégalement en Syrie ; un fait qui suffit à démentir la narration selon laquelle cette guerre serait une révolution démocratique.
De nombreux documents attestent que ce trafic a été organisé par le général David Petraeus, d’abord à titre public depuis la CIA dont il était directeur, puis à titre privé depuis la société financière KKR avec l’aide de hauts fonctionnaires états-uniens et internationaux, dont le secrétaire général adjoint de l’Onu, Jeffrey Feltman.
Ainsi, le conflit, qui était initialement une opération impérialiste des États-Unis et du Royaume-Uni, s’est transformé en une opération capitaliste privée, tandis qu’à Washington l’autorité de la Maison-Blanche était contestée par l’État profond.
De nouveaux éléments mettent en lumière le rôle secret de l’Azerbaïdjan dans l’évolution de cette guerre.
 
Lors de la libération d’Alep et de la prise de l’état-major saoudien qui s’y trouvait, la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva constata la présence d’armes de son pays dans neufs entrepôts abandonnés par les jihadistes. Elle nota soigneusement les indications portées sur les caisses et, de retour dans son pays, enquêta sur la manière dont elles étaient arrivées en Syrie.
Depuis 2009 —à la brève exception de la période allant de mars 2013 à novembre 2014—, la Bulgarie est gouvernée par Boïko Borissov, un personnage haut en couleur, issu de l’une des principales organisations criminelles européennes, la SIC. Rappelons que la Bulgarie est à la fois membre de l’Otan et de l’Union européenne et qu’aucune de ces deux organisations n’a émis la moindre critique contre l’arrivée au pouvoir d’un chef mafieux identifié depuis longtemps par les services internationaux de police.
C’est donc clairement en mettant leur vie en jeu que Dilyana Gaytandzhieva a remonté la filière et que la rédaction du quotidien de Sofia, Trud, a publié son dossier [1]. Si la Bulgarie a été l’un des principaux exportateurs d’armes vers la Syrie, elle a bénéficié de l’aide de l’Azerbaïdjan.

Le gigantesque trafic d’armes de la CIA contre l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Inde


Depuis le début des printemps arabes, un gigantesque trafic d’armes a été organisé par la CIA et le Pentagone en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu. Toutes les opérations que nous allons récapituler ici sont illégales en droit international, y compris celles organisées publiquement par le Pentagone.
En matière de trafic d’armes, même lorsque des individus ou des sociétés privées servent de paravent, il est impossible d’exporter des matériels sensibles sans l’assentiment des gouvernements concernés.
Toutes les armes dont nous allons parler, sauf les systèmes de renseignement électronique, sont de type soviétique. Par définition, même si l’on prétend que des armées dotées d’armes de type Otan sont les destinataires finales de ces livraisons, c’est impossible. Ces armées servent juste à couvrir le trafic.
On savait déjà que la CIA avait fait appel à la SIC et à Boïko Borissov pour fabriquer en urgence du Captagon à destination des jihadistes en Libye, puis en Syrie. Depuis l’enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network(BIRN), on savait que la CIA et le SOCOM (Special Operations Command du Pentagone) avaient acheté pour 500 millions de dollars d’armes à la Bulgarie, entre 2011 et 2014, pour les jihadistes. Puis que d’autres armes furent payées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et transportées par Saudi Arabian Cargo et Etihad Cargo [2].
Selon Krešimir Žabec du quotidien de Zagreb Jutarnji list, fin 2012, la Croatie livrait aux jihadistes syriens 230 tonnes d’armes pour une valeur 6,5 millions de dollars. Le transfert en Turquie était opéré par trois Iliouchine de la compagnie Jordan International Air Cargo, puis les armes étaient parachutées par l’Armée qatarie [3]. Selon Eric Schmitt du New York Times, l’ensemble de ce dispositif avait été imaginé par le général David Petraeus, directeur de la CIA [4].
Lorsqu’en 2012, le Hezbollah tenta de découvrir le trafic de la CIA et du SOCOM, un attentat fut perpétré contre des touristes israéliens à l’aéroport de Burgas, le centre névralgique du trafic. Contre l’enquête de la police bulgare et les constatations du médecin légiste, le gouvernement Borissov attribua ce crime au Hezbollah et l’Union européenne classa la Résistance libanaise comme « organisation terroriste » (sic). Il fallut attendre la chute provisoire de Borissov pour que le ministre des Affaires étrangères, Kristian Vigenine, souligne que cette accusation est sans aucun fondement.
Selon une source proche du PKK, en mai et juin 2014, les services secrets turcs ont affrété des trains spéciaux pour livrer à Rakka, c’est-à-dire à ce qui s’appelait alors l’Émirat islamique en Irak et en Syrie et qui est connu aujourd’hui comme Daesh, des armes ukrainiennes payées par l’Arabie saoudite et plus d’un millier de Toyota Hilux (pick-up double cabine) spécialement arrangés pour résister aux sables du désert. Selon une source belge, l’achat des véhicules avait été négocié avec le Japonais Toyota par la société saoudienne Abdul Latif Jameel.
Selon Andrey Fomin de l’Oriental Review, le Qatar qui ne voulait pas être en reste a acheté pour les jihadistes à la société d’État ukrainienne UkrOboronProm la version la plus récente de l’Air Missile Defense Complex "Pechora-2D". La livraison a été effectuée par la société chypriote Blessway Ltd [5].
Selon Jeremy Binnie et Neil Gibson de la revue professionnelle de l’armement Jane’s, l’US Navy Military Sealift Command a lancé en 2015 deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba. Le contrat a été emporté par Transatlantic Lines [6]. Il a été exécuté juste après la signature du cessez-le-feu par Washington, le 12 février 2016, en violation de son engagement.
Selon Pierre Balanian d’Asia News, ce dispositif s’est poursuivi en mars 2017 avec l’ouverture d’une ligne maritime régulière de la compagnie états-unienne Liberty Global Logistics reliant Livourne (Italie) / Aqaba (Jordanie) / Djeddah (Arabie saoudite) [7]. Selon le géographe Manlio Dinucci, elle était principalement destinée à la livraison de blindés vers la Syrie et le Yémen [8].
Selon les journalistes turcs Yörük Işık et Alper Beler, les derniers contrats de l’ère Obama ont été effectués par Orbital ATK qui a organisé, via Chemring et Danish H. Folmer & Co, une ligne régulière entre Burgas (Bulgarie) et Jeddah (Arabie saoudite). Pour la première fois, on parle ici non seulement d’armes produites par Vazovski Machine Building Factory (VMZ) (Bulgarie), mais aussi par Tatra Defense Industrial Ltd. (Tchéquie) [9].
Bien d’autres opérations ont eu lieu secrètement comme l’attestent par exemple les affaires du cargo Lutfallah II, arraisonné par la marine libanaise le 27 avril 2012, ou du cargo togolais, le Trader, arraisonné par la Grèce, le 1er mars 2016.
Le total de ces opérations représente des centaines de tonnes d’armes et de munition, peut-être des milliers, principalement payées par les monarchies absolues du Golfe, prétendument pour soutenir une « révolution démocratique ». En réalité, les pétro-dictatures ne sont intervenues que pour dispenser l’administration Obama de rendre des compte au Congrès US (Opération Timber Sycamore) et lui faire prendre des vessies pour des lanternes [10]. L’ensemble de ce trafic a été personnellement contrôlé par le général David Petraeus, d’abord depuis la CIA dont il était le directeur, puis depuis la société de placements financiers KKR qu’il a rejointe. Il a profité de l’aide de hauts-fonctionnaires, parfois sous la présidence de Barack Obama, puis massivement sous celle de Donald Trump.
L’opération Timber Sycamore (Bois de sycomore) est la plus importante affaire de trafic d’armes de l’Histoire.

Le rôle jusqu’ici secret de l’Azerbaïdjan

Selon l’ancienne fonctionnaire du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition, Sibel Edmonds, de 1997 à 2001, l’Azerbaïdjan du président Heydar Aliyev hébergea à Bakou, à la demande de la CIA, le numéro 2 d’Al-Qaïda, Ayman el-Zawahiri. Bien qu’officiellement recherché par le FBI, celui qui était alors le numéro 2 du réseau jihadiste mondial se déplaçait régulièrement en avion de l’Otan en Afghanistan, en Albanie, en Égypte et en Turquie. Il recevait également des visites fréquentes du prince Bandar ben Sultan d’Arabie saoudite [11].
À ses relations sécuritaires avec Washington et Riyad, l’Azerbaïdjan —dont la population est pourtant principalement chiite— ajoute Ankara la sunnite qui le soutient dans son conflit contre l’Arménie à propos de la sécession de la République d’Artsakh (Haut-Karabagh).
À la mort d’Heydar Aliyev aux États-Unis, en 2003, son fils Ilham Aliyev, lui succède. La Chambre de commerce USA-Azerbaïdjan devient l’arrière-cour de Washington avec à côté du président Aliyev, Richard Armitage, James Baker III, Zbigniew Brzeziński, Dick Cheney, Henry Kissinger, Richard Perle, Brent Scowcroft et John Sununu.
Selon Dilyana Gaytandzhieva, le ministre des Transports, Ziya Mammadov, met en 2015 à disposition de la CIA la compagnie d’État Silk Way Airlines aux frais de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Le ministre des Affaires étrangères, le très peu scrupuleux Elmar Mammadyarov, envoie à plusieurs de ses ambassades des demandes d’homologation de « vols diplomatiques », ce qui interdit leurs fouilles au titre de la Convention de Vienne. En moins de trois ans, plus de 350 vols disposeront de ce privilège extraordinaire.
Bien que, selon les traités internationaux, ni les avions civils, ni les avions diplomatiques ne sont autorisés à transporter des matériels militaires, les demandes de reconnaissance comme « vols diplomatiques » portent mention explicites des chargements transportés. Cependant, à la demande du département d’État US, au moins l’Afghanistan, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Bulgarie, le Congo, les Émirats arabes unis, la Hongrie, Israël, le Pakistan, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Tchéquie, la Turquie et le Royaume-Uni fermèrent les yeux sur cette violation du droit international comme ils avaient ignoré les vols de la CIA entre leurs prisons secrètes.
En moins de trois ans, la Silk Way Airlines a ainsi transporté pour au moins 1 milliard de dollars d’armes.
De fil en aiguille, la journaliste Dilyana Gaytandzhieva a mis à jour un vaste système qui approvisionne également les jihadistes non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi en Afghanistan, au Pakistan et au Congo, toujours aux frais des Saoudiens et des Émiratis. Certaines armes livrées en Arabie furent réexpédiées en Afrique du Sud.
Les armes transportées en Afghanistan seraient parvenues aux Talibans, sous le contrôle des États-Unis qui prétendent les combattre. Celles livrées au Pakistan étaient probablement destinées à commettre des attentats islamistes en Inde. On ignore qui sont les destinataires finaux des armes livrées à la Garde républicaine du président Sassou N’Guesso au Congo et à l’Afrique du Sud du président Jacob Zuma.
Les principaux négociants étaient les firmes états-uniennes Chemring (déjà citée), Culmen International, Orbital ATK (également déjà citée) et Purple Shovel.
Outre les armes de type soviétique produites par la Bulgarie, l’Azerbaïdjan acheta sous la responsabilité du ministre de l’Industrie de défense, Yavar Jamalov, des stocks en Serbie, en Tchéquie et accessoirement dans d’autres États, chaque fois en déclarant être le destinataire final de ces achats. Concernant les matériels de renseignement électronique, Israël mit à disposition la firme Elbit Systems qui prétendit être le destinataire final, l’Azerbaïdjan n’ayant pas le droit d’acheter ce type de matériel. Ces exceptions attestent que le programme azerbaïdjanais, s’il a été requis par les États-Unis et l’Arabie saoudite, était contrôlé de bout en bout depuis Tel-Aviv.
L’État hébreu, qui prétend être resté neutre durant l’ensemble du conflit syrien, a pourtant de nombreuses fois bombardé l’Armée arabe syrienne. Chaque fois où Tel-Aviv a reconnu les faits, il a prétendu avoir détruit des armes destinées au Hezbollah libanais. En réalité, toutes ces opérations, sauf peut-être une, étaient coordonnées avec les jihadistes. On apprend donc aujourd’hui que Tel-Aviv supervisait les livraisons d’armes à ces mêmes jihadistes, de sorte que si Israël s’est contenté d’utiliser son armée de l’Air pour les appuyer, il jouait en réalité un rôle central dans la guerre.
Selon les conventions internationales la falsification des certificats de livraison finale et l’envoi d’armes à des groupes mercenaires, qu’ils renversent des gouvernements légitimes ou détruisent des États reconnus sont des crimes internationaux.
L’opération Timber Sycamore, dans ses différents volets, est la plus importante affaire criminelle de trafic d’armes de l’Histoire. Dans les parties mises à jour, elle implique au moins 17 États et représente plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes pour plusieurs milliards de dollars.


 [url=http://seenthis.net/#ajouter=*Des milliards de dollars d'armes contre la Syrie* | Thierry meyssan&url_site=http://www.voltairenet.org/article197134.html&extrait=Depuis sept ans, plusieurs milliards de dollars d'armement sont parvenus illégalement en Syrie ; un fait qui suffit à démentir la narration selon laquelle cette guerre serait une révolution démocratique. De nombreux documents attestent que ce trafic a été organisé par le général David Petraeus, d'abord à titre public depuis la CIA dont il était directeur, puis à titre privé depuis la société financière KKR avec l'aide de hauts fonctionnaires états-uniens et internationaux, dont le secrétaire général adjoint de l'Onu, Jeffrey Feltman. Ainsi, le conflit, qui était initialement une opération impérialiste des États-Unis et du Royaume-Uni, s'est transformé en une opération capitaliste privée, tandis qu'à Washington l'autorité de la Maison-Blanche était contestée par l'État profond. De nouveaux éléments mettent en lumière le rôle secret de l'Azerbaïdjan dans l'évolution de cette guerre.&txt=#République arabe syrienne#Azerbaïdjan#Approvisionnement en armes#Petraeus, David][/url] [url=http://digg.com/submit?phase=2&url=http://www.voltairenet.org/article197134.html&title=Des milliards de dollars d%27armes contre la Syrie [R%C3%A9seau Voltaire]][/url] 
[size=16][url=javascript:window.print()][/url]
[/size]

[1]350 diplomatic flights carry weapons for terrorists”, Dilyana Gaytandzhieva, Trud, July 2, 2017.
[2] “War Gains : Bulgarian Arms Add Fuel to Middle East Conflicts”, Maria Petkova, Balkan Investigative Reporting Network, December 21, 2015.
[4] “In Shift, Saudis Are Said to Arm Rebels in Syria” and “Airlift To Rebels In Syria Expands With C.I.A.’S Help”, C. J. Chivers & Eric Schmitt, The New York Times, February 26 and March 25, 2013.
[5] “Qatar and Ukraine come to deliver Pechora-2D to ISIS”, by Andrey Fomin, Oriental Review (Russia), Voltaire Network, 22 November 2015.
[6] “US arms shipment to Syrian rebels detailed”, Jeremy Binnie & Neil Gibson, Jane’s, April 7th, 2016.
[7] “Jordan strengthens military presence on border with Syria and Iraq”, Pierre Balanian, AsiaNews, April 11, 2017.
[8] « De Camp Darby, des armes US pour la guerre contre la Syrie et le Yémen », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto(Italie), Réseau Voltaire, 18 avril 2017.
[10] “U.S. Relies Heavily on Saudi Money to Support Syrian Rebels”, Mark Mazzetti & Matt Apuzzojan, The New York Times, January 23, 2016.
[11Classified Woman. The Sibel Edmonds Story : A Memoir et The Lone Gladio, Sibel Edmonds.
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Signaler une anomalie transferts d’armes aux rebelles syriens

le Lun 18 Sep - 14:11
Un rapport accablant sur les falsifications du Pentagone de documents de transferts d’armes aux rebelles syriens.
             
 


Un nouveau rapport accablant publié en commun par deux groupes internationaux de surveillance des armes confirme mardi que le Pentagone continue d’expédier un nombre important d’armes en Syrie et que le ministère de la défense brouille les pistes qui mènent au dossier. Mardi le projet de rapport sur la criminalité organisée et la corruption (OCCRP) et le Réseau des rapports d’enquête des Balkans (BIRN) ont présenté une preuve probante attestant que non seulement le Pentagone est actuellement impliqué dans l’expédition d’armes pour une valeur de 2,2 milliards provenant d’un réseau de trafiquants privés à ses partenaires alliés en Syrie (il s’agit principalement d’armes de l’ancienne armée soviétique), mais aussi qu’il falsifie réellement des documents tels que les certificats d’utilisateur final vraisemblablement pour masquer l’implication des Etats Unis.
Le projet de rapport sur la criminalité organisée et la corruption (OCCRP) et le Réseau des rapports d’enquête des Balkans (BIRN) ont publié des fichiers d’approvisionnement internes de défense des États-Unis après une recherche approfondie qui a révélé que le Pentagone organise un trafic d’armes à grande échelle qui provient des Balkans et du Caucase pour finir en Syrie et en Irak. Le programme est apparemment une partie de l’équipement et de la campagne d’assistance aux forces démocratiques syriennes (SDF, une coalition de groupes YPG/J et ASL opérant principalement dans l’est de la Syrie). Le trafic est colossal et le programme semble être là pour des années. Selon Foreign Policy’s (FP) qui rapporte le contenu du rapport :
Le ministère de la défense a prévu une somme de 584 millions de dollars spécifiquement pour cette opération syrienne pour les exercices financiers 2017-2018 et a affecté 900 millions de dollars de plus pour des dépenses dans les munitions de style soviétique d’ici 2022. Un total de 2,2 millions de dollars, une évaluation probablement minimaliste du flot d’armes à destination des rebelles syriens pour les années à venir.
Mais, ce qui est certainement le plus choquant, c’est l’aveu suivant selon lequel les fournisseurs du  Pentagone ont des liens  avec des réseaux criminels connus. De FP encore :
D’après le rapport un grand nombre de fournisseurs d’armes principalement en Europe de l’Est et également dans les anciennes républiques soviétiques y compris le Kazakhstan, la Géorgie et l’Ukraine ont tous des liens avec le crime organisé à travers l’Europe de l’est avec des documents commerciaux douteux.
La véritable quantité de matériel nécessaire au programme du pentagone (une usine de munitions a annoncé qu’elle planifiait d’embaucher 1000 nouveaux employés en 2016 afin de faire face à la demande) aurait poussé les fournisseurs à la limite de leurs productions, forçant le ministère de la défense à assouplir les normes sur le matériel qu’il était prêt à accepter.
Il est probable que l’association du crime organisé est la raison pour laquelle le Pentagone a cherché à modifier ses documents. De plus, la quantité d’armes expédiées dans les champs de bataille syriens et dans d’autres endroits du Proche-Orient implique une prolifération inévitable parmi les  groupes terroristes, un phénomène qui a déjà été documenté de manière exhaustive dans le cadre du programme CIA  soi-disant clos pour renverser le gouvernement syrien. Les alliances et les associations parmi l’ancien groupe de l’ASL que le ministère de la défense  continue de soutenir dans le nord et l’est restent fluides, ce qui signifie que les armes fournies par les EU continueront à passer parmi des groupes sans obligation de rendre compte de leurs destinations.
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L’un des auteurs du rapport de l’OCCRP et du BIRN, Ivan Angelovskia a affirmé à Foreign Policy que le Pentagone était en train de supprimer tout ce qui, dans les dossiers d’approvisionnement, prouverait que les armes sont directement expédiées à l’opposition en Syrie. Le rapport repose sur des notes internes du gouvernement des États-Unis qui révèlent que les lieux des destinations des armes ont été supprimés des documents originaux.
Dossiers d’approvisionnement du pentagone falsifiés et modifiés.
image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/09/penta-1_0.jpg

Un CUF(Certificat d’utilisateur final) est-il encore un CUF  s’il ne comporte pas un utilisateur final?
image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/09/DJmqWGXX0AArFBP.jpg-large_0.jpg


Balkan Insight, qui détient le rapport d’enquête originale : sept documents d’approvisionnements américains ont été blanchis pour supprimer la référence à la Syrie après que des journalistes aient contacté le Pentagone pour se renseigner sur la question de savoir si les pays exportateurs -Bulgarie, Roumanie, Serbie, Ukraine et Géorgie ont été informés de la destination.
Le fait que Foreign Policy, qui est la première publication sur la sécurité nationale dans le monde, admette que le programme d’achat d’armes du Pentagone pour la Syrie est lié au crime organisé de l’Europe de l’Est est en soi-même largement significatif. À ce stade, la preuve est tout simplement si écrasante que même les sources de l’establishment comme FP (qui est généralement pro-interventionnistes en Syrie) ne peuvent pas le nier.
FP rapporte en outre que le programme du Pentagone «semble être en train de faire face au monde sombre des revendeurs d’armes de l’Europe de l’Est. Et ajoute que « le Pentagone aurait supprimé seulement des preuves mentionnant ceux qui utiliseront les armes en dernier lieu, pour éviter de se heurter à l’un des piliers des protocoles internationaux contre le trafic illicite d’armes.
image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/09/penta-2_0.png


La carte a été établie dans le cadre du rapport du OCCRP et du BIRN, confirmé par le magasine Foreign Policy. Notez que la carte indique que les armes antérieures de la CIA sont allées directement dans la province de Idlib (NORD OUEST section en vert) et à la région frontalière du Golan (sud). Ces deux régions étaient et sont toujours occupées par Al Qaida (dans Idlib, Hay’at Tahrir al-Sham d’AQ). A Idlib en particulier, les analystes ont confirmé le nettoyage génocidaire concernant les religions minoritaires effectué par Al QAIDA à l’aide des armes de la CIA.
Le mois dernier nous avons présenté la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva qui a été licenciée de son emploi après avoir été interrogée par les responsables du renseignement national pour avoir révélé le même réseau d’armes du Pentagone qui est le sujet de l’enquête du OCCRP et du BIRN. A l’époque Al Jazeera avait été la seule et principale source internationale qui avait couvert l’histoire et avait confirmé qu’un agent bulgare avait interrogé Gaytandzhieva et la chaine avait tenté de retrouver ses sources. Une source anonyme avait divulgué un grand nombre de fichiers gouvernementaux internes liés au trafic d’armes à un journaliste de Trud Newspaper basé en Europe de l’Est et qui était à la base des rapports de la journaliste bulgare. La plus récente enquête publiée mardi semble inclure certains de ces mêmes documents, également confirmés par Gayandzhieva.
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Signaler une anomalie La course contre la montre à l’Est de la Syrie

le Lun 18 Sep - 14:17



Une course effrénée se déroule actuellement entre l’Armée Arabe Syrienne et ses alliés de la résistance et Syrie démocratique (Kurdes pro-américains). Le but de cette « chevauchée » fantastique est : qui va arriver à Boukamal sur la frontière avec l’Irak. Du côté irakien le Hachd Chaabi fonce vers la même destination.
Les Américains paniquent car leurs « Kurdes » ne font pas le poids face aux forces adverses, puisqu’ils ne sont que des salariés. Les Américains se démènent contre vents et marées pour essayer de créer un écran entre Syriens et Irakiens. Ils sont tellement désespérés face à la non-motivation de leurs « Kurdes » qu’ils ont été obligés de faire intervenir leur aviation.
Déjà il y a 8 mois l’aviation US avaient carrément bombardé une position de l’armée syrienne basée sur le mont Therda. A l’époque le bombardement avait fait plusieurs dizaines de victimes parmi les militaires syriens. Il y a 24 h ils ont refait le même coup pour aider cette fois-ci leurs « Kurdes » à avancer vers Boukamal. Mais cette fois-ci la donne a changé complètement car l’axe de la résistance s’est inscrit publiquement dans l’équation.
Hier 16/09/17, le chef de la Salle Ops de l’axe de la résistance qui se bat aux cotés de l’AAS a publié un communiqué capital. Ce communiqué dit que les alliés de la Syrie vont aller jusqu’à Boukamal quelles que soient les circonstances. C’est un message on ne peut plus clair aux États-Unis, à leurs « Kurdes et à leurs auxiliaires daeshois. Mais le plus important c’est que c’est la première fois que l’axe de la résistance annonce la couleur et nomme ses forces.
Ces organisations sont les suivantes (dixit le communiqué). Les Zaynabiyoune (Pakistanais), les Haydaryoune (Hachd irakien), les Fatimiyounes (Iraniens), des Résistants Afghans ; le Hizballah libanais et des Forces populaires syriennes. Ces forces de la résistance sont décidées à déloger Daesh sur tout l’axe allant de Deir Ezzour à Boukamal seules s’il le faut.
La portée stratégique de cette annonce et de cet événement est la suivante.
Dorénavant il y a un acteur asymétrique qui va jouer son rôle indépendamment des contraintes diplomatiques. Ainsi le cauchemar d’Israël est en train de se concrétiser, ainsi que la prophétie de Hassan Nasrallah.
Un vaste mouvement de libération islamique est en train de prendre forme et ne sera pas commandé par les convenances classiques. Il s’agira d’un mouvement de libération authentique qui aura terrassé le djihado-terrorisme créé et parrainé par l’OTAN. Cette nouvelle donne va faire date dans les annales de la géopolitique du Proche-Orient et du conflit israélo-palestinien.
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Signaler une anomalie L’armée a vaincu Trump

le Mer 20 Sep - 15:35
20 septembre 2017



Trump était considéré comme le candidat à la présidence susceptible de mener une politique étrangère moins interventionniste. Cet espoir s’est évanoui. L’insurrection qui a amené Trump au sommet a été vaincue par une campagne de contre-insurrection dirigée par l’armée américaine, (la première qu’elle réussit). L’armée a pris le contrôle du fonctionnement de la Maison-Blanche et elle prend maintenant le contrôle de sa politique.
Elle parfait l’instruction de Trump sur le mondialisme et sur le rôle « indispensable » qu’il faut y jouer. Trump ne se montrait pas assez coopératif, alors il a fallu le rééduquer:
Lorsqu’il était informé des nouveaux postes diplomatiques, militaires et de renseignement, le nouveau président mettait souvent en doute leur nécessité. Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, et le secrétaire d’État Rex Tillerson ont organisé la session du 20 juillet pour lui démontrer la nécessité de continuer à maintenir des avant-postes lointains, et ils ont utilisé dans ce but des cartes et des documents d’une manière qui plairait à l’homme d’affaires devenu politicien.
Trump a été conduit dans une pièce du sous-sol du Pentagone appelée « le Tank » et endoctriné par les généraux à quatre étoiles scintillantes qu’il admire depuis l’enfance:
Il s’agissait en fait d’un cours du type American Power 101*, et l’étudiant était l’homme qui tenait les manettes du pays. Cela faisait partie de la formation d’un président qui est arrivé à la Maison-Blanche sans expérience de l’armée ni du gouvernement et qui a amené avec lui des conseillers profondément sceptiques sur ce qu’ils appellent la vision « globaliste» du monde. Une partie des conseillers de Trump ont uni discrètement leurs efforts depuis des mois pour contrer cette vision anti-mondialiste, et tenter de persuader le président de maintenir – sinon élargir – l’empreinte et l’influence américaines à l’étranger.
On a vendu à Trump la politique de l’Establishment qu’il méprisait au début. Aucune alternative ne lui a  été présentée.
Il est incontestable que les généraux détiennent maintenant le pouvoir à Washington. Ils ont pris le pouvoir au fil des décennies en parrainant Hollywood pour façonner la culture, en manipulant les médias grâce à des articles de journalistes « embarqués** » et en créant et maintenant leurs infrastructures dans le monde grâce au Corps des ingénieurs de l’armée. L’armée, grâce à la NSA et à son énorme budget, contrôle le flux d’information sur Internet. Jusqu’à récemment, l’armée dirigeait dans les coulisses. Les deux autres côtés du triangle du pouvoir***, les dirigeants des grandes entreprises et les politiciens étaient plus visibles et plus importants. Mais lors des élections de 2016, l’armée a parié sur Trump et maintenant, après sa victoire inattendue, elle en récolte les fruits.
Trump, le candidat « Tout sauf Hillary » a été porté au pouvoir par une insurrection anti-establishment. Les figures principales de cette insurrection, Flynn, Bannon et les électeurs de MAGA l’ont conseillé pendant les premiers mois de son mandat. Une campagne médiatique intensive a été lancée contre eux et l’armée a pris le contrôle de la Maison Blanche. Les insurgés anti-establishment ont été renvoyés. Trump est réduit à tenir le rôle de figure publique d’une stratocratie*** – une junte militaire qui respecte la loi pour la forme.
Stephen Kinzer parle d’un coup d’Etat militaire au ralenti :
Le pouvoir ultime de façonner la politique étrangère et la politique de sécurité américaine est tombé aux mains de trois militaires […] 
Etre gouverné par les généraux semble le meilleur choix. Mais c’est une erreur.  […]
Cela conduit à la distorsion des priorités nationales, les « besoins » militaires étant toujours considérés comme plus importants que ceux des ménages. […]
Ce n’est pas une grande surprise que Trump ait été ramené dans le courant mainstream de la politique étrangère ; il en a été de même pour le président Obama au début de sa présidence. Ce qui est plus grave, c’est que Trump a transféré une grande partie de son pouvoir aux généraux. Pire encore, beaucoup d’Américains trouvent cela rassurant. Ils sont si dégoûtés de la corruption et de la myopie de notre classe politique qu’ils se tournent vers les soldats comme alternative. C’est une tentation dangereuse.
Le pays a succombé à cette tentation même pour les problèmes socio-économiques:
Après les violences raciales meurtrières de Charlottesville ce mois-ci, cinq des Chefs d’état-major interarmées ont été salués comme des autorités morales pour avoir condamné la haine dans des termes moins équivoques que ne l’avait fait le commandant en chef. […]
En matière de politique sociale, les dirigeants militaires ont prôné la modération.
La junte est plus vaste que ses trois leaders bien connus:
Kelly, Mattis et McMaster ne sont pas les seules figures militaires qui servent à des niveaux élevés dans l’administration Trump. Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, le procureur général Jeff Sessions, le secrétaire à l’énergie Rick Perry et le secrétaire à l’Intérieur, Ryan Zinke, ont servi dans différentes branches de l’armée, et Trump a récemment choisi l’ancien général de l’Armée, Mark S. Inch, pour diriger le Bureau fédéral des prisons. […]
Le Conseil de sécurité nationale […] compte deux autres généraux parmi les cadres supérieurs.
Ce n’est plus un coup d’état en préparation. Le coup d’état a eu lieu, sans susciter beaucoup d’intérêt ni même d’inquiétude. Tout ce qui a de l’importance passe maintenant par la junte:
[Le chef d’état-major John] Kelly a lancé une nouvelle procédure dans laquelle seulement lui-même et une autre personne […] examineront tous les documents qui arrivent sur le Resolute desk**** …
Le nouveau système […] est conçu pour s’assurer que le président ne verra pas de documents de politique extérieure, ni de notes de politique intérieure, ni de rapports d’agence ni même d’articles de journaux qu’ils n’auraient pas validés.
Pour contrôler Trump, la junte filtre les informations et élimine toute manière de voir différente :
Les membres du personnel qui s’y opposent [politique xyz*****] n’ont plus d’accès libre à Trump, et ses alliés de l’extérieur non plus […]. Kelly détient maintenant le contrôle réel de tout ce qui entre d’important dans le bureau ovale: les hommes et les écrits. Pour un homme aussi obsédé par sa propre image que Trump, un nouveau flux d’intrants peut faire toute la différence.
L’insurrection de Trump contre l’Establishment a été marquée par un processus d’information et de décision plutôt informel. Cela a été supprimé et remplacé :
Préoccupés par le fait que Trump allait mettre fin aux dépenses et aux politiques américaines actuelles (toujours axées principalement sur les priorités de la guerre froide), le personnel militaire de haut rang de l’administration Trump a lancé une contre-insurrection contre l’insurrection. …
Le général Kelly, chef d’état-major de Trump, a mis Trump au régime médiatique, il ne reçoit plus que des informations validées…
Bref, en contrôlant le flux d’information qui parvient à Trump depuis les réseaux et médias sociaux, les généraux ont brisé la boucle OODA de l’insurrection (observer, orienter, décider, agir). Privé de cette connexion, Trump répond comme une girouette aux besoins de l’Establishment
Les membres de la junte dictent leurs politiques à Trump en lui laissant peu de choix. Ce qui leur paraît le mieux, lui sera présenté comme le seul possible. « Il n’y a pas d’alternatives », répéteront-ils sans cesse à Trump.
Nous continuerons à mener une politique qui a échoué en Afghanistan et nous mènerons bientôt une politique militairement agressive contre l’Iran.
D’autres pays ont remarqué que le jeu a changé. Les véritables décisions sont prises par les généraux, qui ne tiennent aucun compte de Trump, désormais une simple figure de proue:
A quelqu’un qui lui demandait s’il prévoyait la guerre [avec la Corée du Nord], [l’ancien ministre de la Défense du Japon, Satoshi] Morimoto a répondu : « Je pense que Washington n’a pas décidé … Le décisionnaire ultime est [le Secrétaire de la Défense des États-Unis] M. Mattis … Ce n’est pas le président. »
Le changement climatique, les catastrophes locales et les problèmes d’infrastructure que cela crée aux États-Unis, permettront à l’armée d’avoir de plus en plus d’influence sur l’élaboration de la politique nationale des États-Unis.
L’endoctrinement nationaliste, qui a déjà atteint un niveau anormal dans la société américaine, va encore augmenter. Le contrôle militaire s’étendra de plus en plus à des domaines qui ont toujours été des domaines exclusivement civils. (Voyez déjà la militarisation croissante de la police).
C’est le seul moyen de sauvegarder l’empire.
Il est peu probable que Trump soit en capacité de résister aux politiques qui lui sont imposées. Toute velléité de résistance sera brisée dans l’œuf. L’insurrection extérieure qui a permis son élection n’a plus personne pour l’incarner, elle va vraisemblablement se dissoudre. Le système a gagné.
Moon of Alabama
Notes :
*On pourrait le traduire par « le Pouvoir américain pour les nuls »
** Embedded en Anglais
*** Une stratocratie (du grec στρατός, stratós, « armée » et κράτος, krátos, « autorité », « pouvoir ») est une forme de gouvernement militaire dans lequel l’État et l’armée sont traditionnellement et constitutionnellement la même entité, et où les postes gouvernementaux sont toujours occupés par des officiers et chefs militaires.
**** Le Resolute desk est un grand bureau du XIX e siècle qui sert fréquemment de bureau aux présidents des États-Unis, à la Maison-Blanche dans le bureau ovale. Ce meuble est un cadeau de la reine Victoria au président américain Rutherford B. Hayes en 1880.
***** Décision secrète
Les assertions et opinions exprimées ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.
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le Mer 27 Sep - 23:24
[size=32]La Russie installe une nouvelle base militaire à l’Est de la Syrie[/size]

27 septembre 2017



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Les médias occidentaux ont rapporté que la Russie est sur le point d’installer une nouvelle base militaire à Deir Ezzour qui sera la plus grande base des forces russes dans ce pays en guerre après la base aérienne de Hmeymim à Lattaquié.
Le site d’information al-Ahd de langue arabe a cité les médias occidentaux en déclarant que la Russie devait créer une nouvelle grande base militaire à Deir Ezzour en raison de son importance stratégique régionale et internationale.
Al-Ahd a ajouté que la grande distance entre la base aérienne russe de Hmeymim et la Syrie orientale ou centrale ainsi que les capacités et caractéristiques supérieures de la base aérienne Deir Ezzour sont deux motivations supplémentaires à la décision de Moscou.
Dans l’intervalle, la proximité de Deir Ezzour avec les bases américaines en Irak et les principaux champs pétrolifères de la Syrie, sur lesquels la Russie souhaite investir, a été mentionnée parmi d’autres raisons, souligne Al-Ahd.
Le site Web a ajouté que la décision de Moscou de créer une base aérienne militaire à Deir Ezzour vise également principalement à éviter que les forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis ne traversent l’Euphrate pour se précipiter vers le Sud qui abrite les champs pétroliers les plus riches de Syrie.
Moscou a averti les Etats-Unis jeudi que, si les groupes soutenus par les États-Unis dans le nord-est de la Syrie attaquaient de nouveau les positions des forces pro-gouvernementales syriennes soutenues par la Russie, l’armée russe utiliserait toute sa force pour exercer des représailles.
Les troupes du SDF, un groupe qui bénéficie du soutien de l’armée américaine, ont déjà attaqué deux fois des positions de l’armée arabe syrienne dans la province de Deir Ezzour avec des mortiers et des roquettes, selon le porte-parole du ministère de la Défense, le général de division Igor Konashenkov.
Konashenkov a déclaré: « La Russie a dit sans équivoque aux commandants des forces américaines cantonnées dans Al Udeid Airbase (Qatar) qu’il ne tolérerait aucun bombardement venant des zones où les SDF sont stationnés ».
Il a ajouté que les attaques mettaient en danger des conseillers militaires russes intégrés aux troupes gouvernementales syriennes.
« Les tirs venant des positions des zones contrôlées par le SDF devront cesser à tout prix », a-t-il souligné.
Konashenkov a déclaré que Moscou soupçonnait le SDF de collusion avec le groupe terroriste de Daech à Deir Ezzour plutôt que de le combattre, comme il l’affirme. Il a déclaré que la Russie avait détecté le transfert des miliciens du SDF du bastion Daech de Raqqa, pour se joindre aux terroristes.
« Les miliciens du SDF travaillent pour les mêmes objectifs que les terroristes de Daech. Les drones russes et l’intelligence n’ont enregistré aucune confrontation entre Daech et la «troisième force», le SDF, a déclaré le général russe.
Selon lui, le siège de Raqqa par le SDF a été interrompu, apparemment en réponse aux dernières avancées des forces du gouvernement syrien dans Deir Ezzour, situé à l’est de Raqqa le long de l’Euphrate.
« Les parties centrales de l’ancienne capitale de Daech, qui représentent environ 25 pour cent de la ville, sont toujours sous le contrôle total des terroristes », a déclaré M. Konashenkov.
Selon la déclaration, les troupes gouvernementales syriennes « ont poursuivi leur opération offensive » pour détruire la dernière « tête de pont de Daech » près de la ville de Deir Ezzour, la capitale provinciale. Les troupes dirigées par le général de l’armée syrienne Suheil al-Hassan ont libéré environ 16 km2 de territoire et deux localités sur la rive ouest de l’Euphrate.
« Plus de 85% du territoire de Deir Ezzour est sous le contrôle total des troupes syriennes. Au cours de la semaine prochaine, la ville sera complètement libérée « , a déclaré Konashenkov.
La ville de Deir Ezzour à l’Est de la Syrie a été assiégée par Daech en 2014. Les forces du gouvernement syrien ont levé le blocus de la ville début septembre.
Cependant, la libération de Deir Ezzour a également déclenché une confrontation entre les forces du gouvernement syrien et les milices du SDF soutenues par les États-Unis, le point d’achoppement étant le contrôle des champs pétrolifères de Deir Ezzour.
Après la victoire stratégique de Damas, la nourriture, les médicaments et autres éléments essentiels ont commencé à arriver par convoi dans la ville qui, jusqu’ici, ne pouvait compter que sur les parachutages.
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Signaler une anomalie La Syrie est prête à discuter avec les Kurdes de leur autonomie après la guerre

le Mer 27 Sep - 23:31
Comme la Russie, la Syrie joue à long terme.
Par Adam Garrie
Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Syrie, Walid Mouallem, a déclaré qu’une fois le conflit contre les groupes terroristes terminé en Syrie, Damas sera prêt à négocier politiquement l’autonomie interne pour les Kurdes syriens.


Reuters cite Mouallem, lors d’un discours pour la Syrie aux Nations Unies, a déclaré :
«Ce sujet (l’autonomie kurde) est ouvert à la négociation et à la discussion et, lorsque nous finirons d’éliminer Daesh (alias l’EI), nous pourrons nous asseoir avec nos fils kurdes et parvenir à nous entendre sur une formule pour l’avenir».
 un coup géostratégique porté contre les États-Unis et Israël
Cette déclaration comporte plusieurs implications géopolitiques.


[list="box-sizing: border-box; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; padding-right: 0px; padding-left: 30px; color: rgb(68, 68, 68); font-family: Roboto, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 21px; text-align: justify; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]Prendre l’initiative face aux occupants américains


[/list]
Tout d’abord, les propositions de Mouallem coupent l’herbe sous les pieds des États-Unis. Comme je l’ai déjà écrit au Duran, en prenant rapidement le contrôle des régions à l’est de l’Euphrate, la Syrie et la Russie expulsent les États-Unis de la Syrie.
Compte tenu de ces réalités, l’une des seules options qui reste aux États-Unis est d’utiliser la cause nationale kurde pour fomenter soit un nouvel état de marionnette dans la région qui sera construit sur un territoire syrien volé, soit créer une entité occupée en permanence comme celle de la province autonome serbe du Kosovo et Metohija. En dehors de cela, les États-Unis n’auraient d’autre choix que de quitter la Syrie ou d’affronter directement l’armée arabe syrienne et probablement, aussi son allié à la Russie. À l’heure actuelle, les États-Unis ne semblent disposés à affronter la Russie que par proxies/terroristes interposés et il est peu probable que cela change.
Cependant, compte tenu de l’opposition extrême contre le séparatisme kurde en Irak, les États-Unis conserveraient non seulement les anciens ennemis mais en gagneraient de nouveaux, en particulier la Turquie. Ankara s’oppose verbalement au séparatisme kurde en Irak et a menacé de prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter les mouvements dans ce sens. La Turquie a une relation encore pire avec les Kurdes syriens. Cela signifierait automatiquement que les États-Unis seraient dans une position très difficile s’ils soutenaient le séparatisme kurde en Syrie.
Avec le président de la Turquie, Erdogan déclarant spécifiquement aux Kurdes irakiens: «Le drapeau israélien ne vous sauvera pas», les propositions de la Syrie seraient un coup géostratégique non seulement contre les États-Unis, mais aussi contre Israël.
Le parti socialiste arabe Baath a déjà donné aux Kurdes syriens des droits civiques complets, ce qui signifie qu’ils sont égaux aux Arabes ainsi qu’à d’autres minorités, y compris les Assyriens et les Arméniens, tous reconnaissants au gouvernement pluraliste Baathiste pour la protection contre le terrorisme suprématiste sunnite financé par l’étranger.
Bien qu’il soit clair que la milice proxy de la SDF dirigée par le Kurdistan opère en tant que force terroriste en Syrie, l’ancienne ligne de séparation entre les terroristes et les modérés pourrait fonctionner dans un scénario d’après-guerre dans certaines régions où le SDF a été vaincu, et devenir non pertinente dans d’autres.
En échange de l’autonomie négociée, qui devrait clairement protéger les droits des Arabes dans les «régions kurdes» d’une République arabe, la Syrie pourrait forcer les dirigeants kurdes à éliminer ceux qui ont collaboré avec des puissances étrangères et créé un nouveau paradigme politique pour les Kurdes en Syrie.
Cela donnerait aux Kurdes modérés ce qu’ils voulaient, et protégerait les droits des minorités arabes et syriennes et cela permettrait à la Syrie de purger davantage son sol de terroristes et de collaborateurs ennemis.
Contrairement à l’Irak qui collabore actuellement avec la Turquie dans les exercices militaires limitrophes des régions séparatistes d’Irak, la Syrie n’a pas l’intention de s’allier avec la Turquie après des années de participation de la Turquie à la guerre pro-djihadiste contre elle.
Cependant, en empêchant activement la formation d’un État kurde en Syrie par un règlement négocié, avec l’aide éventuelle de la Russie, le nouveau partenaire de la Turquie, la Syrie pourrait mettre fin à l’actuelle «excuse kurde» subtilement invoquée par la Turquie pour justifier la poursuite de sa présence en Syrie.
En outre, la Syrie pourrait peut-être encore, via la Russie, offrir à la Turquie des assurances que la Syrie ne permettra pas au PKK de fomenter sur le sol syrien des activités dirigées contre la Turquie. Ce serait dans l’intérêt de la paix dans la région, car la Turquie et la Syrie doivent tous deux s’accorder sur le fait qu’elles sont des voisins.
Historiquement, les adversaires régionaux traditionnels de la Syrie ont été Israël et la Jordanie et plus récemment les états extrémistes arabes du golfe Persique. Ce sont ces États dont la Syrie doit se méfier dans le futur. Pour cette raison, la Syrie et la Turquie vont normalement normaliser les relations, lentement mais sûrement.
Alors que les Kurdes irakiens sont politiquement opposés à leurs homologues de Syrie, il existe une crainte que le mouvement séparatiste menaçant l’Irak puisse conduire à une plus grande poussée kurde pour s’accaparer des terres sur plusieurs états avec le soutien d’Israël, particulièrement si la Syrie et l’Iran sont concernés.
Si, comme on s’y attend, la Turquie envoie ses troupes dans le nord de l’Irak, elle enverrait un message aux partisans d’un Kurdistan élargi selon lequel l’indépendance kurde équivaudra, non pas à la création d’un plus grand Kurdistan, mais à l’élargissement de la Turquie.
Ainsi, le contraste de l’exemple de l’Irak avec l’offre généreuse de la Syrie pourrait amener les éléments modérés au sein du mouvement kurde syrien à faire un choix pragmatique pour une autonomie garantie plutôt que de risquer une domination turque.
Conclusion
Loin d’être une concession, on espérait depuis le début, qu’après le conflit actuel contre l’impérialisme et le jihad financé par l’impérialisme, la Syrie s’engagerait activement dans un processus politique avec diverses parties de la population syrienne, y compris les Kurdes, afin de développer une paix intérieure durable.
La Syrie, en faisant sa déclaration maintenant, envoie un message fort aux Kurdes radicaux et aux États-Unis. Le message est clair, la Syrie est un pays souverain et la question kurde est une question purement interne.
Source : http://theduran.com/syria-prepared-to-discuss-post-war-autonomy-with-kurds-in-geo-strategic-blow-to-the-us-and-israel/
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Signaler une anomalie Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie

le Jeu 5 Oct - 11:10
Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie : Vers un virage dans les alliances militaires?

                  05 octobre 2017



Un profond bouleversement d’alliances géopolitiques est en train de se produire, qui tend à saper l’hégémonie des USA dans la grande région du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, ainsi qu’en Asie du Sud. 
Plusieurs des alliés les plus solides des USA ont « changé de camp ». L’OTAN et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont tous les deux en crise.
Turquie et OTAN
L’OTAN connaît de profondes divisions, qui découlent en grande partie de la confrontation entre Ankara et Washington.
La Turquie, qui est en fait le poids lourd de l’OTAN, est actuellement en train de combattre des rebelles kurdes soutenus par les USA au nord de la Syrie. Autrement dit, les USA, qui sont membres de l’OTAN, soutiennent et financent des rebelles kurdes qui luttent contre un État membre de l’OTAN.
La Turquie demeure officiellement membre de l’OTAN, dont le système de défense antiaérienne est intégré et coordonné. Sauf que le gouvernement Erdogan a acheté un système de défense antiaérienne russe S-400, prévu pour être utilisé contre les mandataires des USA kurdes au nord de la Syrie.
Un membre de l’OTAN utilise donc maintenant le système de défense antiaérienne d’un ennemi des USA et de l’OTAN contre des rebelles soutenus par les USA et l’OTAN.
La Turquie a aussi dépêché ses forces armées dans le nord syrien dans le but éventuel d’annexer une partie du territoire syrien. L’alliance entre Moscou et Ankara est ainsi une alliance de circonstance.
Israël soutient fermement la formation d’un État kurde en Irak et au nord de la Syrie, qui est considéré comme un tremplin vers la formation du Grand Israël. Tel-Aviv songe d’ailleurs à réinstaller à partir d’Israël plus de 200 000 Juifs d’origine kurde vers le Kurdistan irakien.




La coopération militaire bilatérale entre la Turquie et Israël est également compromise. Inutile de dire que la nouvelle donne a aussi entraîné un raffermissement de la coopération militaire entre les USA et Israël, qui prévoit la création d’une base militaire étasunienne en Israël.
Pour sa part, la Turquie a établi des liens plus étroits avec l’Iran, qui contribueront à nuire aux stratégies des USA et de l’OTAN à la grandeur du Moyen-Orient.
Le nouveau Moyen-Orient
La stratégie de Washington consiste à déstabiliser et à affaiblir les puissances économiques régionales au Moyen-Orient, y compris la Turquie et l’Iran. Cette politique s’accompagne aussi d’un processus de fragmentation politique (voir la carte ci-dessous).
Depuis la guerre du Golfe (1991), le Pentagone a envisagé la création d’un « Kurdistan libre », qui comprendrait l’annexion de parties de l’Irak, de la Syrie, de l’Iran ainsi que de la Turquie (voir la carte de l’académie militaire des USA ci-dessous.) 
Dans de telles circonstances, la Turquie va-t-elle demeurer un membre actif de l’OTAN?

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/10/The-Project-for-the-New-Middle-East-768x518.jpg

Carte de Ralph Peters : projet du nouveau Moyen-Orient
Qatar et Arabie Saoudite
Le blocus économique de l’Arabie Saoudite dirigé contre le Qatar a créé un clivage dans les alliances géopolitiques qui ont eu pour résultat d’affaiblir les USA dans le golfe Persique.
Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) est profondément divisé. Les Émirats Arabes Unis et le Bahreïn sont du côté de l’Arabie Saoudite contre le Qatar. Pour sa part, le Qatar a l’appui d’Oman et du Koweït. Il va sans dire que le CCG, qui jusqu’à tout récemment était l’allié le plus fidèle des USA au Moyen-Orient contre l’Iran, est en complète désunion.
La plus grande base militaire des USA au Moyen-Orient se trouve au Qatar, dont le gouvernement entretient des liens étroits avec l’Iran. De plus, Téhéran est venu à sa rescousse immédiatement après le blocus saoudien.
Le quartier général du commandement central des USA (US CENTCOM) se trouve sur une base militaire à l’extérieur de Doha, mais le principal partenaire du Qatar en ce qui a trait à l’industrie pétrolière et gazière, pipelines y compris, c’est l’Iran. La Russie et la Chine sont aussi activement engagées dans l’industrie pétrolière et gazière qatarie.
L’Iran et le Qatar coopèrent activement dans l’extraction de gaz naturel en mer, conformément à une structure de propriété conjointe entre les deux pays. Ces gisements gaziers marins ont une importance stratégique, car ils constituent les réserves de gaz naturel du golfe Persique les plus importantes du monde.


Autrement dit, tout en coopérant activement avec l’Iran, le Qatar a un accord de coopération militaire avec les USA, qui est en pratique dirigé contre l’Iran. Le commandement central des USA basé au Qatar est responsable des opérations militaires contre les ennemis des USA et de l’OTAN, dont l’Iran, qui est aussi le principal partenaire du Qatar en ce qui a trait à l’industrie pétrolière et gazière. La structure de ces alliances qui s’entrecroisent est contradictoire. Les USA vont-ils chercher à renverser le régime en place au Qatar?
Entre-temps, la Turquie a établi une base militaire au Qatar.
Ces nouveaux alignements ont aussi une influence directe sur les tracés des gazoducs et des oléoducs. Le Qatar a abandonné son projet de pipeline qui devait passer par l’Arabie saoudite et la Jordanie (commandité au départ par la Turquie), au profit d’un tracé à partir du port d’Asalouyeh, en Iran, qui passerait par l’Iran, l’Irak et la Syrie, que la Russie soutient.
Le contrôle géopolitique russe des gazoducs et des oléoducs en direction de l’Europe s’est raffermi à la suite du blocus saoudien.




Le Qatar a également prévu d’intégrer les tracés de pipeline liant l’Iran au Pakistan et à la Chine à partir du port d’Asalouyeh.
Pakistan, Inde et Organisation de coopération de Shanghai (OCS)
Un autre changement majeur s’est produit dans les relations géopolitiques, qui a des répercussions profondes sur l’hégémonie des USA en Asie centrale et du Sud.
Le 9 juin 2017, l’Inde et le Pakistan sont devenus simultanément membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui est une organisation eurasiatique de coopération en matière d’économie, de politique et de sécurité mutuelle largement dominée par la Chine et la Russie. Il va sans dire que l’entrée de l’Inde et du Pakistan comme membres de l’OCS se répercutera sur leurs accords de coopération militaire avec les USA.
Bien que l’OCS, dont le quartier général est à Pékin, n’est pas officiellement une « alliance militaire », elle n’en demeure pas moins un « contrepoids » géopolitique et stratégique aux USA, à l’OTAN et à leurs alliés. Au cours des dernières années, l’OCS a étendu sa coopération au chapitre des affaires militaires et du renseignement. Des jeux de guerre ont eu lieu sous les auspices de l’OCS.
Avec l’inclusion du Pakistan et de l’Inde comme membres à part entière, l’OCS englobe maintenant une région étendue qui compte approximativement la moitié de la population mondiale.


L’intégration simultanée des deux pays comme membres à part entière de l’OCS est non seulement symbolique, mais constitue aussi un virage historique dans les alignements géopolitiques, qui a de facto une incidence sur la structure des accords économiques et militaires. Elle influe aussi sur le conflit mutuel entre l’Inde et le Pakistan, qui remonte à l’indépendance des deux pays.
Ce virage historique porte inévitablement un coup contre Washington, qui a des accords militaires et commerciaux avec le Pakistan et l’Inde.
L’Inde reste strictement alignée avec Washington, mais l’étau politique des USA sur le Pakistan (dans le cadre d’ententes militaires et du renseignement) s’est desserré à la suite d’accords sur le commerce et l’investissement que le Pakistan a conclus avec la Chine, sans oublier l’accession de l’Inde et du Pakistan à l’OCS, qui favorise les relations bilatérales entre les deux pays ainsi qu’une coopération avec la Russie, la Chine et l’Asie centrale, au détriment de ses liens historiques avec les USA.
En d’autres termes, cet élargissement de l’OCS affaiblit les ambitions hégémoniques des USA en Asie du Sud et dans la grande région eurasiatique. Il a aussi une incidence sur les tracés des pipelines, des corridors de transport, des frontières, de la sécurité mutuelle et des droits maritimes.
Avec l’essor des relations bilatérales entre le Pakistan et la Chine depuis 2007, la pression étasunienne sur la politique pakistanaise, qui reposait largement sur la présence militaire étasunienne et sur les liens entre Washington et les responsables des services du renseignement militaire pakistanais, s’est assurément affaiblie.
L’entrée du Pakistan comme membre à part entière de l’OCS, ainsi que ses liens avec la Chine et l’Iran, contribuent à renforcer le pouvoir du gouvernement à Islamabad.
Mot de la fin
L’histoire démontre que la structure des alliances politiques est fondamentale.
Ce à quoi nous assistons, c’est à une série de coalitions transversales contradictoires à la fois « avec » et « contre » les USA.
Nous sommes témoins de retournements d’alliances politiques et militaires, qui contribuent largement à l’affaiblissement de l’hégémonie des USA en Asie et dans le Moyen-Orient.
La Turquie a-t-elle l’intention de quitter l’OTAN? Ses relations bilatérales avec Washington sont en déroute.
Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui constitue l’allié le plus fidèle des USA au Moyen-Orient, n’est plus fonctionnel. Le Qatar s’est non seulement aligné avec l’Iran, mais il coopère aussi activement avec la Russie.
Les accords bilatéraux de coopération militaire entre les USA et le Pakistan d’une part et l’Inde d’autre part sont également touchés, à la suite de l’accession de ces deux pays au sein de l’OCS, qui constitue une alliance militaire de facto dominée par la Chine et la Russie.
Michel Chossudovsky
Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca
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Signaler une anomalie L’indépendance kurde au centre des plans israéliens de remodelage du Proche-Orient

le Mer 11 Oct - 21:10

"L’indépendance kurde au centre des plans israéliens de remodelage du Proche-Orient"


    Ce n’est pas par bonté d’âme ou par amour de la justice (sic) qu’Israël se range aux côtés des Kurdes dans leur projet d’indépendance. Sa position se fonde d’abord sur des considérations géopolitiques : réduire l’influence de l’Iran dans la région, notamment en Irak,  Syrie et  Liban, l’isoler de nouveau. Ensuite pour des raisons idéologiques : Israël se complaît à s’identifier au combat des Kurdes pour un Etat, qui serait semblable à celui des juifs sionistes – dont il faut préserver la mémoire à tout prix – mais dans un contexte politique tout autre et aux conséquences désastreuses pour le peuple palestinien (AFI-Flash).


Les Palestiniens et les Israéliens ont été très attentifs au référendum des Kurdes d’Irak et les officiels israéliens tout comme certains Palestiniens – pour différentes raisons – furent contents du résultat du vote, de se scinder de l’Irak.
Etant donné la réaction de Bagdad et la colère de l’Iran et de la Turquie, qui ont tous des minorités rétives, la création d’un Kurdistan dans le nord de l’Irak n’est pas pour demain. Le soutien des Palestiniens aux Kurdes est facile à comprendre : quand la France et la Grande-Bretagne partagèrent, il y a un siècle, le Moyen-Orient en Etats, ils furent totalement ignorés et comme les Kurdes, ils se retrouvèrent  coincés sur des territoires variés, opprimés par leurs maîtres.
L’intérêt d’Israël pour cette indépendance est plus complexe à définir. Le premier ministre Netanyahou a été le seul dirigeant au monde à soutenir le projet kurde ; d’autres politiciens parlèrent du « droit moral » des Kurdes à avoir un Etat, sans remarquer qu’il cadrait mal avec leur approche du cas palestinien.
Dans un premier temps, Israël gagnera énormément car les Kurdes sont assis sur des réserves de pétrole énormes qu’ils n’ont aucune appréhension à lui vendre contrairement à l’Iran et l’Arabie Saoudite.  Mais les raisons de ce soutien sont bien plus profondes. Une coopération secrète a existé entre les deux entités pendant des décennies. Les médias israéliens ont rendu  hommage aux généraux, maintenant à la retraite, qui ont entraîné les Kurdes dès les années 1960. Ces liens n’ont pas été oubliés ou ne sont pas terminés. Des drapeaux israéliens ont fleuri  aux rassemblements pour l’indépendance et les Kurdes y ont évoqué leur ambition de devenir «  un second Israël ».
Israël considère les Kurdes comme un allié d’importance dans une région dominée par les Arabes. Maintenant que l’influence de l’Etat islamique s’estompe, un Kurdistan indépendant l’aiderait à empêcher que l’Iran ne remplisse le vide. Israël veut un rempart contre le transfert d’armes, de renseignements et de savoir de l’Iran à ses alliés chiites en Syrie et au Liban. Mais Israël a, actuellement, une vision élargie de ses intérêts dans la région qu’il a longtemps nourrie et que j’ai expliquée à profusion dans mon livre « Israël and the clash of civilizations » (Israël et le choc des civilisations ».
Cela a commencé avec le père fondateur d’Israël, David Ben Gourion, qui conçut la stratégie de « s’allier avec la périphérie », à savoir établir des liens militaires avec les Etats non arabes comme la Turquie, l’Ethiopie, l’Inde et l’Iran du Chah, le but étant d’aider Israël à briser son isolement régional et à contenir le nationalisme arabe de Nasser en Egypte. Ariel Sharon, général israélien, étendit cette doctrine sécuritaire, au tout début des années 1960, appelant Israël à devenir une puissance impériale au Moyen-Orient et à s’assurer que lui, seul, dans cette partie du monde, possèderait l’arme nucléaire, le rendant ainsi incontournable aux yeux des Etats-Unis. Il n’élabora pas la manière dont Israël pourrait mettre sur pied cet empire mais une ébauche en fut fournie en même temps par le plan de Yinon rédigé pour l’Organisation Sioniste Mondiale par un ancien officiel des affaires étrangères israéliennes.
Oded Yinon proposait l’implosion du Moyen-Orient par le démantèlement  des principaux Etats de la région –adversaires principaux d’Israël – en attisant les discordes sectaire et ethnique. Il fallait casser ces Etats, les affaiblir de telle sorte qu’Israël émergerait comme la seule puissance de la région. Cette idée inspire toujours sa politique dans les territoires occupés de la Palestine où il contient les Palestiniens dans une série d’enclaves séparées, où il a définitivement divisé le mouvement  national palestinien, nourrissant un extrémisme islamiste se fondant dans le Hamas et le Jihad islamique.  Au même moment, Israël a testé ces idées dans le sud du Liban voisin qu’il a envahi pendant deux décades et où sa présence a, de plus, avivé les tensions entre Chrétiens, Druzes, Sunnites et Chiites.
Cette stratégie de « balkanisation » a trouvé preneur auprès d’un groupe de faucons parlementaires aux Etats-Unis, les néo-conservateurs, devenus proéminents au cours de la présidence de Georges W. Bush,  et qui, fortement influencés, se  firent les promoteurs du concept « d’écraser » les principaux Etats, notamment l’Iran, l’Irak et la Syrie, opposés à la domination israélo-américaine dans la région. Leur priorité fut Saddam Hussein qui avait tiré des missiles sur Israël lors de la guerre du Golfe de 1991.
Bien que, très souvent, considéré comme un effet secondaire malheureux de l’invasion de l’Irak, l’indifférence de Washington face  à la désintégration sanglante de l’Irak en fiefs sunnite, kurde, chiite a toutes les apparences  d’une intention délibérée. Maintenant, les Kurdes s’apprêtent à pérenniser cette scission.
La Syrie a pris le même chemin, piégée dans un conflit bouleversant qui a laissé son dirigeant impuissant. Et, ensuite, Téhéran, la cible des efforts d’Israël et des Etats-Unis pour déchirer l’accord nucléaire conclu en 2015 et le rejeter dans un coin. Les minorités arabe, kurde, balouche et azeri sont mûres pour se révolter.
Le mois dernier, à la conférence d’Herzliya, le grand rassemblement des services de sécurité israélien, le ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a réclamé un Etat kurde, disant qu’il serait essentiel à Israël pour « remodeler » le Moyen-Orient.
L’établissement de la carte de la région  par la France et la Grande-Bretagne conduira, très probablement, au chaos d’un tel genre qu’un Israël, puissant, nucléaire, propulsé par les Etats-Unis, pourrait facilement exploiter. Et, malheureusement, plus de turbulence ne fera pas avancer la cause palestinienne sur la liste des priorités de la communauté internationale.
Par Jonathan Cook (revue de presse : Blog de Jonathan Cook )
Source (version originale) : Blog de Jonathan Cook
Traduction et Synthèse : Xavière Jardez
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Signaler une anomalie La stratégie militaire de la nouvelle Turquie

le Jeu 12 Oct - 10:35
L’armée turque a imaginé une stratégie militaire en forme de poupée russe. Les opérations qui viennent de débuter ont officiellement pour fonction de lutter contre les jihadistes. En réalité, elles sont dirigées contre la création de nouveaux États, le Rojava et le Kurdistan. Elles masquent la possible réalisation du serment national de 1920 avec la conquête du Nord-Est de la Grèce, de toute l’île de Chypre, du Nord de la Syrie et du Nord de l’Irak ; l’irrédentisme publiquement revendiqué du président Recep Tayyip Erdoğan.
—————————–

L’opération du 8 octobre 2017

Suite à un accord conclu entre la Russie et la Turquie lors des dernières négociations d’Astana, l’armée turque est entrée dans le gouvernorat de Idleb, en violation de la souveraineté syrienne, afin d’y combattre les jihadistes.
L’armée turque établit une distinction entre :

image: http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L9xH11/puce-cebf5.gif
 les Syriens turkmènes, qu’elle a regroupés sous le drapeau de l’ancienne Armée syrienne libre (ASL) et qu’elle entend utiliser comme appui dans la région.
image: http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L9xH11/puce-cebf5.gif
 les jihadistes qui acceptent de poursuivre leur combat en Asie du Sud-Est et qui devraient y être transférés par les services secrets turcs (MIT).
image: http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L9xH11/puce-cebf5.gif
 tous les autres, qui devraient être éliminés.

L’armée turque occupe déjà par ailleurs Al-Bab, également en violation de la souveraineté syrienne.
La présence turque à Idleb coupe l’accès du Rojava à la mer Méditerranée. Sa présence à Al-Bab lui offre la possibilité de couper rapidement le Rojava en deux et d’écraser ce pseudo-État.

L’opération conjointe du 12 octobre 2017

La Turquie, l’Iran et l’Irak sont convenus d’étouffer les velléités d’indépendance du pseudo-Kurdistan. La famille Barzani et Israël ont progressivement grignoté des territoires à la faveur des conflits locaux et de la guerre. En quinze ans, le territoire administré par les Barzani et Israël sous le nom de « Kurdistan irakien » a multiplié sa superficie par cinq au détriment des populations autochtones, arabes et chrétiennes. Le 25 septembre 2017, la famille Barzani et Israël ont organisé un référendum d’indépendance. À la suite d’un scrutin largement truqué, notamment dans les zones chrétiennes, le oui l’a emporté à 92 %. Lors d’une fête populaire, la famille Barzani, brandissant des drapeaux kurdes et israéliens, a annoncé que le processus d’indépendance était irréversible. La revue Kurds-Israel a révélé qu’un accord avait été conclu entre Tel-Aviv et Erbil prévoyant le transfert de 200 000 citoyens israéliens au « Kurdistan », dès l’indépendance proclamée. L’armée israélienne entend y installer rapidement des missiles pour menacer à la fois la Syrie et l’Iran.
Le pipe-line reliant le pseudo-Kurdistan au port de Ceyhan (Turquie) sera fermé par l’opérateur public turc qui en est propriétaire, BOTAŞ, coupant ainsi les revenus pétroliers des Barzani. Actuellement le pétrole kurde est principalement exploité par le Français Total. Il est vendu dans l’Union Européenne, en Ukraine et en Israël dont il représente la quasi-totalité de la consommation intérieure.
L’espace aérien turc et iranien sera fermé avec le pseudo-Kurdistan. Compte tenu de la guerre, l’espace aérien syrien n’est pas praticable pour des vols civils. Les vols depuis et vers Erbil devront obligatoirement passer par Bagdad.
Les postes-frontières entre la Turquie et l’Iran d’un côté, le pseudo-Kurdistan de l’autre seront tous fermés, coupant ainsi les revenus douaniers du possible nouvel-État. De manière à maintenir les échanges commerciaux turco-irakiens, une nouvelle route sera ouverte le long de la frontière syro-irakienne permettant de relier Ankara à Bagdad. L’armée irakienne déploiera 13 000 hommes pour en garantir la sécurité, tandis que les travaux de construction d’un nouveau pipe-line sur cette route débuteront immédiatement.
Cette route coupera les communications entre le pseudo-Kurdistan et le Rojava.
L’armée turque occupe déjà Bachiqa (psudo-Kurdistan) depuis 2015, en violation de la souveraineté irakienne.
Un ultimatum sera adressé à la famille Barzani lui enjoignant de renoncer à l’indépendance, le 1er novembre au plus tard. En cas de refus, l’armée turque se prépare à entrer en guerre contre le pseudo-Kurdistan. Elle prendrait Erbil en tenaille, d’une part depuis la frontière turque, d’autre part depuis la nouvelle route sécurisée par l’armée irakienne.


image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/10/Voltairenet-org_-_1_3_-34-cc9e4.jpg

En 1920, le fondateur de la République turque, Mustafa Kemal Atatürk, rédige le serment national par lequel il s’oppose aux vainqueurs de la Première Guerre mondiale et revendique l’annexion de nouveaux territoires à population majoritairement ou minoritairement musulmane.

Les objectifs de la Nouvelle Turquie

Trois mois après la tentative d’assassinat et le coup d’État avorté de juillet 2016, le président Recep Tayyip Erdoğan prononçait le discours inaugural de l’université qui porte son nom (RTEÜ). Il dressait alors un aperçu des ambitions de la République turque depuis sa création et de celles de son nouveau régime. Faisant explicitement référence au « Serment national » (Misak-ı Millî), adopté par le Parlement ottoman le 12 février 1920, il justifiait son irrédentisme. Ce serment, qui fonde le passage de l’Empire ottoman à la République turque, revendique les territoire du Nord-Est de la Grèce (la Thrace Occidentale et le Dodécanèse), de tout Chypre, du Nord de la Syrie (y compris Idleb, Alep et Hassakeh), et du Nord de l’Iraq (y compris Mossoul).
Seul le Hatay (Syrie) fut accordé par la France à la Turquie, en 1939. Paris souhaitait ainsi qu’Ankara le débarrasse des chrétiens orthodoxes dont le patriarcat siège à Antioche.
Après avoir énuméré un à un tous ces territoires, le président Recep Tayyip Erdoğan les revendiqua à son tour [1].
Le Recep Tayyip Erdoğan est le seul chef d’État d’un pays développé a remettre en cause l’ordre international et revendiquer publiquement, au besoin par la force, de nouveaux territoires.
Thierry Meyssan



[1] “’We Are Present in the History of Mosul”, Presidency of the Republic of Turkey, October 15, 2016.
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Signaler une anomalie La Turquie se débarrasse de l’OTAN à Idleb

le Jeu 12 Oct - 10:38
La Turquie se débarrasse de l’OTAN à Idleb

                  12 octobre 2017



 En pénétrant dans le gouvernorat d’Idleb, la Turquie cimente l’avenir de l’alliance entre Russie, Iran et Turquie.
Accompagnée de groupes de rebelles syriens, l’armée turque s’avance dans la province de Idleb, au nord-ouest de la Syrie, où elle va lancer l’opération d’élimination des diverses factions en cheville avec à Al-Qaïda qui s’y retrouvent.
On pourrait y voir là une agression – la Turquie profitant de la situation pour annexer d’autres territoires de son vieil adversaire Bashar el-Assad –, mais à mon avis, ce serait mal interpréter les événements.
Ces dernières semaines, le Président russe Vladimir Poutine a dit clairement que l’opération militaire russe en Syrie a pour but de restaurer l’intégrité territoriale du pays. Après s’être engagé à plusieurs reprises dans le processus de paix d’Astana, Erdogan serait le plus illustre benêt de la planète s’il pensait pouvoir se sortir d’une trahison de ce tonneau.
Mais, compte tenu de l’ancienne alliance entre les Turcs et de nombreux groupes sur le terrain de Idleb, la Turquie est le bras qu’il faut pour les éliminer. Comme le fait régulièrement remarquer The Saker, l’armée russe ne dispose pas sur place de la puissance de projection permettant d’atteindre cet objectif. Et, occupée à libérer la région à l’est de l’Euphrate, l’armée arabe syrienne ne l’a pas non plus.

En menant cette opération en ce moment, la Turquie fait en sorte d’accélérer le règlement de la guerre en Syrie. Erdogan obtiendra-t-il une énorme récompense de Poutine grâce à cela, et abandonnera-t-il ses rêves néo-ottomans ? Oui. Est-ce que la Turquie reçoit des systèmes de missiles défensifs S-400 russes ? Oui.
Je suis certain que les accords entre Poutine et Erdogan vont bien au-delà de cela, d’autant plus que la Turquie est maintenant en plein démêlé diplomatique avec son partenaire otanien, les États-Unis.

Le non-choix de la Turquie

En choisissant de contenir les Kurdes, plutôt que de rester fidèles à l’OTAN et favoriser ainsi l’indépendance kurde, la Turquie a fait le choix de soutenir la Russie et la stratégie iranienne en Syrie. Dès que ce choix a été fait, au début de l’année dernière, tout a découlé de cette décision.
Erdogan sait à présent que la Turquie n’a plus d’avenir en tant que membre de l’OTAN, et il ne tente même plus de sauver les apparences. Les États-Unis ayant dans son esprit soutenu contre lui la tentative de coup d’État de juillet 2016, pour lui, ils ont perdu toute crédibilité et autorité. Tout ce qu’il reste aux Étasuniens, c’est de se faire sortir à coups de pied de la base aérienne d’Incerlik.
Je suis sûr que les armes nucléaires ont été déménagées depuis belle lurette.
Mais, ce faisant, cela veut dire que les intenses pressions diplomatique et financière étasunienne vont s’abattre sur la Turquie. Hier, suite à la nouvelle de la suspension des visas par les États-Unis, la livre turque a chuté dès l’ouverture des marchés. L’économie turque est déjà affaiblie.
Les États-Unis vont appuyer là-dessus de toutes leurs forces. Il faut s’attendre à ce que les agences de notation fassent le nécessaire pour déprécier la qualité de la dette, pendant que les spéculateurs commencent à attaquer non seulement les marchés des changes, mais aussi les marchés boursiers et obligataires.
Tant que la Turquie ne sera pas expulsée sommairement de l’OTAN, il est probable que les États-Unis ne la sanctionneront pas. Mais, le nouveau régime de sanctions, visant les individus plutôt que le pays, viendra par la suite.
Mais, croyez-moi, Poutine et Erdogan savent tout cela. Si vous pensez que Poutine n’a pas préparé Erdogan à cette éventualité, vous êtes bien naïf. Il suffit de dire que la Turquie recevra tout le soutien russe, chinois et iranien contre toute tentative visant à mettre en faillite son économie et à fomenter de nouveaux troubles civils pour évincer Erdogan.
On se souvient qu’en blanchissant son or, ce sont des banques turques qui ont permis aux Iraniens d’interagir avec le reste du monde, entre leur expulsion de SWIFT, au moment du régime de sanctions de 2012, et la signature du plan d’action global commun (JCPOA) l’an dernier.
C’était l’autre face des « brutales mesures de répression contre la dissidence » turque, la révocation des agents de la cinquième colonne se trouvant dans ses propres institutions, dans les médias et l’armée. Dans un monde en route vers une guerre de grande ampleur, tout le monde est l’agent de la puissance étrangère qu’il faut contrôler.
Cela ne décharge pas Erdogan de ses crimes, mais plutôt de la réalité à laquelle il fait face. L’éthique de la situation fera l’objet d’un autre débat.

Le moment de Trump sur la Turquie

À certains égards, l’insistance de Trump à vouloir dénoncer l’accord nucléaire iranien, est un autre moyen de faire pression sur les Turcs. Cela les mettra dans la situation d’aider à nouveau l’Iran croulant sous les sanctions, comme je l’ai mentionné ci-dessus.
La Turquie permet à ses banques d’utiliser l’or comme réserves d’échange, et c’est ainsi qu’elle a auparavant aidé à blanchir des milliards de dollars dans les ventes de pétrole iranien entre les deux pays.
Mais, le monde a bien changé ces dernières années. L’Iran a désormais bien plus d’amis, beaucoup étant en Europe occidentale. La Russie et la Chine ont les moyens de remplacer la messagerie SWIFT. Des milliards circulent chaque jour sur les marchés des cryptodevises digitales ; et anonymement !
Afin d’amoindrir les effets d’un autre régime d’exclusion du système SWIFT et d’isolement économique, il y a désormais là-bas littéralement des dizaines de moyens assurant la libre circulation des capitaux à travers les frontières.
Si personne ne se précipite pour expliquer cela à Donald Trump, ça aidera à stimuler la mise au point d’une encore plus grande kyrielle de systèmes de paiement internationaux et hâtera l’anéantissement de la capacité étasunienne à dicter sa politique au monde grâce à son pouvoir financier.
Si vous voulez savoir pourquoi l’establishment étasunien est si furax en ce moment, c’est qu’avec l’opération turque, son « échec (en Syrie) est complet », comme dit Dark Vador.
L’entrée de la Turquie à Idleb inaugure la prochaine phase de rééquilibrage géopolitique, et l’Arabie Saoudite faisant des courbettes à Moscou le week-end dernier, indique clairement que la nouvelle alliance entre Russie, Turquie et Iran échappe totalement à la domination étasunienne.
Russia Insider, Tom Luongo
Original : russia-insider.com/en/politics/turkey-liberate-western-syria-and-itself/ri21203
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