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Sujet / Message La bataille des services secrets

le Sam 31 Jan - 21:15
<< Anéantissement d’un réseau d’espionnage aux Etats-Unis….Drame de l’espionnage en Suisse…Aveux d’un groupe d’espions américains (ou prétendus tels) devant les caméras de télévision soviétique…lancement d’un satellite artificiel…. >>

A intervalles plus ou moins réguliers.La nouvelle s’étale en bonne place dans les quotidiens et les magazines.Et les quelques détails qui sont donnés avec des informations de ce genre suffisent cependant à faire entrevoir l’importance de la partie qui se joue, aujourd’hui, sur le gigantesque échiquier de l’espionnage international.
Nous connaissons tous ce vieux dicton cynique, mais combien exact, hélas, << le temps de paix est une époque durant laquelle on prépare la guerre. >>
Il en a toujours été ainsi, et notre époque dite cependant de << haute civilisation>>, ne fait pas exception à la règle.Chaque camp prépare fiévreusement, et dans le plus grand secret, les armes avec lesquelles il espère arracher la victoire finale si le conflit devait éclater un jour ou l’autre….

Tandis que s’effectuent ces préparatifs, chacun œuvre dans l’ombre pour deviner les intentions de l’adversaire, pour évaluer sa force avec la plus grande précision possible.

Que sait-on de la structure interne et externe des services d’espionnage, et de leur antidote naturel, le contre-Espionnage ?
Le public est, en général, fort mal informé de ces choses, pourtant capitales à notre époque.
Il est vrai que l’espionnage n’est pas une science officiellement reconnue, et les protagonistes de la Guerre des Intelligences se montrent ordinairement fort discrets.
La discrétion étant d’ailleurs l’une des qualités principales exigées par leur étrange métier, et les espions sont les premiers intéressés à faire mentir le proverbe qui veut que << seuls les morts ne parlent pas>>.
D’autres part, les ouvrages de vulgarisation font défaut en ce domaine.
Les quelques rares livres qui en traitent sont, soit difficilement compréhensibles pour le profane, soit dépassés par les événements.
Les méthodes des services d’espionnage et de contre-Espionnage se sont singulièrement modernisés ces temps-ci, et l’arsenal que la technique actuelle met à la disposition des agents de renseignements n’a qu’un très lointain rapport avec les faibles moyens dont disposaient les espions avant et même après la première guerre mondiale.

Petit histoire du renseignement
Les origines de l’espionnage remontent pratiquement à la nuit des temps, car l’homme des cavernes, tout comme l’homme moderne, a rapidement reconnu la nécessité du renseignement.
L’espionnage peut se définir entièrement par une phrase assez simple,et qui n’a aucun caractère mystérieux : << être renseigné,le mieux possible sur les actions présentes et les intentions future d’autrui>>

*La bible, ce premier manuel d’histoire, ne contient pas moins de neuf petites histoires d’espionnages, dont la plus célèbre est sans doute celle de Dalila, qui fut, avec Judith, l’une des plus grandes espionnes bibliques.
Moise, en route vers la terre promise, dépêcha des espions vers le pays de Chanaan, afin d’avoir des informations précises sur la population qui l’habitait…
Si nous voulons en croire les historiens, les Egyptiens de l’Antiquité furent parmi premiers, sinon les premiers à posséder un service de renseignements parfaitement organisé.
Leurs espions pénétraient dans les camps ennemis sous des déguisements divers, et ils étaient chargés de missions précises.

Les Romains, sous l’impulsion de Jules césar, furent les seuls à mépriser espions et espionnage.La face du monde eut peut-être été changée si César en avait décidé autrement.
Au VІІ siècle, Mahomet (Mohamed, bds.) remporta une victoire décisive sur ses ennemis, grâce aux renseignements que lui avaient fournis ses espions.
Le prophète avait infligé une défaite cuisante aux mecquois à la bataille de Badr (17 mars 624).
Ces derniers résolurent de prendre leur revanche, et ils mobilisèrent une dizaine de milliers d’hommes. Mahomet (Mohamed bds) fut immédiatement informé des intentions de ses adversaires par les espions qu’ils avait laissé derrière lui, à la Mecque.Il se replia sur Médine qu’il fortifia d’une manière assez peu usitée à l’époque, en l’entourant d’un fossé et d’une muraille.
L’histoire raconte que les Mecquois furent surpris et indignés par ce procédé qu’ils estimèrent peu chevaleresque. Mais ils durent finalement se replier, vaincus sans avoir livré combat.
Toutes autres considérations mises à part, il apparaît immédiatement ici que le prophète remporta la victoire finale grâce à l’efficacité de son << service de renseignements>>.

En Europe, nous devons attendre le Moyen Age pour découvrir les premiers faits de l’espionnage.
En France, les espions furent successivement placés sous les Connétable, du maréchal de camp, du prévôt des maréchaux et enfin du maréchal général des logis.Il n’est pas encore question, à cette époque, de services de renseignements organisés.
L’espionnage connut un véritable épanouissement au XVІІ siècle, particulièrement riche en intrigues et en conspirations de toutes sortes.
Les ministres, et particulièrement le Cardinal de Richelieu, entretinrent bon nombre d’espions qu’ils chargeaient des missions les plus diverses.
La révolution de 89 vit naître, en France, le premier service de renseignements fonctionnant d’une façon permanente en temps de guerre.
Ce fut l’ancetre du deuxième bureau actuel, et il était désigné sous le nom de << bureau de la patrie secrète>>. On y centralisait toutes les informations récoltés par les espions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
L’Allemagne eut son premier service d’espionnage, fonctionnant en temps de paix comme en temps de guerre, dés 1860. Cette date est à retenir, car ce fut le premier service de renseignement.
Organisé sur des bases vraiment modernes.
L’intelligence service britannique, le septième Bureau Tzariste, le deuxième bureau français et un embryon de service de renseignement américain, naquirent tous aux environs des années 70.
sources:j.f.FONRY/(B.9834)

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Sujet / Message Re: La bataille des services secrets

le Dim 6 Juin - 4:41
Israël, au coeur du secret

Etre "leader d'opinion" en matière de renseignement

S'il est une question que l'on évoque peu ou pas du tout, c'est celle des services de renseignements israéliens. L'Etat hébreu en a fait l'élément-clé de sa stratégie en temps de guerre et de paix.

S'il est une question que l'on évoque peu ou pas du tout, c'est celle des services de renseignements israéliens. L'Etat hébreu en a fait l'élément-clé de sa stratégie en temps de guerre et de paix. Cette culture du renseignement, unique en son genre, avait été mise au service, en partie, des agences de renseignements US, après les attentats du 11 septembre 2001. Le savoir-faire, l'expertise et la maîtrise de l'arabe et de ses différents dialectes ont placé Israël, particulièrement ces dernières années, en position de « leader d'opinion », sur toutes questions, auprès des Etasuniens.

Pour comprendre de l'intérieur les structures et le fonctionnement du Mossad, un service d'élite, il faut lire le témoignage - bien rare, il faut bien le dire - d'un ancien agent des services israéliens, Victor Ostrovsky, réfugié aujourd'hui au Canada . Même s'il faut largement réactualiser les propos de l'ancien espion, ce que l'on apprend sur l'univers interne et les méthodes de travail de cette institution est extrêmement utile et éclairant.

Israël a fait des pays arabes ou islamiques une cible suprême de ses services. Au-delà de l'utilisation des technologies de pointe - écoutes, surveillance, brouillage, sabotage, etc. -, il s'appuie, dans cette guerre de l'ombre, sur le renseignement d'origine humain e : la présence sur place de « taupes » - des agents autochtones - dans les échelons décisionnaires arabes . On est loin de la fiction ! De nombreuses sources attestent et confirment cette réalité. Autre terrain de déploiement : les Etats-Unis et l'Europe. Les communautés arabes ou islamiques constituent de vraies sources d'informations. Ces dernières années, sur le sol des Etats-Unis, plusieurs dizaines d'instituts de recherche sur le Moyen-Orient ont vu le jour, très souvent à l'initiative de Juifs américains. Un quadrillage et un maillage du territoire US qui se sont révélés éminemment utiles dans l'avant et l'après-11 septembre. Un autre témoignage, qui est passé presque inaperçu, révèle l'univers dans lequel évoluent ces nouveaux acteurs ; lesquels centrent leurs efforts sur les 98% de renseignements de « sources ouvertes » : documentations, décryptage, recoupement des informations, travail d'identification, etc. Ce livre est intitulé « L'infiltrée. Une femme au cœur des réseaux terroristes islamistes » . L'auteur, qui vit aux Etats-Unis - une Juive d'origine irakienne, parlant et maîtrisant parfaitement l'arabe -, a préféré ne pas décliner son identité, car elle est toujours en activité.

Deux facteurs ont accéléré l'évolution de la stratégie israélienne, l'Intifadha II et les attentats du 11 septembre 2001.

L'Intifada II


Une fois Ariel Sharon au pouvoir, celui-ci avait vite compris l'effet dévastateur de la « guerre des pierres » sur l'image d'Israël dans le monde. Pour allumer le contre-feu, il a créé une cellule spéciale afin de mener une véritable bataille de l'information. Ses relais ? Ce sont d'abord les responsables communautaires de la diaspora, comme par exemple le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Objectif : impliquer et souder les Juifs du monde entier dans ce combat. Son argument de base : les critiques que suscitent l'Etat hébreu ne seraient que l'expression de la « haine d'Israël » et du sentiment « éternellement judéophobe » (une thèse caricaturallement développée par Pierre-André Taguieff, CNRS). Le point de vue israélien a été - et est - toujours dominant aux Etats-Unis, mais c'est la France qui sera au cœur de cette pression, et ses médias accusés d'être « pro-arabes ». Le premier ministre a été, à plusieurs reprises, en pointe sur cette question. Cette façon de vouloir brouiller les pistes, de cultiver le confusionnisme et d'être un allumeur de feu permanent montre les obsessions d'un homme, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il est d'une psycho-rigidité presque pathologique. On le reverra dans les prochains mois.

Les attentats du 11 septembre 2001

Pour Israël, cet événement est proprement « providentiel ». C'est l'occasion de faire valoir ses thèses et imposer ses vues à l'Amérique de Bush. Les néoconservateurs, dont l'attachement à Israël et ses combats est aujourd'hui mille fois vérifié, scellent cette alliance et poussent l'administration US à approfondir et pérenniser ce lien d'ordre, peut-on dire, « divin », puisque la religion vient mettre son nez dans cette histoire au goût messianique.

Au-delà de cette influence dans les sphères les plus influentes, des centaines de structures oeuvrent, d'une façon formelle ou informelle, dans cette bataille de conquête du cœur et des esprits. On connaît l'action de lobbying, notoire, de l'AIPAC, du travail de veille de la league anti-diffamation, mais il y a aussi bien d'autres officines, lesquels ont souvent le label fondations, qui conseillent, orientent et servent de relais au point de vue israélien. Il suffit de lire, par exemple, les études de la fondation Wexner ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] sur « Les priorités de la communication israélienne en 2003 », pour juger de l'ampleur de l'action entreprise .

Tout cela apparaîtrait de bonne guerre s'il n'y avait pas cette dimension dévastatrice de la guerre psychologique, où l'on fabrique de l'Arabe et du Musulman le masque hideux de l'extrémiste permanent. Il est temps de sortir de cette logique néfaste, et d'entrer dans une pédagogie de la paix. Serait-ce trop tard ?

Par:Hichem Ben Yaïche

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Sujet / Message Re: La bataille des services secrets

le Dim 29 Jan - 14:56

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Sujet / Message Re: La bataille des services secrets

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