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Sujet / Message Coup d'Etat au Venezuela

le Mar 2 Nov - 0:41
Coup d'éclat d'Hugo Chavez

Février 1992 : le coup d'Etat manqué

4 février 1992. Le premier coup d'éclat d'Hugo Chavez est un coup d'Etat. A la tête du "Mouvement révolutionnaire bolivarien" (MBR), il tente pour la première fois, en 1992, de prendre le pouvoir, occupé à l'époque par le président Carlos Andres Perez. Le MBR avait été créé par Hugo Chavez, ancien étudiant en sciences politiques, au sein de l'armée en 1983. C'est-à-dire au moment du 200e anniversaire de la naissance de Simon Bolivar, héros de l'indépendance sud-américaine. Hugo Rafael Chavez Frias, fils d'instituteurs issus des plaines du Sud du Venezuela, a sans doute connu très jeune l'histoire de ce grand révolutionnaire. Il s'est aussi intéressé très tôt à la politique et est un fervent partisan socialiste.

Deux échecs consécutifs

Quand il tente ce coup d'Etat en février 1992, le leader du MBR a 38 ans. Cette première tentative est un échec, mais dans les rues de Caracas, on sait désormais qui est Hugo Chavez. Le leader socialiste est alors emprisonné, mais continue à appeler à l'insurrection. Dès ses premiers mois passés en prison, il enregistre une vidéo dans laquelle il appelle à un nouveau soulèvement. Diffusée massivement, celle-ci aide les partisans de Chavez à organiser un second coup d'Etat, les 26 et 27 novembre 1992. Cette fois, le MBR, dont l'objectif original était de libérer Chavez, parvient à prendre le pouvoir pendant quelques minutes avant d'être à nouveau repoussé. Le futur président du Venezuela passera deux ans en prison.

http://linternaute.com

Putsch et contre-putsch au Venezuela: Hugo Chavez devient, comme Fidel Castro, une référence continentale



CARACAS, lundi 15 avril 2002 (LatinReporters.com) - Pendant quatre jours, du 11 au 14 avril, d'abord des dizaines de milliers de manifestants inclinèrent le Venezuela à droite, puis d'autres le ramenèrent à gauche en rendant le pouvoir au président Hugo Chavez, évincé pendant 48 heures. L'armée fut l'élément déterminant du putsch et du contre-putsch.

Triomphateur de cette étonnante péripétie, Hugo Chavez rejoint Fidel Castro au rang de symbole, en Amérique latine, de la volonté d'indépendance à l'égard des Etats-Unis, auxquels le dénouement de la crise vénézuélienne inflige un revers diplomatique. Les événements, suivis de pillages, ont fait plus de 50 morts et des centaines de blessés.

La première manche de ces quatre jours tragiques était gagnée par la classe moyenne et les nantis, la seconde par les pauvres, qui totalisent plus de 70% de la population. La fracture polarisant la société vénézuélienne s'en trouve dramatiquement et durablement renforcée.

L'armée a fait pencher la balance pour les uns, puis pour les autres. Dans ces deux étapes, l'attitude du commandant en chef de l'armée de terre, le général Efrain Vasquez, fut déterminante.

Il retirait d'abord, le 11 avril, son appui à Hugo Chavez, l'accusant d'avoir fait tirer sur les manifestants qui réclamaient sa démission au cours d'une troisième journée de grève générale convoquée par le patronat et par le principal syndicat. Le chef militaire demandait pardon au peuple pour le carnage qui fit au moins 12 morts et 110 blessés à Caracas. Des organisations humanitaires élèvent le bilan de cette seule journée à 24 tués.

Deux jours plus tard, le général Efrain Vasquez s'opposait aux mesures dictatoriales du successeur provisoire de Hugo Chavez, le patron des patrons du Venezuela, Pedro Carmona, qui venait de dissoudre l'Assemblée nationale et les principales institutions, lançant une chasse policière aux opposants et laissant à une date indéterminée, "avant décembre", de nouvelles élections législatives.

Ce retournement du général Efrain Vasquez et la rébellion des parachutistes de Maracay ouvraient la voie au retour triomphal de Hugo Chavez au palais présidentiel de Miraflores, dimanche à 2h50 du matin, au milieu d'une foule en délire venue des banlieues pauvres de Caracas.

Il n'est pas banal que ce fut chaque fois au nom de la démocratie que les militaires écartèrent, puis ramenèrent Hugo Chavez. Le cliché selon lequel les armées latino-américaines seraient aux ordres de "l'impérialisme américain" est ainsi brisé.

En outre, l'hostilité de la majorité des pays latino-américains au coup d'Etat contre le président vénézuélien contribua au revirement de l'armée, malgré l'appui moral des Etats-Unis aux putschistes.

Le 12 avril, alors que la junte civilo-militaire présidée par Pedro Carmona s'installait à Caracas, le porte-parole de la Maison blanche, Ari Fleischer, rendait Hugo Chavez responsable de sa propre chute, ses partisans ayant "tiré sur des manifestants pacifiques désarmés". Ari Fleischer félicitait en outre l'armée et la police qui, selon lui, auraient refusé d'ouvrir le feu sur la foule.

Réunis au Costa Rica, les chefs d'Etat ou représentants des dix-neuf pays du Groupe de Rio condamnaient cependant dès le même 12 avril "la rupture de l'ordre constitutionnel" au Venezuela. Le Mexique et l'Argentine se montraient les plus critiques. Sollicitée par le Groupe de Rio, l'Organisation des Etats américains (OEA) tiendra jeudi à Washington, à propos du Venezuela, une assemblée extraordinaire des ministres des Relations extérieures de ses 34 membres (tous les pays des Amériques, y compris le Canada et les Etats-Unis, à l'exception de Cuba).

L'OEA dispose d'une Charte démocratique visant à défendre la démocratie sur le continent américain et dont l'article 21 prévoit des sanctions diplomatiques, pouvant avoir des conséquences économiques, en cas de rupture de l'ordre constitutionnel. Une réussite du putsch contre Hugo Chavez, démocratiquement élu et réélu en 1998 et 2000 sur un programme de lutte contre la pauvreté, aurait justifié l'activation de l'article 21 contre le Venezuela.

L'OEA elle-même considérait, samedi, que les récents événements avaient provoqué une "altération de l'ordre constitutionnel" à Caracas. Le représentant de Washington au sein de l'OEA n'a probablement partagé cette appréciation que pour éviter un isolement des Etats-Unis.

Hugo Chavez et Fidel Castro, amis et alliés, président les deux seuls régimes de gauche que compte aujourd'hui l'Amérique latine. Le paradoxe est que Hugo Chavez, dont les Etats-Unis avaient presque applaudi la brève destitution, vient donc d'être soutenu par la majorité des pays de la région au nom des principes démocratiques brandis par Washington pour condamner Cuba et maintenir le régime de Fidel Castro à l'écart de l'OEA.

La démocratie et les droits de l'homme revendiqués pour justifier le grandes orientations actuelles de la diplomatie des Etats-Unis se retournent ainsi contre eux dans le cas vénézuélien. Cuba jubile. L'Irak, l'Iran et la Libye aussi. Ces pays visités par Hugo Chavez sont considérés par Washington comme des ennemis potentiels appuyant le terrorisme international.

La puissante guérilla marxiste colombienne des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), maître d'une grande part de la production mondiale de cocaïne, applaudit également. Hugo Chavez a toujours fermé les yeux sur l'existence au Venezuela de bases arrières des rebelles colombiens.

Successeur spirituel de Castro

La faculté désormais légendaire de survie physique et politique de Hugo Chavez, lui-même auteur d'une tentative avortée de coup d'Etat en 1992 au Venezuela, la couverture médiatique mondiale des derniers putsch et contre-putsch, le rôle central de victime triomphante de Hugo Chavez dans cette aventure, son traditionnel discours antiaméricain et antimondialiste, son charisme et sa truculence populistes, ainsi que ses liens étroits et publics avec Fidel Castro en font un candidat naturel à la succession spirituelle de ce dernier au niveau continental.

Le président cubain lui-même a multiplié les signes désignant Hugo Chavez comme son disciple privilégié. Outre cet héritage politique, le bouillant Vénézuélien dispose aussi des ressources et de l'influence conférées par une une production pétrolière qui hisse le Venezuela au quatrième rang des exportateurs mondiaux d'or noir. (Ali Rodriguez, actuel secrétaire général de l'OPEP- Organisation des pays exportateurs de pétrole- est un proche et un ex-ministre de l'Energie du président vénézuélien).

Après avoir retrouvé, dimanche, son fauteuil présidentiel, Hugo Chavez, critiqué par ses adversaires pour son autoritarisme collectiviste, a promis de rectifier ses "erreurs". Qu'il s'amende ou non, il est désormais, à 47 ans, tant pour ses amis que pour ses ennemis, une référence en Amérique latine. L'opposition frontale du chef de l'Etat vénézuélien à la Zone de libre-échange des Amériques voulue par le président George W. Bush et prévue pour 2005 accentuera la stature de Hugo Chavez, positivement ou négativement selon les opinions.

"L'originalité du Venezuela (de Hugo Chavez) est d'être l'unique expérience de socialisme démocratique en Amérique latine depuis de nombreuses années" déclarait à Caracas, une semaine avant le putsch du 11 avril, le directeur du "Monde diplomatique", Ignacio Ramonet.

Selon ce journaliste et professeur d'université à la fois réputé et très marqué à gauche, "Chavez est un leader mondial antiglobalisation et Caracas peut se transformer en l'une des capitales antiglobalisation de la planète".

http://latinreporters.com

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