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Economie ivoirienne

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Sujet / Message Economie ivoirienne

Message par Sphinx le Dim 19 Juin - 0:13

Les questions clés de la crise ivoirienne



Source:http://ritimo.org



Lobbyistes, financiers…Ce que deviennent les ‘’Libanais de Gbagbo’’

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© Abidjan.net par DR
Politique: Roland Dagher, Conseiller économique et social


Même s’ils ne sont pas, pour la plupart, encore inquiétés, plusieurs membres de la communauté libanaise, réputés proches de Laurent Gbagbo, risquent de connaître une traversée du désert avec le changement de régime à la tête de l’Etat. Signe de la fin de l’état de grâce pour eux, certains Libanais ont quitté temporairement le pays pour se mettre à l’abri. Où se cachent-ils ?

Roland Dagher
Son soutien à Laurent Gbagbo allait, selon plusieurs sources, au-delà des dividendes financières qu’il espère en tirer. En effet, pour justifier sa proximité avec l’ancien chef de l’Etat, Roland Dagher a toujours évoqué des raisons idéologiques. Il était donc à l’avant-garde du pseudo-combat contre le néocolonialisme, engagé par Laurent Gbagbo. Toute chose qui lui a valu d’être bombardé Conseiller économique et social, aux côtés de Laurent Dona Fologo. « On ne peut pas ignorer que tôt ou tard, l`Ivoirien, acculé, finira par trouver un bouc-émissaire. Ce bouc-émissaire, ce n`est pas l`Europe, puisqu`elle se trouve loin. Mais nos pauvres frères burkinabè, maliens, nigérians qui travaillent avec nous depuis 30 voire 40 ans », avait-il critiqué le parti pris de la communauté internationale dans le bras de fer qui a mis aux prises Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, à propos des vrais résultats de la présidentielle de la fin de l’année 2010. Et, comme beaucoup de barons de l’ancien régime, il a reçu sa part du coup de bâton administré par la communauté internationale. Le 2 février dernier, son nom a été rajouté à la liste des soutiens de M. Gbagbo, sanctionnés. « Nous nous dresserons comme un seul homme contre la Communauté européenne et les ambassades des pays de l’Ue », avait-il réagi, le 3 février à ces sanctions-là. Depuis lors, les choses sont allées très vite. Son mentor a fini par être vaincu. Et, dans le cafouillage qui a suivi cette chute de Laurent Gbagbo, il a dû se terrer. Il y a un mois et demi, des éléments des forces républicaines lui ont rendu visite en vue de l’interroger sur ses rapports avec Laurent Gbagbo. Il s’est ensuite réfugié au Ghana pour deux à trois semaines. Revenu incognito au pays, il vit dans une sorte de clandestinité. Il reste cependant injoignable sur tous ses téléphones mobiles.

Roger Abinader
Cet industriel ivoiro-libanais avait-il d’autres choix que de se jeter dans les bras de Laurent Gbagbo ? Difficile de répondre de manière tranchée par un oui ou par un non. Car, de sources proches de sa communauté, il a connu beaucoup de péripéties sous Félix Houphouet-Boigny. Selon les témoignages que nous avons pu recueillir dans le cadre de nos investigations, de proches collaborateurs du ‘’père de la nation’’ ont tenté de déposséder cet amoureux de la petite reine, de toutes ses sociétés alors qu’il était malade. Une fois remis de son mal, il a pris ses distances d’avec le clan Houphouet, tout en gardant une amitié avec Laurent Dona Fologo. C’est d’ailleurs l’ancien secrétaire général du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) qui l’amènera avec lui à La majorité présidentielle de Laurent Gbagbo. En attendant de lui ouvrir d’autres portes pour se relancer dans ses affaires, celui-ci lui avait offert un marron au Conseil économique et social. Tout comme Roland Dagher, il était Conseiller économique et social jusqu’à la chute de Laurent Gbagbo. Avant même la fin du règne de son ‘’parapluie’’, il avait déjà quitté la Côte d’Ivoire pour la capitale française, Paris. Il y serait toujours, attendant que la bourrasque se calme totalement.

Jalal Kawar
Lors de l’inauguration de son nouveau magasin, le 17 juillet 2008, Jalal Kawar, patron de Orca Déco, eut l’idée d’inviter le chef de l’Etat d’alors, Laurent Gbagbo. Erreur de casting ou signe d’une vraie collusion ? Toujours est-il que la présence de Laurent Gbagbo à cette cérémonie a apporté beaucoup d’eau au moulin de ceux qui assuraient que le clan Gbagbo avait sa main dans ce business. Toujours entre deux avions, Jalal Kawar n’a pas attendu que la situation pourrisse avant de quitter Abidjan. Le richissime homme d’affaires aurait pris la direction de l’Europe où il demeure reclus jusqu’à aujourd’hui.

Ibrahim Ezzédine
Homme d’affaires très prospère dans le secteur de l’importation de riz (70% de part de marché avec Uncle Sam), Ibrahim Ezzédine s’est toujours gardé d’afficher publiquement son soutien à Laurent Gbagbo. Et pourtant, sa collusion avec le régime de la ‘’Refondation’’ n’avait guère besoin de se conter. Selon les milieux d’affaires ivoiriennes, c’est grâce à ses entrées dans le palais de Laurent Gbagbo qu’il a pu asseoir son hégémonie dans son secteur. En contrepartie du quasi-monopole sur le commerce du riz qu’il escomptait garder, Ibrahim Ezzédine, patron de Sdtm-CI, aurait sorti d’importants fonds pour soutenir la résistance de son ange-gardien. Ce qui lui valut d’être rajouté à la liste rouge de l’Union européenne, le 2 février 2011. Avec cette épée de Damoclès sur sa tête, il n’eût d’autres choix que de se refugier dans la sous-région ouest-africaine où il a également développé plusieurs autres business. Mais, même en son absence, ses affaires continuent de tourner.

Oudaye Chalhoub
Tout comme Ezzédine Ibrahim, Oudaye Chalhoub était bien connu pour ses activités commerciales. Mais, sans doute poussé par la survie de ses affaires, il s’est engagé aux côtés de Simone Gbagbo, pour bénéficier du bon parapluie et pour fructifier ses commerces. Et, comme politique et affaires ne font pas toujours bon ménage, Oudaye Chalhoub a été soupçonné de gérer des fonds occultes au profit du clan Gbagbo. Plus tard, le nom du Dg de Cipex-ci a été associé à l’entretien de miliciens. Dès qu’il sentit le pouvoir changer de main, il quitta le pays sans crier gare. Il aurait transité par Paris, sur la route qui le conduisait à Beyrouth (Liban).

Elie Hallassou
S’il a continué à faire parler de lui dans les médias, c’est parce que, dit-il, il en a gros sur le cœur contre le régime de Laurent Gbagbo. En gros, le ‘’Libanais de Gbagbo’’ confesse qu’il n’a jamais pu réussir à entrer dans les bonnes grâces de l’ancien chef de l’Etat. Et, pourtant, c’est à cause de son engagement aux côtés du chef de file de la ‘’Refondation’’ que cet Ivoirien d’origine syrienne (abusivement appelé Libanais) a perdu son emploi. Un emploi qu’il occupait dans une firme dirigée par un Libanais et pour lequel, il gagnait un salaire mirobolant. Aujourd’hui, amer et toujours à Abidjan, il tente de rallier le camp Ouattara pour, soutient-il, contribuer à la réconciliation nationale. Dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, il avait d’ailleurs fustigé les dérives tribalistes du clan Gbagbo. Après la chute de son ancien mentor, il a vainement milité pour un rapprochement entre la nouvelle direction de La majorité présidentielle et le nouveau pouvoir, à travers la formation d’un vrai gouvernement d’union nationale. Toujours engagé dans son créneau (respect des institutions), il en appelle au respect du devoir de l’Etat envers tous ses fils.

Sam l’Africain
En bon Libanais, il a tenu son commerce jusqu’à se laisser piquer par le virus de la politique. Et, l’homme qu’il choisit de soutenir, est Laurent Gbagbo. Plus bouffon qu’engagé véritablement dans la politique de la ‘’Refondation’’, il espérait sans doute gagner en célébrité et renforcer sa surface financière. Il n’hésitait donc pas à donner dans le scandale pour se faire attirer les regards sur lui. « Comment le président du Faso peut cautionner les résultats provisoires donnés par la Cei (Commission électorale indépendante, Ndlr) en Côte d’Ivoire, alors que dans le mois d’octobre dernier, c’est la Cour constitutionnelle du Faso qui l’a proclamé vainqueur de l’élection que ses adversaires ont contestée ? Le président du Faso avait opté avec la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Ndlr) de venir tuer les Ivoiriens en Côte d’Ivoire. Son pays sert de base d’entraînement aux rebelles et aux déstabilisateurs du régime du président Laurent Gbagbo. Sur la base de tous ces faits, le président du Faso est mal placé car il ne peut pas être arbitre et joueur dans le même match », a-t-il critiqué le 2 février 2011 le panel des cinq chefs d’Etat africains, mis en place, pour trouver une solution à la crise post-électorale ivoirienne.

Source:*http://news.abidjan.net

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Sujet / Message Re: Economie ivoirienne

Message par Sphinx le Dim 19 Juin - 0:18

Echelle de sécurité de l’Onu: A quel niveau se situe la Côte d’Ivoire ?

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Ban Ki Moon, secrétaire général de l'ONU, et
Youssouf Bamba, représentant de Ouattara à l'ONU.


De la crise post-électorale à l’arrestation de Laurent Gbagbo, la communauté internationale décourageait toute initiative d’investir en Côte d’Ivoire. La matérialisation de cet acte a été les sanctions iniques imposées à l’encontre de l’économie nationale. Une évaluation du niveau de sécurité qui ne disait pas son nom.

Aujourd’hui où tous les clignotants sécuritaires sont au rouge, il est bon de savoir à quel niveau se situe la Côte d’Ivoire. Tous les rapports des Ong des Droits de l’Homme l’indiquent avec force : sur tout le territoire national, les forces fidèles à Ouattara se lancent dans une barbarie sans mesure : des scènes effroyables, des atrocités sans épithètes commises dans des villes et villages, jusqu'aux moindres petits hameaux, pillés, saccagés, brûlés et vidés de leurs habitants par des actes de barbarie d'une autre époque, que l'on n'aurait jamais imaginés dans ce pays de paix et de tolérance, barbarie perpétrée par des hommes sans cœur ni loi. Que dire des familles entières décimées, des corps inertes, des femmes violentées, sauvagement violées ou éventrées? Que dire des hommes, des femmes et des enfants amputés, égorgés ou décapités, des hommes et des femmes de tous âges abandonnés sans recours ni secours? 
Les Ivoiriens naguère pourvoyeurs de gîtes et de couverts à des réfugiés étrangers massacrés, fuyant les affres de la guerre et de la persécution chez eux, sont devenus aujourd'hui des "sans abris ni domiciles fixes », des déplacés de guerre, des réfugiés chez eux, sur leurs propres terres, qui dans des centres d'accueil de fortune aux conditions sanitaires précaires, qui chez des parents ou amis, se contentant de pitance à peine disponible. Les témoignages de ces Ong dévoilent aussi l’inéluctable engrenage de la haine qui s’inscrit en toile de fond d’une répression qui s’exerce contre des « suspects », sans aucun lien avec des groupes armés.

Tout récemment, l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire s'est déclarée, « particulièrement préoccupée par la multiplication d'incidents violents et d'attaques conduites par des éléments des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) contre plusieurs villages », (selon Guillaume Ngefa, de la division des droits de l'homme de l'Onuci, lors d'une conférence de presse à Abidjan). Déplorant l'usage d' « armes lourdes » pour le maintien de l'ordre, il a exigé des « enquêtes immédiates et impartiales » sur ces incidents survenus ces derniers jours dans des localités des environs d'Abidjan, du sud-ouest et du centre-ouest du pays, régions réputées compter de nombreux partisans de l'ex-Président Laurent Gbagbo. Sans compter les enlèvements presque au quotidien des militants pro-Gbagbo.

Face à toutes ces dérives, les Ivoiriens voudraient savoir à quel niveau se situe la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire ? Pourquoi l’Onu ne va-t-elle pas au-delà de ces constats de terrain pour publier un état sur la question, comme elle le faisait régulièrement sous l’ère Gbagbo ?

Le poète russe Alexandre Blok avait donc raison qui affirmait : « Chaque révolution a sa musique et ses musiciens ». Une citation qui s’applique aujourd’hui parfaitement à la situation que vit la Côte d’Ivoire.

A l’époque de Kofi Anan, ses représentants spéciaux successifs (Albert Tévoèdjrè, Abou Moussa, Pierre Schori) ne faisaient que produire des rapports sur le niveau sécuritaire de la Côte d’Ivoire. Histoire, sans doute, d’alerter les éventuels investisseurs et les touristes sur les risques qu’ils prennent de choisir la destination ivoire.

Sinon comment comprendre, alors que la situation était calme sur les fronts de guerre après le cessez-le-feu, l’Onu ait décidé, contre toute attente et tout bon sens, de placer la Côte d’Ivoire à la phase 4 de son échelle de sécurité. C’est ainsi que bon nombre d’institutions internationales ont quitté la Côte d’Ivoire. A l’exemple très remarqué de la Bad. Fort heureusement, les autorités sous la haute direction du Président Laurent Gbagbo, ont pu faire face à cette grave crise, grâce à des efforts herculéens, à des sacrifices incommensurables et au don de soi. Ces efforts internes ont permis progressivement, de redresser la situation et la tête. 
 La tenue pour la première fois à Bouaké, en juillet 2003, du conseil du gouvernement a ouvert la voie au rétablissement progressif de l'autorité de l'Etat dans les territoires occupés et décidé l'Onu, le 12 décembre de la même année, à ramener la Côte d'Ivoire de la phase 4 à la phase 3 de degré de sécurité, faisant ainsi renaître l'espoir et la confiance.

Durant presque un an, la Côte d’Ivoire et une partie de la Côte d’Ivoire sont restées au niveau 3.
A la suite des événements de novembre 2004, l’Onu a augmenté le niveau de sécurité pour le porter au niveau 3.

Le 4 mars 2008, un an après les accords de paix de Ouagadougou, au regard de l’atmosphère politique positive, l’Onu a ramené le niveau sécuritaire à la phase 2.

Ce qui signifie que le niveau sécuritaire est une évaluation environnementale qui est laissée à la libre appréciation des rédacteurs du rapport. Ce qui signifie aussi que l’Onu peut indiquer l’échelle sécurité sur laquelle fonctionne actuellement la Côte d’Ivoire. Sans que cela affecte négativement ses rapports avec les nouveaux dirigeants ivoiriens. Et sans que cela décourage les investisseurs français en pleine organisation stratégique pour récupérer tout le marché économique ivoirien. C’est une question de vérité. Et les Ivoiriens ont le droit de savoir. Surtout que ceux qui instruisaient des procès implacables contre le régime Gbagbo ne peuvent ignorer que la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire dépasse très largement tout ce qu’ils imputaient à l’ex-dirigeant ivoirien. A moins que l’évaluation du niveau de sécurité n’ait été une autre arme de guerre contre l’ancien régime.

J-S Lia

Source:*http://leblogdenicole.blogs.nouvelobs.com

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