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Actualité en république du Nicaragua

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Sujet / Message Actualité en république du Nicaragua

Message par Daûphin_zz_47 le Dim 13 Nov - 17:16

République du Nicaragua



Le Nicaragua, en forme longue la République du Nicaragua, en espagnol República de Nicaragua, est un pays d'Amérique centrale. Il est limitrophe du Costa Rica au sud et du Honduras au nord. Il est aussi entouré par l'océan Pacifique et la mer des Caraïbes.

Histoire

Colonisé par l'Espagne en 1524, le Nicaragua est devenu un État indépendant le 15 septembre 1821 et a adhéré aux Provinces unies d'Amérique centrale. Il s'est séparé de la fédération en 1838, devenant une république complètement souveraine en 1854.

L'histoire des débuts de la nation a été fortement influencée par les interventions militaires des États-Unis d'Amérique qui y voyaient la possibilité d'y creuser un canal entre Atlantique et le Pacifique. Le pays est troublé par des périodes prolongées de dictature militaire, la plus dure étant sans doute le règne de la famille Somoza au début du xxe siècle.

Entre 1927 et 1933, le général Augusto Sandino d'obédience libérale mena une guérilla, d'abord contre le gouvernement conservateur, puis contre les forces américaines. Il fit la déclaration devenue célèbre : « Si cent hommes aiment le Nicaragua comme je l’aime, le Nicaragua sera libre ! » Il refusa un accord de paix proposé par les États-Unis en 1927. La guérilla fut finalement repoussée par l'United States Marine Corps (USMC) qui compensa son infériorité numérique par l'appui de l'aviation et de l'artillerie. À la fin de l'intervention américaine, les rebelles avaient été repoussés loin de toute agglomération et réduits à la famine et la désertion, le gouvernement nicaraguayen se trouvant en position de force pour les négociations avec le mouvement de Sandino qui aboutit à la paix en 1933. Les troupes américaines furent remplacées par la Garde Nationale formée et équipée par les États-Unis qui devait remplacer l'armée et la police supprimées par les Américains.
Anastasio Somoza García fut le premier dirigeant de la garde nationale.

Avec le soutien des États-Unis, Somoza fit assassiner son principal opposant politique, Sandino, en février 1934 et prit le pouvoir en 1936.
Anastasio Somoza instaura une dictature personnelle de 1936 à 1956. Ses fils Luis et Anastasio lui succédèrent, le pays fut mis en coupe réglée. Les Somoza se posèrent comme anticommunistes afin de bénéficier de l'appui des États-Unis tout au long de la Guerre froide.

L'opposition au régime était personnalisée par Pedro Joaquín Chamorro Zelaya, descendant de présidents du Nicaragua, de sensibilité conservatrice, qui luttait contre les Somoza par le biais de son journal La Prensa. Chamorro contre Somoza : une dynastie d'opposants à une dynastie de dictateurs.

Reprenant le combat de son père, Pedro Joaquín Chamorro Cardenal fut arrêté en 1944, alors qu'il n'avait que 20 ans et amené à fuir au Mexique. De retour en 1948, il succéda à son père comme éditeur de La Prensa où ses positions contre la dictature lui valurent d'être arrêté, torturé et emprisonné en 1954 puis en résidence surveillée.
Anastasio Somoza fut assassiné le 21 septembre 1956, le fils aîné, Luis Somoza Debayle, accéda à la présidence et Pedro Joaquín Chamorro Cardenal fut arrêté de nouveau, accusé de complicité dans l'assassinat du président. Chamorro fuit en 1959 au Costa Rica d'où il organise une expédition pour renverser le fils de Somoza. Il est arrêté, puis relâché en 1969 par Anastasio Somoza qui avait accédé à la présidence en 1967 qu'il exerça jusqu'en 1972.
En 1972, Somoza ne pouvait se représenter, une loi interdisant deux mandats consécutifs. Mais, resté chef de la Garde nationale, il profita de la situation catastrophique créée par un tremblement de terre en décembre 1972 pour promulguer la loi martiale et prendre ainsi le contrôle du pays. Chargé d'acheminer l'aide internationale reçue après le tremblement de terre, il s'en appropria la majorité.

Malgré tout, Somoza fut réélu président lors des élections de 1974, mais maintint un pouvoir répressif et perdit l'appui d'anciens soutiens : l'oligarchie, les États-Unis et l'Église catholique. Un autre mouvement, plus à gauche, rejoignit le courant conservateur dans l'opposition au régime : le Front sandiniste de libération nationale (FSLN).
Affaibli, le gouvernement aggrava sa politique de répression avec pour seul résultat la montée de l'opposition. Chamorro fonda alors un parti d'opposition qui réclamait la démission du président. Mais le 10 janvier 1978, Pedro Joaquín Chamorro Cardenal fut assassiné. Ses funérailles font déplacer des foules énormes – 30 000 personnes à Managua – et des émeutes éclatent dans le pays. En février 1978, le milieu des affaires se joignit à l'opposition qui organisa une grève générale, demanda la démission de Somoza et la formation d'un gouvernement de transition. Malgré la répression, les contestataires formèrent en juillet 1978 un front national auquel se joignit la veuve de Pedro Chamorro, Violeta Barrios de Chamorro, devenue directrice de La Prensa.

Le 5 juillet 1978, la bourgeoisie antisomoziste fonda le Front élargi d’opposition (FAO) et proposa l’installation d’un gouvernement provisoire et la tenue d’élections.
En septembre 1978, une grande partie de la population se soulève dans les départements de León, Matagalpa, Chinandega, Estelí, Masaya et Managua, mais la supériorité logistique de la garde nationale de Somoza oblige les troupes à se replier dans les campagnes et les montagnes. L'insurrection est cependant sans cesse nourrie de nouveaux effectifs issus de la population. Peu à peu, les trois tendances du FSLN se rapprochent. La réunification du FSLN est signée en 1979 cependant que l'opposition conservatrice se renforçait.

La population entama une grève générale qui paralysa le régime. Les villes s'insurgèrent une seconde fois et Somoza répondit par des bombardements massifs. Un journaliste de la chaîne américaine ABC Bill Stewart fut assassiné par la Garde Nationale devant les caméras de télévision, ce qui convainquit l'opinion publique des États-Unis. Le gouvernement Carter interrompit le soutien à Somoza.

En juillet 1979, le dictateur Anastasio Somoza Debayle, dernier de la dynastie des Somoza, démissionnait et quittait le pays. Une coalition regroupant les cinq principaux courants anti somozistes prit les commandes du gouvernement : le sandiniste Daniel Ortega, d'obédience marxiste, l'écrivain Sergio Ramírez Mercado ancien opposant aux Somoza et membre fondateur groupe d'artistes et d'intellectuels nicaraguayens, Les Douze, l'homme d'affaires Alfonso Robelo Callejas, Violeta Barrios de Chamorro veuve de Pedro Chamorro et Moisses Hassan.

L'extrême disparité de cette coalition entraîna des conflits continuels et les quatre membres non sandinistes de la coalition dénoncèrent la mainmise progressive de Daniel Ortega sur les organes du pouvoir malgré les accords passés entre les différents acteurs du renversement de la dictature somoziste. En avril 1980, par protestation, Violeta Barrios de Chamorro démissionna du gouvernement et à la tête de La Prensa, dénonça la dérive dictatoriale sandiniste et leurs infiltrations dans les rouages du gouvernement. La forte pression de Washington permit la tenue d'élections qui devaient voir s'affronter principalement le leader sandiniste Daniel Ortega et Arturo Cruz. Mais ce dernier boycotta les élections, invoquant un manque de liberté et des intimidations. Face à des adversaires de peu de poids, Daniel Ortega remporta les élections en 1984.

Daniel Ortega et les chefs du FSLN purent alors mettre en application une série de réformes de type marxiste-léniniste inspirées de son programme exposé en 1969 et se rapprochèrent du bloc de l'Est.
Le journal d'opposition de Violeta Barrios de Chamorro, La Prensa, attaquant les méthodes policières du gouvernement fut censuré en juin 1986 pour six mois.
Les populations locales s'opposèrent aux projets du président notamment sur la collectivisation des terres ou la conscription obligatoire.

La rébellion s'étendit mais sans chef unique, elle restait très disparate ; elle regroupait tous ceux qui étaient contre le gouvernement sandiniste (de même que se donnaient le nom de sandinistes toutes sortes de courants anti-somozistes...) et reçut pour cela le nom de Contras.
Les États-Unis, alors dirigés par le président Ronald Reagan décrétèrent un embargo et vinrent en aide aux Contras en les entraînant, les armant, les finançant et les approvisionnant à partir de 1982. L'aide aux Contras continua jusqu'en 1989 au moment où éclata le scandale de l'Irangate.
Les affrontements firent 57 000 victimes, dont 29 000 morts (dix ans auparavant, la lutte contre Somoza avait déjà fait 40 000 victimes).

Les élections de 1990 virent la victoire de Violeta Chamorro (54,2 % des voix) sur Daniel Ortega qui, prenant acte de sa défaite, déclara qu'il continuerait à « gouverner d'en bas », déclaration qui détourna de lui les populations car elle rappelait son attitude au sein de la coalition de 1979.
Succédant à l'embargo américain, une politique économique libérale d'ajustements structurels supervisée par le FMI et la Banque mondiale fut mise en œuvre.

Arnoldo Alemán (conservateur, ancien somoziste) remporta l’élection présidentielle de 1996 contre Daniel Ortega. Alemán poursuivit une politique néolibérale. La stabilité économique du Nicaragua fut fortement ébranlée en 1998, lorsque l'ouragan Mitch dévasta une bonne partie du pays. En fin de mandat, de forts soupçons de corruption pesaient sur lui. Il fut condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds en 2003.
Enrique Bolaños, ancien vice-président de Arnoldo Alemán, accéda à la présidence en 2002 grâce à une campagne « anticorruption ».

En novembre 2006, après avoir publiquement déclaré avoir renoncé au marxisme-léninisme et s'être rapproché de l'Église catholique romaine, Daniel Ortega fut élu président. Il prit ses fonctions le 10 janvier 2007 et choisit comme vice-président un ancien Contra.


Nicaragua: 4 morts et 10 blessés dans des heurts post-électoraux



Quatre personnes ont été tuées et 10 blessées mardi dans le nord du Nicaragua lors d'affrontements ayant impliqué policiers, partisans et opposants du président Daniel Ortega, réélu dimanche lors d'un scrutin contesté par ses deux principaux adversaires, a annoncé mercredi la police.
Les affrontements ont fait "un mort à Siuna et trois morts à San José de Cusmapa" dans le nord du pays, a annoncé le porte-parole de la police Fernando Borge lors d'une conférence de presse.

Les premiers affrontements sont intervenus entre les partisans des deux camps mardi soir à Coperna, à 500 kilomètres au nord-ouest de Managua, la capitale. Un militant du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche), le parti de Daniel Ortega, y est mort par balles après l'intervention de la police.
D'autres heurts sont intervenus à San Jose de Cusmapa, dans le département de Madriz, au nord de Managua, faisant trois morts parmi les partisans du Parti libéral indépendant (PLI, droite) de Fabio Gadea, a précisé le porte-parole, sans être en mesure de préciser qui avait tiré les coups de feu dans les deux cas.
Mardi, des partisans des deux camps s'étaient également affrontés à coups de pierres dans le sud de la capitale après des manifestations organisées par les deux parties.
Le président sortant du Nicaragua Daniel Ortega a officiellement été réélu dimanche avec 62,65% des voix dès le premier tour de la présidentielle, selon le Conseil électoral suprême.
Son principal opposant Fabio Gadea, deuxième du scrutin avec 30,9% des voix, a refusé de reconnaître cette victoire lundi, dénonçant des "fraudes".
M. Gadea a été imité par Arnoldo Aleman, troisième du scrutin avec environ 6% des voix. Cet ancien président du Nicaragua (1997-2002) a aussi rejeté l'issue du vote.
M. Ortega, un ancien guérillero qui fêtera ses 66 ans vendredi, a obtenu de la Cour suprême une décision controversée l'autorisant à briguer un deuxième mandat consécutif de cinq ans, contrairement à ce que prévoit la Constitution nicaraguayenne.
L'étendue de ses pouvoirs, renforcée par la victoire de son parti aux législatives organisées simultanément dimanche, fait craindre à ses adversaires des tentatives de prolonger indéfiniment son bail à la tête du pays.

AFP





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La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
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