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Géopolitique de la Suède

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Sujet / Message Géopolitique de la Suède

Message par Sphinx le Sam 28 Avr - 0:33

Chronologie Suède

Le territoire et les hommes

Avec 449 750 kilomètres carré pour un peu plus de 9 millions d’habitants, la Suède est le plus vaste et le plus peuplé des Etats scandinaves. Sur sa longueur, le pays s’étend sur 1574 kilomètres, du cercle polaire aux eaux méridionales de la Baltique. Il réunit une grande variété de paysages : larges montagnes rabotées par l’érosion glaciaire, seuils gigantesques, longues vallées perlées de lacs, lourds plateaux ondulés et accidentés, mollement inclinés en direction du sud et de l’est, plaines sédimentaires et fertiles, prolongées sur la Baltique par trois grandes îles : du nord au sud, Aland (à mi-chemin entre les côtes suédoise et finlandaise), Gotland (la plus étendue au large de la côte sud-est du pays), enfin Oland (qui s’étire à proximité du littoral). Le tout soumis aux diverses déclinaisons d’un climat subarctique devenant progressivement continental et tempéré en glissant vers le sud, à la faveur de la relative douceur apportée par les courants nord-atlantiques. L’épaisse forêt qui couvre plus de la moitié du pays est majoritairement composée de conifères, mais les résineux s’y mêlent aux bouleaux au nord et aux arbres à feuilles caduques au sud.

Bordée à l’est par la Baltique et le golfe de Botnie, à l’ouest par la masse montagneuse des Alpes scandinaves, séparée du Danemark par un réseau de détroits, la Suède s’appuie sur de solides frontières naturelles (les Alpes scandinaves à l’ouest, le littoral de la Baltique à l’est, plus tard les côtes de la mer du Nord le long des détroits du Sund danois) qui confèrent à son territoire une unité réelle. Placée au centre de l’espace scandinave, elle a dominé la Finlande pendant sept cents ans, en portant ainsi sa frontière sur l’isthme de Carélie, et la Norvège lui a été rattachée pendant un peu moins d’un siècle. Les débuts médiévaux du royaume suédois ont été marqués par l’existence de trois foyers principaux : le Svealand autour du lac Mälär, le Gotaland autour des lacs Vätter et Vässer, enfin l’île de Gotland. La seule façade maritime durant le Moyen Age fut celle de la Baltique, si l’on excepte, à l’ouest, sur le bas Götaälv, une étroite fenêtre sur la mer du Nord. Les hasards de l’Histoire ont, à plusieurs reprises, favorisé ou compromis la fortune géopolitique de la Suède. La Scanie, qui pouvait lui fournir une large façade maritime sur la mer du Nord, est longtemps demeurée danoise. Au début du XVIIe siècle, la crise moscovite du « temps des troubles » a favorisé les entreprises de Gustave-Adophe qui fit alors du golfe de Finlande une « mer suédoise » avant que la Russie de Pierre le Grand ne prît sa revanche un siècle plus tard. L’union dynastique suédo-polonaise eût pu aboutir à la formation d’un vaste ensemble encadrant tout l’espace baltique, au détriment des Allemands et des Russes, mais la rupture religieuse née de la Réforme fit en réalité de la Suède la championne de la cause protestante en Allemagne, sans qu’elle pût d’ailleurs conserver longtemps ce rôle de puissance fédératrice et protectrice qu’il reviendrait finalement au Brandebourg et à la Prusse d’assumer. Sur le plan économique et humain, l’espace suédois est assez clairement hiérarchisé.

Au nord, la Laponie reste, en dépit de ses pittoresques paysages de montagne, sous-exploitée et sous-peuplée. Seule une étroite bande littorale, le long de la Baltique, est intensément mise en valeur. Au sud, la Scanie et le Smaland sont des régions d’agriculture et d’élevage qui dépendent de la conurbation Malmö-Lund-Helsingborg, clairement orientée vers le Danemark. Le cœur de la Suède est situé au centre du pays, dans une longue dépression courant de la mer du Nord à la Baltique. On y trouve, calé entre Göteborg à l’ouest et Stockholm à l’est, tout un chapelet de villes moyennes, reliées entre elles par un excellent réseau ferroviaire et autoroutier et concentrant une bonne partie du potentiel industriel du pays.

C’est là que se déploie avec le plus d’éclat l’étonnant dynamisme économique suédois : un dynamisme entretenu par les exportations, mais aussi basé sur les ressources traditionnelles du pays bien sûr – bois, pâte à papier, minerai de fer, cuivre, hydroélectricité – et, de plus en plus, sur la production d’équipements de télécommunication, sur les nouvelles technologies de l’information, les produits culturels, l’automobile, l’aéronautique ou l’armement. Ancien pays pauvre, la Suède a su s’imposer en l’espace d’un siècle comme un îlot de prospérité et de compétitivité dans une Europe du Nord de mieux en mieux intégrée au bloc continental. Demeure l’hypothèque d’une population relativement homogène, mais aujourd’hui vieillissante : frappée depuis plusieurs décennies par la dénatalité, la Suède connaît en effet un solde naturel nettement négatif pour un âge médian de plus de 40 ans. La politique nataliste généreuse mise en place depuis les années trente par l’Etat-Providence n’a pas, pour l’instant, donné de résultats probants. Bassin d’émigration au XIXe siècle, la Suède est ainsi devenue une terre d’immigration. Il n’est pas certain cependant que cela suffise à combler les trous de sa pyramide des âges.

Le temps des origines

IXe millénaire avant J-C : Premières traces d’occupation humaine dans le Sud de la Suède, en Scanie (la région qui, à la pointe méridionale du pays, forme la rive orientale des détroits danois) et en Bohuslän (la région qui s’étend, au nord de Göteborg, entre la frontière norvégienne, le lac Vànern et la mer du Nord).

VIIe-IVe millénaires avant J-C : Le réchauffement climatique s’accompagne d’une multiplication des sites de peuplements mésolithiques au cours des périodes dites de l’Erteböllien et du Maglemosien (du nom des sites éponymes).
3000 avant J-C : Développement de l’agriculture et de l’élevage. Apparition de la céramique et de différents types de dolmens.
2000 avant J-C : Nouvelles vagues d’occupation humaine dans le Sud et le Centre de la Suède. C’est le dernier apport extérieur significatif dans la région. Les ossements datant de cette époque – dont le fameux crâne retrouvé à Alvastra, près du lac Vätern – présentent déjà de fortes similitudes avec la morphologie de la population suédoise actuelle.

IIe-Ier millénaires avant J-C : L’usage de métaux se répand. Des tumuli de terre remplacent les sépultures mégalithiques. Expansion de populations suédoises vers le nord et vers l’est de la Scandinavie, les pays baltes et la Russie, dont le caractère rapide et systématique laisse supposer un début d’organisation politique.

Ier millénaire avant J-C : Nouvelle détérioration du climat. La Suède connaît une période de déclin relatif. Une partie de la population repart vers le sud. Un groupe originaire de la région donne notamment naissance à la tribu des Lombards.
Ve-IIIe siècles avant J-C : L’expansion des populations celtes, contemporaine de la période de La Tène, bloque tout nouveau mouvement vers le sud.
98 après J-C : L’historien romain Tacite évoque, dans sa Germanie, le peuple des Suions qui possèdent des bateaux à double proue, sans gouvernail, qui portent des casques à double pointe et qui obéissent aveuglément à un roi tout puissant. Le centre du royaume se situe en Uppland, dans la région d’Uppsala, au nord de Stockholm et du lac Malär.

Ier-IIe siècles après J-C : La Suède subit l’influence de la civilisation romaine.
150 : le géographe Ptolémée d’Alexandrie réalise la première carte des abords de la mer Baltique.

IIIe siècle après J-C : Les Goths, originaires du Götaland (de part et d’autre du lac Vätern), ravagent la Thrace et la Grèce puis sont repoussés par les Huns en Italie et en Gaule.
Début du VIe siècle : La Suède est divisée en plusieurs royaumes. Le plus important est celui des Svear dont le centre névralgique est situé en Uppland. Dans sa Guerre des Goths, Procope insiste également sur le dynamisme des Västergötar ou « Goths de l’Ouest » installés en Västergötland, en Bohuslän, Dalsland et Värmland (au nord du lac Vanern). Légèrement postérieure, la légende de Beowulf (héros anglo-saxon tueur de dragons dont la geste a été christianisée durant le haut Moyen Age) évoque de son côté une rivalité entre trois royaumes, celui des Götar, dont Beowulf aurait été le roi, celui des Svear et celui des Wylfingas, établis en Ostergötland.
Environ 550 : Adil, le roi des Svear, obtient une victoire décisive sur les Götar et prend pied sur l’île de Gotland, dont la population accepte de payer un tribut de 60 marks d’argent par an.

VIIe siècle : Venu de Scanie, le roi Ivar prend le dessus sur les descendants d’Adil et étend son influence sur le Danemark, l’Estonie, la Courlande, le Northumberland et sur une partie de la vallée de l’Elbe. Son empire se disloque toutefois à sa mort.
Environ 750 : Petit-fils d’Ivar, Harold a repris à son compte les projets d’expansion de son aïeul. Il est tué à la bataille de Bravallarna.
Environ 800 : Disparition du royaume des Götar, apparemment absorbé par celui des Svear. Ce dernier s’empare alors du Västergötland, de l’Ostergötland, du Smaland et de l’Oland.

Début du IXe siècle : La tribu des Rus mène une expédition en Crimée. D’origine suédoise, ce peuple – également appelé varègue – est installé en Courlande, sur les rivages orientaux de la Baltique, depuis le VIIe siècle.
830 : Première visite en Suède du moine picard Anschaire, envoyé par le roi franc Louis le Pieux pour soutenir la politique d’évangélisation menée par Björn, le roi des Svear.
831 : Anschaire fonde une église chrétienne à Birka (non loin de l’actuelle Stockholm), sur l’île de Björkö.
839 : Présence attestée d’ambassadeurs suédois auprès de Louis le Débonnaire. Ils disent appartenir à la tribu des Rus.
854 : Nouvelle visite d’Anschaire à Birka. Olaf a succédé à son père, le roi Björn.
860-882 : Règne d’Erik, petit-fils d’Olaf. Son fils Björn règnera jusqu’en 932. Les Suédois reprennent le contrôle des côtes de la Courlande.
862 : Les habitants de Novgorod lancent le célèbre « appel aux Varègues », qui est considéré par bon nombre d’historiens comme l’acte de naissance de l’Etat russe. La dynastie issue du chef varègue suédois Rurik conservera en effet le pouvoir jusqu’au XVIe siècle. Même si l’historiographie russe moderne (qualifiée d’« antinormaniste ») a cherché à relativiser la portée de cet événement, l’influence suédoise sur la Russie médiévale est difficilement contestable. Les informations transmises par la Chronique de Nestor ou la Chronique des temps passés sont à l'origine de l'idée selon laquelle les Slaves auraient fait appel aux Suédois pour créer leurs premiers véritables Etats, à Novgorod puis à Kiev. Le débat reste ouvert quant à la place qu'il convient d'accorder aux Scandinaves durant cette période fondatrice de l'Histoire russe, mais il est clair que la présence des Varègues sur la "route" qui, suivant le cours du Dniepr, a été désignée de leur nom, a fait naître en Suède une représentation particulière du rôle historique joué en Russie par ces puissants voisins du Nord. Jusqu'au début du XVIIIe siècle qui voit, avec la conclusion de la paix de Nystadt, la victoire finale de Pierre le Grand sur ses adversaires suédois, ceux-ci ont naturellement considéré que les rivages baltiques, longtemps disputés par ailleurs aux chevaliers teutoniques, à la Pologne et au Brandebourg, constituaient les marges naturelles d'un espace qu'ils entendaient bien dominer, ce qu'ils parvinrent à faire au XVIIe siècle, à l'époque où Gustave Adolphe prétendit s'imposer comme le chef de file naturel du protestantisme dans l'ensemble de l'Allemagne du Nord. A l'inverse, les Russes, longtemps tenus à l'écart du golfe de Finlande et des rivages baltes firent de l'accès à ces façades maritimes un objectif prioritaire de leur volonté d'expansion. La lutte qui les opposa aux Suédois pour le contrôle de la Finlande s'inscrit également dans cette compétition géopolitique dont on peut rechercher l'origine dans le rôle attribué aux Varègues lors de la fondation de l'Etat russe, celui-ci justifiant a posteriori les ambitions suédoises.

Xe siècle : Des mercenaires suédois participent aux expéditions vikings. La Suède connaît une période de relative prospérité. Son économie demeure essentiellement agricole. Sa société reste, quant à elle, majoritairement païenne, avec un panthéon dominé par une triade de divinités solaires : Odin, Thor et Freya. Le christianisme se répand cependant peu à peu.

Source:clio.fr


La Suède et l'Union européenne, par Anders Calmfors, diplomate suédois, Ministre-Conseiller

Pendant longtemps, la Suède a choisi de rester en dehors de la construction de la Communauté Economique Européenne (CEE). Elle préférait alors le cadre de l'Association Européenne de Libre Echange (AELE) . D'autres pays nordiques comme la Norvège, la Finlande et même l'Angleterre partageaient ce choix.
Une adhésion née la chute du rideau de fer

La position suédoise à l'égard de la CEE a changé assez récemment. Quand nous avons vu la coopération européenne se développer d'une manière très active, nous avons dû - comme d'autres pays membres de l'AELE - repenser notre position en Europe et nos relations avec les pays de la Communauté européenne.

Durant l'année 1990, les autorités politiques suédoises ont pour la première fois évoqué la possibilité de voir la Suède devenir membre de la CEE. Il faut situer cette prise de position dans le contexte de l'Europe du début des années 1990. La Suède se trouve dans une périphérie de l'Europe, avec une situation géopolitique assez spéciale. Durant la Guerre froide, la Suède a été coincée entre les deux grands blocs. Pendant des décennies, la Suède a cherché à se situer entre l'Est et l'Ouest, en conservant une non-appartenance aux alliances militaires dans le monde et en particulier en Europe. Nous avions choisi durant ces décennies une politique de non-alliance en temps de paix, pour essayer de rester neutre en cas de conflit.

A l'évolution de la situation stratégique s'ajoute la prise de conscience d'une Communauté Economie Européenne très active dans notre voisinage, développant une coopération dans de nombreux domaines. Une économie très ouverte comme l'économie suédoise, avec de très grandes entreprises internationales, était concernée par cette coopération mais ne pouvait l'influencer si la Suède restait en dehors de cette organisation. Pourquoi ne pas la rejoindre, afin non seulement de s'adapter à ces décisions mais de les influencer ?

Les changements politiques en Union soviétique et dans les pays d'Europe centrale et orientale ont changé la position géopolitique de la Suède. Pour toutes ces raisons, le gouvernement suédois a pensé que les négociations pour le rapprochement de l'AELE et de la CEE ne suffisaient pas et qu'il fallait peut-être aller un peu plus loin.

Un processus rapide

A la fin de l'année 1990 s'engage donc l'exploration des possibilités d'un rapprochement voire d'une adhésion à la CEE. Tout s'est ensuite passé très rapidement. Avec l'Autriche, la Finlande et la Norvège, la Suède a engagé des négociations très approfondies qui - dans trois des quatre cas - ont amené à une adhésion en 1995 à l'Union européenne. Ceci après des referendums dans chacun de ces pays, avec une claire majorité dans le cas de l'Autriche, une assez claire majorité en Finlande, une majorité en Suède et un refus en Norvège. Seulement trois pays rejoignent donc les Douze en 1995, qui deviennent alors les Quinze, membres de l'Union européenne.

Durant les années 1995 - 2000, la Suède a vécu une période très intense pour s'adapter à la coopération européenne et trouver sa place au sein de l'UE. Les trois nouveaux pays ont été accueillis très chaleureusement par les autres pays membres. On nous avait attendu pendant très longtemps et on a été très content de nous accueillir dans cette organisation.

Qu'apporte la sensibilité suédoise ?

La Suède a apporté à l'Union européenne une compréhension et une manière de voir la situation politique au Nord de l'Europe. Notre voisinage et notre proximité de la Russie depuis des siècles, l'expérience d'avoir été longtemps coincé entre les alliances de la Guerre froide, nous donne un regard spécifique qui apporte quelque chose à la réflexion de l'Union européenne concernant cet espace.

Dans d'autres domaines, la Suède a profité depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale d'un développement économique remarquable, avec le développement d'un Etat providence qui peut aussi apporter une expérience intéressante à l'UE.

Nous croyons que nous sommes parmi les pays les plus avancés du monde à l'égard de la protection de l'environnement, de la lutte contre le chômage … Ces domaines marquent les ambitions de la première présidence suédoise de l'Union européenne, même si toutes les présidences risquent de voir leur programme bousculé par des imprévus.

Les thèmes retenus pour la Présidence suédoise

Le 1er janvier 2001, la Suède prend pour la première fois la Présidence de l'Union européenne, pour un semestre. Les thèmes prévus par la Présidence suédoise sont les trois E : Elargissement, Emploi, Environnement.

L'élargissement futur de l'Europe est notre première priorité, liée à notre situation géopolitique. Nous avons pour la première fois depuis très longtemps la possibilité historique de voir réunis les pays de l'Ouest et de l'Est de l'Europe dans une coopération élargie de l'Union européenne. Il s'agit non seulement d'une priorité pour la Suède mais pour l'Union européenne. Pour nous suédois, il faut à tout prix saisir la possibilité d'inclure tous les pays d'Europe centrale et orientale - y compris la Russie - dans une coopération aussi étroite que possible, dans l'esprit des fondateurs de la CEE des années cinquante, afin de rendre impossible d'imaginer un conflit comme ce continent en a connu durant le XX e s. Même si la Russie n'est pas candidate de la même manière que les pays d'Europe centrale et orientale, nous voulons absolument durant notre présidence de l'Union européenne faire évoluer la relation entre l'UE et la Russie. Il importe qu'il y ait une bonne compréhension des deux parties et que se développent des liens à tous les niveaux : commerciaux, personnels, politiques, sociaux.. Il faut éviter que des pays d'Europe centrale et orientale se sentent exclus du "club". Pour nous tous ces pays ont vocation de devenir à un certain moment membres de l'Union. Bien sûr, ils doivent faire un grand travail pour les préparer et beaucoup le font. Même pour ceux qui doivent attendre un peu plus, il faut continuellement faire passer le message suivant : "Nous sommes là. Vous êtes les bienvenus, mais dans certains cas les négociations peuvent prendre un peu plus de temps". Pour nous, tous les pays actuellement en négociation ont la possibilité de rejoindre l'Union européenne. C'est à eux de démontrer qu'ils sont prêts pour une adhésion. Ils ont tous la possibilité d'être dans les premiers mais il est évident qu'il y aura un élargissement en plusieurs étapes, probablement en plusieurs groupes.

Nous sommes sensibles à l'emploi, qui constitue notre deuxième priorité. Ce thème a déjà été évoqué lors de sommets européens, notamment à Lisbonne. Lors du sommet de Stockholm de mars 2001, nous voulons boucler plusieurs dossiers concernant le chômage pour que le plus grand nombre possible de personnes trouve une place sur le marché du travail.

L'environnement est notre troisième priorité, non seulement à l'échelle européenne mais aussi à l'échelle planétaire. La France a été récemment touchée par deux accidents maritimes très graves qui ont marqué la population et chacun dans l'Hexagone peut donc comprendre notre motivation. Nous nous intéressons également aux changements climatiques.

Les relations entre la Russie et l'Union européenne

Pour nous, la Russie est un grand pays, avec beaucoup de richesses naturelles, donc potentiellement économiquement fort. Cependant, après de longues décennies de gouvernance économique planifiée, ce pays cherche non seulement politiquement mais surtout économiquement la meilleure manière de s'organiser. Après avoir été une superpuissance militaire et politique, la Russie doit aujourd'hui chercher une nouvelle place dans la communauté internationale. Celle-ci sera très certainement très différente de ce qu'on a vécu durant les sept décennies de communisme. Il faudra encore quelques années à ce pays pour trouver la bonne manière de s'organiser le plan économique et pour trouver sa place dans un monde qui a beaucoup changé. C'est un pays qui, pour la Suède comme pour l'Union européenne, se trouve à proximité. En dépit des difficultés, il faut donc trouver des moyens pour coopérer et tout d'abord se comprendre malgré des expériences très différentes. Pour la Suède, il faut impérativement faire évoluer les relations entre la Russie et l'Union européenne, de manière continuelle et évolutive, pour trouver les domaines où créer des liens pour s'entraider.

L'Union Economique et Monétaire ?

La Suède a une position particulière à propos de l'Union économique et monétaire. En devenant membre de l'Union européenne, la Suède a dû souscrire à tous les traités, y compris l'UEM. A l'époque - comme aujourd'hui pour les pays candidats - il n'y avait pas de lien direct entre la date d'une adhésion à l'UE et la participation à part entière à l'Union économique et monétaire. La Suède pense que l'UEM est une bonne chose, puisque c'est une organisation conçue pour stabiliser les mouvements des devises en Europe comme dans le monde. Cependant, pour des raisons politiques et économiques, nous avons choisi de ne pas adhérer pour le moment à l'UEM. Economiquement, parce que nous voulons vérifier que l'économie suédoise peut participer positivement à l'UEM, par exemple en ce qui concerne le marché du travail, afin de pouvoir adhérer sans choc pour notre économie. Politiquement, même après l'adhésion à l'Union européenne, l'opinion publique suédoise a gardé un certain scepticisme vis à vis de la coopération européenne en général, mais surtout en ce qui concerne la monnaie unique. Le gouvernement suédois a donc suggéré de prendre le temps de vérifier que l'économie suédoise évolue dans le bon sens pour pouvoir adhérer et demander par un référendum au peuple suédois son opinion à ce sujet. Il n'y a pas de date fixée pour un tel référendum, mais cela pourrait s'envisager vers 2003 ou 2004. Cela peut aussi dépendre de la position d'autres pays. Le Danemark a déjà pris position. Le Royaume-Uni va le faire.

La suite sur :http://www.diploweb.com/p5calm01.htm


Lire aussi:
*Géopolitique de la Suède et du luthéranisme au XXe siècle :
http://www.diploweb.com/Geopolitique-de-la-Suede-et-du.html
*Géopolitique de la Suède :
http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2012/04/26/G%C3%A9opolitique-de-la-Su%C3%A8de



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